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Ménopause : 21% citent l’hygiène de vie pour mieux vivre, étude Opinéa

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La ménopause s’accompagne de changements physiques qui peuvent perturber le quotidien. Bouffées de chaleur, troubles du sommeil, fatigue ou modification de la silhouette font partie des difficultés rapportées par de nombreuses femmes. Pour mieux vivre cette période, certaines adaptent leurs habitudes.

L’institut Opinéa a réalisé une enquête pour la marque d’eau Courmayeur, en août 2026, auprès de 1 051 femmes âgées de 40 à 65 ans. Selon les résultats, 21 % des participantes citent l’hydratation parmi les habitudes ayant le plus amélioré leur quotidien, devant l’activité physique (17 %) et l’alimentation (10 %).

Une volonté de prendre soin de soi

L’enquête montre également que les habitudes évoluent avec cette période de vie. Près de la moitié des participantes (45 %) déclarent boire davantage d’eau. Par ailleurs, 31 % indiquent pratiquer plus régulièrement une activité physique, tandis que 24 % disent accorder davantage de place au repos et à la récupération. La même proportion affirme adapter ou équilibrer davantage son alimentation.

Ces changements traduisent une volonté de mieux prendre soin de soi, alors que les symptômes de la ménopause peuvent affecter plusieurs aspects de la vie quotidienne.

Des habitudes d’hydratation encore perfectibles

Si boire davantage d’eau est le geste le plus souvent associé à une amélioration du quotidien, les quantités consommées restent parfois insuffisantes. Selon l’étude, 41 % des femmes interrogées déclarent boire entre un et 1,5 litre d’eau par jour, tandis que 26 % indiquent en boire moins d’un litre.

L’Anses recommande aux femmes adultes de consommer environ 1,5 à 2 litres d’eau par jour, en tenant compte des besoins individuels et des apports provenant des aliments.

Le calcium, un enjeu de santé à la ménopause

La ménopause est une période importante pour la santé osseuse. La diminution des œstrogènes favorise la perte de densité minérale osseuse et augmente, à terme, le risque d’ostéoporose et de fractures. Pour limiter les complications, il est essentiel de maintenir des apports suffisants en calcium.

L’enquête souligne que 20 % des participantes font davantage attention à leurs apports en calcium et en protéines. Ces nutriments participent à la préservation de la santé osseuse, même si leur consommation ne suffit pas à prévenir toutes les conséquences de la ménopause.

Un besoin d’information

L’étude met en évidence des lacunes dans les connaissances sur la périménopause et ménopause. Près d’une femme sur trois (29 %) estime ne pas être suffisamment informée à ce sujet. Et 40 % des répondantes déclarent ne pas se sentir totalement à l’aise pour en parler.

Les symptômes les plus fréquemment cités sont les bouffées de chaleur ou les sueurs nocturnes (69 %), les difficultés de sommeil (48 %), les changements de poids ou de silhouette (46 %) et la fatigue (44 %). Enfin, 96 % des participantes considèrent les professionnels de santé comme des interlocuteurs légitimes pour les accompagner.

RSA et retraite: Aspa, l’aide qui protège les seniors

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Le RSA offre un filet de sécurité pour les foyers en difficulté, mais il ne contribue pas à l’assurance vieillesse. À la retraite, les anciens bénéficiaires du RSA peuvent se retrouver avec des pensions bien plus faibles que la moyenne et, souvent, sans droit à une pension de base faute de trimestres validés. Pour éviter la précarité, ces retraités peuvent toutefois solliciter l’Allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa), qui garantit un revenu mensuel minimal.

Les mécanismes de calcul de la pension de retraite pour un allocataire RSA

Le RSA ne génère pas de cotisations retraite

Contrairement aux salaires ou aux allocations chômage indemnisées, le RSA n’entraîne aucun versement de cotisations à l’assurance vieillesse. Chaque mois où le bénéficiaire touche le RSA n’est pas comptabilisé pour valider un trimestre de retraite. Dès lors, une carrière fondée uniquement sur le RSA se traduit par zéro trimestre acquis, excluant totalement le versement d’une pension de base.

L’absence de trimestres validés pour le RSA uniquement

Selon la Drees, les anciens bénéficiaires d’un minimum social actif perçoivent à la retraite une pension presque deux fois inférieure à la moyenne nationale. La raison principale est l’impossibilité de valider des trimestres pendant leur vie professionnelle. Ni le RSA ni l’AAH ne sont assimilés à des périodes contributives. Le magazine Marie France rappelle qu’en l’absence de trimestres, la pension de retraite de base est égale à zéro, et les aides non contributives deviennent le seul recours.

