La perte de cheveux à la ménopause n’est jamais anodine. Elle peut affecter l’estime de soi et révéler un déséquilibre interne plus profond. Si les hormones sexuelles sont souvent évoquées, la thyroïde joue également un rôle essentiel dans la santé capillaire. Fatigue, cheveux ternes, chute diffuse ou persistante peuvent être des signes d’alerte. Comprendre les mécanismes en jeu permet d’envisager des solutions adaptées à chaque femme.
Thyroïde et cheveux : un lien souvent sous-estimé
Le rôle des hormones thyroïdiennes dans la croissance capillaire
Les hormones thyroïdiennes interviennent directement dans le cycle de vie du cheveu. Elles régulent la croissance et le renouvellement des follicules pileux. Ces hormones influencent aussi la vitesse de pousse, l’épaisseur de la fibre et la solidité du cheveu. Lorsqu’elles sont équilibrées, le cuir chevelu reçoit suffisamment d’oxygène et de nutriments pour produire des cheveux résistants et brillants. En revanche, un déséquilibre hormonal peut fragiliser les racines et provoquer une chute diffuse, souvent progressive et persistante.
Hypothyroïdie : un ralentissement thyroïdien et ses effets
L’hypothyroïdie ralentit toutes les fonctions métaboliques, y compris celles du cuir chevelu. La phase de croissance des cheveux se raccourcit, tandis que la phase de chute s’allonge. Cela entraîne une diminution visible de la densité capillaire. Les cheveux repoussent plus lentement, deviennent secs, ternes et cassants. Ce type de chute est souvent accompagné de fatigue chronique, de prise de poids ou de frilosité, ce qui doit alerter.
Hyperthyroïdie : un cycle capillaire accéléré
En cas d’hyperthyroïdie, le cycle capillaire s’accélère excessivement. Les cheveux entrent trop rapidement en phase de chute, sans avoir eu le temps de se renforcer. La chevelure paraît plus fine, moins dense et fragile, même si une repousse peut être visible. Cette chute rapide peut surprendre, car elle n’est pas toujours accompagnée d’autres symptômes évidents. Sur le long terme, cet déséquilibre fatigue les follicules et nuit à la qualité de la chevelure.
Solutions pour limiter la chute de cheveux à la ménopause
Traiter la thyroïde pour freiner la perte
Lorsque la thyroïde est la cause principale de la perte de cheveux, un traitement médical peut être prescrit. Il vise à stabiliser la production hormonale. En restaurant un équilibre durable, ces traitements peuvent ralentir la chute et favoriser la repousse. Cependant, leur efficacité dépend de la capacité de l’organisme à utiliser correctement les hormones prescrites, ce qui peut varier selon chaque femme.
Une approche naturelle pour soutenir la thyroïde et les cheveux
La santé fonctionnelle cherche à traiter les causes profondes des troubles de la thyroïde, plutôt que de se limiter aux symptômes. Le stress chronique, l’inflammation, les troubles digestifs ou les carences nutritionnelles peuvent perturber la production hormonale et affecter la chevelure. En agissant sur ces déséquilibres, cette approche vise à relancer une production hormonale naturelle et stable, condition essentielle pour améliorer la densité, la texture et la résistance des cheveux à la ménopause.
Alimentation, stress et micronutriments essentiels
Une alimentation adaptée et une bonne gestion du stress jouent un rôle clé dans la santé capillaire. Les carences en fer, zinc, iode ou vitamines B fragilisent les follicules et peuvent accentuer la chute. Le stress, quant à lui, perturbe l’équilibre hormonal et limite l’absorption des nutriments essentiels. Corriger ces facteurs aide à soutenir la repousse, à renforcer la fibre capillaire et à limiter la perte de cheveux de manière durable.