Les conséquences sur le montant de la pension de base

En l’absence de droits à la retraite de base, le retraité ayant vécu toute sa vie au RSA ne reçoit aucune pension mensuelle. Cela ouvre droit à un dispositif compensatoire, l’allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa), destinée à garantir un revenu minimal à ceux qui n’ont pas suffisamment cotisé ou jamais travaillé.

Quelle est la solution pour sécuriser un revenu à la retraite malgré le statut d’ancien allocataire RSA ?

L’allocation de solidarité aux personnes âgées

L’Aspa, ancien minimum vieillesse, intervient dès l’âge de 65 ans (ou selon les cas) pour compléter le revenu des personnes sans droits contributifs. Versée par la caisse de retraite, elle se déclenche uniquement sur demande, après examen des ressources du foyer et sans condition de carrière antérieure. Cette aide sociale constitue le seul moyen légal d’obtenir un revenu à la retraite en tant qu’ancien allocataire du minimum social actif.

Le montant exact de l’Aspa pour un ancien allocataire RSA à taux plein

Cette année, l’Aspa peut, à taux plein, atteindre 1 034,28 € par mois pour une personne seule et 1 605,73 € pour un couple vivant en France sous conditions de ressources. Pour un retraité dont les seuls revenus proviennent du RSA, il perçoit donc 1 034 € chaque mois au titre de l’Aspa. Toutefois, ce montant représente un filet de sécurité pour couvrir les dépenses essentielles et demeure inférieur à la pension moyenne des autres retraités, ce qui peut obliger à solliciter d’autres aides ou à optimiser les charges.

Les compléments d’aide et les alternatives pour améliorer le niveau de vie

Malgré le filet de sécurité qu’offre l’Aspa, cette aide reste inférieure aux pensions de retraite classiques. Il peut être utile de cumuler d’autres aides sous conditions, notamment l’allocation logement, la complémentaire santé solidaire ou l’aide sociale locale. Certains retraités aux revenus modestes explorent des solutions complémentaires, comme de petits métiers autorisés, la participation à des activités rémunérées ou l’investissement dans des dispositifs d’épargne retraite solidaire.

Retraite : trouvez du sens en restant actif et créatif

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La retraite offre du temps libre après des années de travail, mais se reposer ne suffit pas pour se sentir épanoui. En restant actif dans ses passions, en préservant son équilibre émotionnel et en continuant à créer, on donne du sens à cette étape de vie.

La retraite est souvent vécue comme une récompense longtemps espérée. Finies les contraintes professionnelles, les réveils précipités et les journées centrées sur le travail. Après quelques mois, certains retraités constatent un quotidien moins enthousiasmant que prévu. Les repères changent, les échanges avec les collègues se raréfient et les journées peuvent paraître longues. Cette transition est courante. La fin de l’activité professionnelle peut modifier le sentiment d’utilité et la place de chacun dans la société. Pour mieux vivre ce changement, des travaux en psychologie insistent sur l’importance de poursuivre des activités choisies et de maintenir des relations sociales régulières. Trois habitudes méritent une attention particulière, sans constituer une formule magique du bonheur.

Les habitudes à cultiver pour vivre une retraite heureuse

Entretenir des passions qui donnent envie de se lever le matin

À la retraite, disposer de plus de temps ne signifie pas nécessairement savoir comment l’utiliser. C’est pourquoi entretenir des passions personnelles peut faire une différence. Jardinage, randonnée, lecture, cuisine ou apprentissage d’une langue: l’essentiel est de choisir des activités qui procurent un plaisir réel, plutôt que de remplir son agenda par obligation. Une étude publiée en 2023 dans le Journal of the American Medical Association a montré une association entre la pratique régulière de loisirs et une meilleure santé perçue, davantage de bonheur et une satisfaction de vie plus élevée chez les personnes âgées. Pour trouver son rythme, il vaut mieux commencer modestement avec quelques rendez-vous hebdomadaires prévus avec plaisir.

Prendre soin de son équilibre émotionnel

Après le départ à la retraite, certains ressentent un vide, regrettent leur ancienne vie professionnelle ou s’interrogent sur leur utilité. Ignorer ces émotions ne les fait pas disparaître. Prendre le temps de les reconnaître permet de mieux comprendre ses besoins et de se fixer de nouveaux repères. Écrire quelques lignes dans un carnet, marcher tranquillement, méditer ou échanger avec un proche peut aider à prendre du recul. Il ne s’agit pas de se forcer à être positif en toutes circonstances, mais de s’accorder une écoute bienveillante. Lorsque tristesse, anxiété ou sentiment d’isolement persistent, consulter un psychologue peut offrir un soutien adapté. La retraite n’efface pas les difficultés du passé, mais elle peut ouvrir un espace pour les aborder autrement.

Préserver les liens sociaux au fil des semaines

Les relations humaines comptent aussi parmi les ressources importantes pour bien vieillir. En quittant le travail, on perd parfois une partie des contacts qui rythmaient les journées. Il devient utile de créer de nouvelles occasions de rencontres, par exemple en rejoignant une association, un club de marche ou un atelier culturel. Une étude longitudinale publiée dans BMJ Open en 2016 a suivi des personnes au moment de leur retraite. La préservation des appartenances à des groupes sociaux était associée à une meilleure qualité de vie et à un risque de mortalité plus faible. Ces résultats ne prouvent pas que l’inscription à un club garantit une vie plus longue, mais ils soulignent l’importance des liens entretenus dans la durée.

Comment donner du relief à sa retraite ?

Continuer à créer sans rechercher la performance

La créativité ne disparaît pas avec la vie professionnelle. Elle peut même prendre une place nouvelle, les contraintes de rendement et les délais se faisant moins présents. Peindre, jouer d’un instrument, photographier son quartier, cuisiner de nouvelles recettes ou écrire ses souvenirs familiaux sont autant de façons d’explorer ses envies. L’objectif n’est pas de devenir expert ni de transformer chaque passe-temps en activité rémunératrice. Le plaisir vient souvent de la liberté d’essayer, de recommencer et de progresser à son rythme. Une activité créative peut aussi devenir un rendez-vous régulier avec soi-même, qui structure la semaine sans la surcharger. Même quelques minutes suffisent pour commencer, à condition de privilégier la curiosité plutôt que le résultat.

Se fixer des objectifs réalistes et motivants

Avoir un projet donne une direction aux journées, même s’il reste modeste. Réaménager un balcon, préparer une exposition associative, apprendre à utiliser un outil numérique ou organiser une sortie avec des amis permet de se projeter dans l’avenir. Toutefois, il n’est pas nécessaire de reproduire le rythme exigeant de la vie professionnelle. Les objectifs doivent rester compatibles avec son énergie, ses moyens financiers et son état de santé. Une bonne approche consiste à choisir une priorité pour le mois, puis à la diviser en petites étapes. Cette méthode rend les progrès visibles et évite de transformer le temps libre en nouvelle liste d’obligations.

Garder une place pour les découvertes et les petits plaisirs

Enfin, une retraite heureuse ne repose pas uniquement sur des habitudes bien établies. Elle gagne aussi à laisser une place à l’imprévu. Découvrir un marché, visiter un lieu proche de chez soi, essayer une activité collective ou partager un repas improvisé entretiennent la curiosité et renouvellent le quotidien. Il n’est pas nécessaire de voyager loin ni de dépenser beaucoup pour changer d’air. Une promenade dans un quartier inconnu ou une visite culturelle peut suffire à rompre la monotonie. Le plus important reste de préserver un équilibre entre les activités, les moments de repos et les relations avec les autres.

Le froid s’invite avec l’âge: découvrez pourquoi votre corps réagit différemment

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Lorsque les températures baissent, les moyens de se réchauffer ne manquent pas. Pourtant, avec les années, certaines personnes deviennent plus frileuses et supportent moins bien les matinées fraîches. Ce changement n’est pas seulement une impression. Le vieillissement modifie plusieurs mécanismes qui permettent à l’organisme de maintenir sa température interne. Le docteur Jean-Marc Sène résume cette évolution par une image parlante : « On sait qu’avec le temps, avec l’âge, notre métabolisme, c’est-à-dire notre chaudière interne, diminue ». Cette transformation est progressive, mais elle n’empêche pas d’agir au quotidien pour mieux résister au froid.

Pourquoi devient-on plus frileux après 40 ans ?

Un métabolisme qui produit progressivement moins de chaleur

Pour maintenir sa température autour de 37 °C, le corps dépense de l’énergie et produit de la chaleur grâce à son activité métabolique. Or, avec l’âge, ce fonctionnement évolue. Le métabolisme de repos, la composition corporelle et le niveau d’activit é influencent la quantité de chaleur générée. Ainsi, certaines personnes ressentent davantage les baisses de température, particulièrement lorsqu’elles restent immobiles longtemps. Le cap des 40 ans évoqué par le médecin correspond à une période où ces changements peuvent commencer à se faire sentir, sans constituer pour autant une échéance identique pour tout le monde. La sensation de froid dépend aussi de l’état de santé, de l’environnement et des habitudes de vie.

La perte musculaire fragilise notre capacité à nous réchauffer

Les muscles ne servent pas uniquement à marcher, porter des objets ou conserver son équilibre. Leur activité contribue également à la production de chaleur. Avec les années, la masse musculaire peut diminuer, c’est ce qu’on appelle la sarcopénie. Elle peut s’accentuer en cas de sédentarité, d’alimentation insuffisante ou de certaines maladies. Comme le souligne Jean-Marc Sène, cette perte musculaire participe à une moins bonne résistance au froid. La peau, qui peut devenir plus fine, protège aussi moins efficacement des déperditions thermiques.

Le cerveau régule moins efficacement la température corporelle

Le corps possède un véritable système de régulation thermique. Situé dans le cerveau, l’hypothalamus joue un rôle central dans ce mécanisme, il reçoit des informations sur la température et coordonne les réactions nécessaires pour préserver l’équilibre interne. Avec le vieillissement, cette régulation peut devenir moins efficace. En parallèle, les vaisseaux sanguins se contractent pour limiter les pertes de chaleur, ce qui peut refroidir les mains et les pieds, explique TF1 INFO. La circulation périphérique et la capacité à réagir rapidement au froid participent donc au ressenti. Les jeunes enfants régulent eux aussi moins efficacement leur température, car leurs mécanismes sont encore immatures. Toutefois, chez les adultes vieillissants, la diminution musculaire et les changements physiologiques expliquent une partie de cette frilosité accrue.

Les bons gestes pour conserver sa chaleur corporelle

Marcher quelques minutes pour relancer la production de chaleur

Lorsque le froid s’installe, rester immobile sous une couverture peut sembler tentant. Pourtant, une activité douce aide à stimuler la circulation et à solliciter les muscles. Le docteur Jean-Marc Sène conseille de bouger régulièrement, même pendant quelques minutes : marcher, monter des escaliers ou effectuer des mouvements adaptés à ses capacités suffit pour commencer. Au fil du temps, une activité régulière contribue également à préserver la masse musculaire, précieuse pour mieux résister aux températures basses. Il n’est pas nécessaire de pratiquer un sport intense, une routine réaliste et progressive suffit largement.

Miser sur des repas équilibrés et une hydratation régulière

L’alimentation contribue elle aussi au bon fonctionnement de l’organisme. Les protéines, présentes notamment dans les œufs, le poisson, la viande et les légumineuses, participent au maintien de la masse musculaire. Elles gagnent donc à être intégrées à des repas variés, associés à des légumes, des féculents et des matières grasses de qualité. Les soupes et les boissons chaudes procurent un réconfort immédiat, même si leur effet chauffant reste temporaire. Par ailleurs, il faut continuer à boire régulièrement, car la sensation de soif peut diminuer avec l’âge.

Superposer les vêtements et limiter les courants d’air chez soi

Pour conserver la chaleur, il est préférable de superposer plusieurs couches de vêtements plutôt que compter sur une seule pièce épaisse. Une première couche confortable, une deuxième isolante et une veste qui protège du vent forment un ensemble modulable selon les conditions. Un bonnet, des gants et des chaussettes chaudes permettent également de protéger les extrémités. À la maison, fermer les portes, limiter les courants d’air et installer des rideaux épais peut améliorer le confort. Une température intérieure adaptée est importante, notamment pour les personnes âgées ou fragiles. En France, 19 °C constitue un repère courant pour les pièces occupées, à ajuster selon les situations et les recommandations sanitaires. Enfin, si la frilosité devient soudaine, inhabituelle ou persistante, il est préférable d’en parler à un médecin.

Après 60 ans, bougez: quatre exercices simples à pratiquer

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Aurélien Broussal-Derval, préparateur physique, affirme : « Il ne faut pas refuser le mouvement, il faut aller le chercher ». Quatre exercices simples à pratiquer après 60 ans.

Aurélien Broussal-Derval est un préparateur physique reconnu. Il propose des conseils pratiques pour rester en forme après 60 ans et explique comment intégrer des exercices simples dans une routine quotidienne pour lutter contre la sédentarité et préserver la santé.

Préparateur sportif, formateur et gérant de Fit Station à Charenton-le-Pont, près de Paris, Aurélien Broussal-Derval est passionné de sport. Il partage sa mode de vie et son savoir-faire via les réseaux, des livres et le consulting auprès d’entreprises. Il forme aussi des particuliers aux métiers de coach et de kiné. « Je viens du sport de haut niveau. J’ai fait du judo, du jujitsu brésilien et du roller. J’ai toujours eu cette double intention de vulgariser les choses pour qu’elles servent au plus grand nombre et expliquer tout ce que j’ai appris afin d’en tirer de nouvelles méthodes sur le terrain », explique-t-il.

À l’occasion de la réédition le 3 décembre 2026 de son livre L’Art du mouvement : la mobilité est une priorité. La douleur n’est pas acceptable. Reprenez le contrôle (Ed. 4 Trainer), il partage des clés pour rester actif après 60 ans et pour maintenir le corps en forme et en bonne santé, même chez soi.

« Ne refusez pas le mouvement ! » : les conseils d’Aurélien Broussal-Derval pour repousser la sarcopénie

Faire des exercices de force simples mais en continu

Durant ses cours, il fait travailler ses élèves sur des exercices de force simples et maîtrisés. Il peut s’agir d’un mouvement connu, sans échauffement nécessaire, répété tout au long de la journée. Ils réalisent entre cinq et dix répétitions toutes les 20 à 60 minutes. Peu à peu, ils accumulent une charge légère qui maintient leur force fonctionnelle et les garde actifs physiquement et mentalement. Pour les personnes qui restent assises longuement, il conseille de se fixer un minuteur et d’effectuer ces exercices régulièrement.

Pour la majorité des gens, ce niveau d’activité est déjà très efficace, ajoute-t-il. Pour ceux qui restent sédentaires à domicile ou au bureau, il recommande de mettre en place des micro-sessions et de les répéter tout au long de la journée afin de rester actif sans s’épuiser.

4 exercices simples à faire chez soi après 60 ans

Contracter/Relâcher à l’aide de packs d’eau

En cas de tendinite ou de douleur, vous pouvez lever des packs d’eau en jouant sur les temps de blocage. Une contraction, puis une phase isométrique, puis une phase d’allongement. L’exercice se fait en bloc, puis on redescend lentement et on repose. La phase isométrique peut réduire la douleur et la phase excentrique favorise la réparation grâce au flux sanguin. Faites cet exercice une fois par jour sur des séquences courtes.

Que faire lorsque l’on souffre de jambes lourdes

Marche active et élévation des jambes lorsque possible pour favoriser la circulation et lutter contre l’astase. Évitez de rester assis toute la journée. Les jambes lourdes reflètent une certaine fragilité musculaire; prenez soin de votre alimentation, marchez, faites des squats ou soulevez des objets en utilisant vos jambes pour préserver la force et l’endurance.

Un exercice de respiration pour jouer sur les deux systèmes nerveux

La respiration peut influencer le système nerveux. Il est utile d’effectuer cet exercice le matin ou le soir, pendant environ 10 minutes. Un cycle simple s’inspire du protocole basique de Wim Hof: 20 inspirations lentes (environ 3 secondes) avec des expirations plus rapides, puis une période d’apnée après la 21e inspiration. Répétez trois fois.

Un enchaînement d’étirements complet

Commencez par vous accroupir pendant 10 secondes. Vous pouvez arrondir le dos si nécessaire. Puis touchez vos orteils en puisant dans la souplesse des jambes; pliez les genoux si besoin. Terminez par une fente trépied avec une jambe tendue et une torsion du buste. Cet enchaînement couvre les besoins de mobilité et mobilise les chaînes myofasciales. Si c’est difficile, appuyez-vous sur une chaise. Il existe de nombreuses variantes, ce qui en fait un enchaînement idéal.

En bref

  • Aurélien Broussal-Derval, préparateur sportif et auteur, réédite son livre le 3 décembre 2026 et propose des conseils pour rester actif après 60 ans.
  • Il privilégie des exercices de force simples et réguliers et rappelle de ne pas éviter le mouvement afin de lutter contre la sarcopénie.
  • Intégrer le mouvement au quotidien permet de préserver la force fonctionnelle et de prévenir le vieillissement.

ADAC recommande le SUV idéal pour les seniors: confort et sécurité

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Quelle voiture choisir pour conduire confortablement et en sécurité avec l’âge ? L’ADAC, le club automobile allemand, a étudié plusieurs modèles et désigné un SUV particulièrement adapté aux conducteurs seniors.

Voitures pour seniors : les critères importants selon l’ADAC

Pour établir sa sélection, l’ADAC s’appuie sur ses essais et privilégie l’ergonomie, la visibilité et la facilité d’utilisation. Parmi les caractéristiques retenues figure la hauteur du véhicule. Les modèles mesurant au moins 1,50 mètre sont privilégiés, mais c’est surtout la hauteur de l’assise qui compte le plus. L’assise doit être située à au moins 47 centimètres du sol; une plage entre 47 et 66 cm peut être confortable selon la taille du conducteur.

La longueur du véhicule est aussi prise en compte, de préférence autour de 4,50 mètres, et le seuil du coffre ne doit pas dépasser 78 centimètres. L’ADAC évalue aussi la simplicité des commandes et la visibilité périphérique. Ces critères expliquent pourquoi les SUV compacts, les crossovers et les ludospaces figurent en bonne place dans la sélection.

Le BMW X1 figure parmi les modèles particulièrement adaptés

Parmi les véhicules retenus, le BMW X1 apparaît comme une option intéressante pour un SUV compact et confortable. Sa carrosserie haute et une assise d’environ 53,5 centimètres facilitent l’installation à bord. Son habitacle spacieux et ses aides à la conduite peuvent rendre les trajets plus simples. L’ADAC souligne aussi son bon comportement routier et ses motorisations agréables, ainsi que les équipements d’aide à la conduite et de sécurité.

Le BMW X1 présente toutefois des inconvénients. Certains équipements utiles restent en option et l’utilisation des commandes peut demander un temps d’adaptation. Avec 4,50 mètres de longueur, il peut être difficile à garer dans les espaces étroits. Malgré sa place en tête de liste, le BMW X1 n’a pas été sacré meilleur véhicule pour les seniors. L’ADAC présente les modèles sélectionnés par ordre alphabétique, sans classement général.

Citroën Berlingo, Ford Puma, Hyundai Kona : plusieurs alternatives intéressantes

Le Citroën Berlingo fait partie des modèles retenus. Sa carrosserie de ludospace privilégie l’espace et le côté pratique plutôt que la performance. Son assise est à environ 60,5 centimètres du sol et le seuil de chargement est relativement bas, à 56,5 centimètres, ce qui facilite l’entrée et le chargement.

Le Ford Puma se distingue par des dimensions plus compactes, autour de 4,21 mètres, une option intéressante pour ceux qui veulent un véhicule moins encombrant. Le Ford Tourneo Courier figure aussi dans la sélection grâce à son habitacle pratique et à sa carrosserie adaptée au transport quotidien. L’ADAC retient également plusieurs SUV urbains, comme le Hyundai Kona, le Lexus LBX, le Mitsubishi ASX et le Nissan Juke. D’autres modèles tels que le Mercedes Classe B et le Mini Countryman sont présentés, l’un privilégiant l’ergonomie d’un monospace compact, l’autre une position de conduite plus haute avec un style plus dynamique.

La sélection ne se limite pas aux motorisations thermiques: plusieurs modèles électriques sont également mentionnés, notamment le BMW iX1, le Škoda Elroq, le Hyundai Kona Electric et le Volvo XC40. Enfin, une proposition plus originale complète la liste : le Volkswagen T-Roc Cabriolet, preuve qu’un véhicule adapté peut aussi offrir le plaisir de rouler cheveux au vent.

Quelle voiture choisir lorsqu’on prend de l’âge ?

Si l’ADAC met en avant plusieurs modèles, il précise qu’aucune voiture ne convient parfaitement à tous les automobilistes âgés. Une position de conduite surélevée peut faciliter l’accès, mais ce n’est pas systématique. Selon la morphologie et la mobilité de chacun, une assise trop haute peut devenir contraignante. De même, un SUV ne garantit pas une meilleure visibilité: l’épaisseur des montants, la surface vitrée et les angles morts restent déterminants. Avant de choisir, il faut effectuer un essai suffisamment long pour vérifier l’accès, le confort des sièges et l’accessibilité des commandes.

Les aides au stationnement, la caméra de recul, la boîte automatique ou les dispositifs de surveillance des angles morts peuvent être utiles selon les besoins. Le meilleur véhicule pour un senior n’est donc pas nécessairement le plus cher, le plus haut ou le mieux équipé. C’est avant tout celui qui offre une position de conduite confortable, une bonne visibilité et une utilisation simple au quotidien. Cette sélection de l’ADAC peut servir de point de départ, mais le choix final doit rester adapté aux habitudes, capacités et attentes de chaque automobiliste.

Informatique facile pour seniors : l’IA et le Web sans panique

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Ordinateur, smartphone, démarches en ligne : le numérique s’invite dans de nombreuses actions du quotidien. Pleine Vie publie une édition enrichie de son hors-série L’informatique facile pour les seniors, avec un dossier sur l’intelligence artificielle et des conseils pour naviguer sur Internet en toute sérénité.

Comment reconnaître un faux SMS, protéger ses mots de passe ou choisir un appareil adapté à ses besoins ? Ce guide apporte des réponses concrètes et aborde aussi les usages numériques liés à la santé, aux loisirs et aux échanges avec ses proches. Il propose un banc d’essai de 12 modèles destinés aux seniors et présente des téléphones de la marque Doro.

Un guide d’informatique pour les seniors qui aborde aussi l’intelligence artificielle

Parmi les nouveautés, Pleine Vie consacre un dossier à l’intelligence artificielle. L’objectif est de comprendre ce que peut faire l’IA, d’identifier ses limites et d’apprendre à s’en servir. Le sujet vient compléter les conseils pratiques déjà au cœur du guide, avec une démarche axée sur le quotidien. Pour accompagner les lecteurs, plusieurs encadrés jalonnent les pages. Les rubriques « Méthodes express », « À retenir » et « IA pratique » proposent des repères simples et des astuces à tester. Elles viennent compléter les explications consacrées aux outils numériques, afin que chacun avance à son rythme.

Le guide s’intéresse aussi à la sécurité sur Internet, un sujet crucial pour réaliser des opérations en ligne ou rester en contact avec ses proches. Il aborde les mots de passe, les paiements et les arnaques, avec des conseils pour repérer les messages frauduleux, comme les faux SMS.

Ordinateur, tablette, smartphone : quels équipements choisir ?

L’informatique facile pour les seniors ne se limite pas à la navigation sur Internet. Le hors-série explique comment choisir le matériel, qu’il s’agisse d’un ordinateur, d’une tablette ou d’un smartphone. L’objectif est d’aider les lecteurs à identifier les équipements adaptés à leurs usages. Cette édition comprend notamment un banc d’essai de 12 modèles pour les seniors et présente des téléphones Doro, en complément des conseils sur les outils numériques utilisés pour rester en contact avec ses proches ou accéder à divers services.

Les démarches administratives en ligne figurent aussi parmi les sujets traités, tout comme les usages liés à la santé et aux loisirs. En regroupant ces thèmes dans un même guide, Pleine Vie propose un accompagnement pratique pour mieux comprendre les outils numériques et gagner en aisance dans leur utilisation, sans tout apprendre d’un seul coup.

Cheveux gris: 9 coupes courtes qui rajeunissent le look

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Des tapis rouges aux salons de quartier, les femmes aux cheveux gris osent le court pour sublimer leur couleur argentée. Neuf coupes courtes, validées par des stylistes, dynamisent le look et promettent un vrai coup de frais.

Autrefois, on pensait qu’il fallait garder de la longueur pour adoucir les traits. Cette idée est dépassée. Des tapis rouges aux salons de coiffure, les cheveux argentés s’affichent désormais courts, structurés et assumés. Pour les stylistes, la coupe est l’élément qui fait toute la différence lorsque la chevelure est poivre et sel.

La couleur grise résulte de la perte de pigmentation. Les cheveux gris sont souvent plus épais, plus secs et plus poreux. Sur une chevelure longue, les pointes peuvent paraître rêches ou aplaties. Opter pour une coupe courte permet d’éliminer les zones fragiles et de mettre en valeur la structure et la forme.

Pourquoi les coupes courtes subliment les cheveux argentés ?

Passer au court valorise la texture des cheveux gris. En coupant les longueurs, on obtient du volume et du mouvement, ce qui donne une allure moderne et soignée. La coiffeuse Sophia Hilton confirme : « N’importe quel carré convient aux cheveux gris, à condition d’en prendre soin et de l’assumer pleinement ». Une coupe bien définie est un choix stylistique fort, une affirmation de soi plutôt qu’un simple changement capillaire. C’est la structure de la coupe qui devient la star.

Les coupes courtes pour cheveux gris plébiscitées par les experts

Parmi les options les plus populaires, la coupe pixie dégradée se démarque. « Une coupe pixie dégradée apporte texture et mouvement », explique Gina Rivera, coiffeuse et fondatrice de Phenix Salon Suites. Des célébrités comme Jamie Lee Curtis ou Helen Mirren en sont les ambassadrices. Le carré reste une valeur sûre, décliné sous plusieurs formes : classique pour donner une illusion d’épaisseur, français pour un style plus souple avec une frange, ou asymétrique pour une touche d’audace, à l’image de la directrice mode Linda Fargo. D’autres coupes comme la bixie, hybride entre le carré et le pixie popularisé par Jane Fonda, le razor bob aux pointes adoucies ou la coupe très courte offrent un large éventail de possibilités pour trouver le style qui convient à chaque visage et à chaque type de cheveux.

Comment entretenir l’éclat de votre coiffure ?

Adopter une coupe courte sur cheveux gris demande un entretien spécifique pour conserver tout son éclat. Le premier réflexe est de neutraliser les reflets jaunes. Gina Rivera conseille d’utiliser un shampoing violet une fois par semaine. Comme les cheveux gris ont tendance à être plus secs, l’hydratation est essentielle : un duo shampoing et après-shampoing hydratant fait une différence sur la brillance. Enfin, une coupe courte perd sa forme plus rapidement qu’une coupe longue. Des visites régulières chez le coiffeur sont donc indispensables pour préserver la structure et la netteté qui font tout le chic de ces coiffures.

Sources

  • Grazia
    «Goodbye long gray hair these 9 short haircuts make silver strands look chic according to stylists 25497 c1»

En bref

  • Sophia Hilton, Gina Rivera et d’autres experts expliquent pourquoi les coupes courtes cheveux gris deviennent la nouvelle norme élégante sur toutes les générations.
  • Neuf idées de pixie, carré, bixie ou razor bob structurent les cheveux argentés, apportent volume ou douceur et s’adaptent aux visages comme aux textures.
  • Entre shampoing violet, hydratation ciblée et passages réguliers chez le coiffeur, quelques ajustements suffisent à transformer durablement l’allure des coupes courtes cheveux gris.

Douche par semaine en Ehpad: ce que dit le cadre et ce que vous pouvez demander

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Une douche par semaine, parfois moins : beaucoup de familles le découvrent en rendant visite à un proche en Ehpad. Pourtant, aucun texte national ne fixe ce rythme. Voici ce que dit vraiment le cadre, et ce que les familles peuvent demander.

Les cheveux pas lavés, une odeur inhabituelle, une réponse évasive du personnel : la question de la toilette revient souvent dans les échanges entre familles et établissements. Contrairement à une idée répandue, aucune règle nationale ne fixe le nombre de douches en Ehpad. La CNDEPAH, qui réunit des directeurs d’établissements publics pour personnes âgées et handicapées, le résumait ainsi en 2022 : « l’ambition est de proposer un bain ou une douche par semaine », un objectif qui « ne peut pas être atteint à ce jour ».

Une fréquence liée au manque de personnel

Derrière ce constat se cache surtout une question d’effectifs. Selon la Drees, les Ehpad comptaient en 2023 29 équivalents temps plein d’infirmiers et d’aides-soignants pour 100 places. En janvier 2023, la Défenseure des droits, Claire Hédon, évoquait sur Sud Radio des « personnes âgées douchées tous les 15 jours » et résumait : « On ne peut pas demander à une aide-soignante de faire 15 toilettes en 2 heures ».

Son institution, saisie de plus de 900 réclamations en six ans, a d’ailleurs fixé l’objectif de « 8 équivalents temps plein (soignants/animateurs) pour 10 résidents ».

Ce que disent les droits du résident

L’absence de chiffre ne signifie pas l’absence de règles. La charte des droits et libertés de la personne accueillie, qui doit être affichée dans l’établissement, prévoit que la personne se voie proposer « un accompagnement, individualisé et le plus adapté possible à ses besoins ». Elle garantit aussi « le respect de la dignité et de l’intégrité de la personne ».

Les recommandations de bonnes pratiques publiées par la Haute Autorité de santé vont dans le même sens. Elles invitent à « prendre en compte les besoins mais aussi les attentes de la personne concernant l’aide à la toilette et à l’habillage », et à mettre en place une organisation personnalisée de la toilette.

Les démarches possibles pour les familles

Le premier levier est le projet d’accompagnement personnalisé. Selon la HAS, il est « actualisé au moins une fois par an », et il est relié au contrat de séjour par un avenant. C’est le bon moment pour demander que les habitudes de toilette de votre proche y soient inscrites.

En cas de désaccord, vous pouvez solliciter le conseil de la vie sociale, qui compte un représentant des familles, ou faire appel gratuitement à une personne qualifiée, qui « peut être saisie directement par les résidents ou leurs proches en cas de litige avec l’établissement ». Si la situation vous semble relever de la négligence, un signalement est possible auprès de l’ARS et du conseil départemental. Depuis le 1er mars 2026, le numéro national 3133 remplace le 3977 pour signaler une maltraitance.

À 69 ans, elle et son mari livrent les journaux à l’aube pour survivre

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A 69 ans, Josiane est livreuse de journaux la nuit avec son mari : « Si j’avais pas ce travail, je pourrais pas vivre. Avec pas 1 000€ par mois de retraite, qu’est-ce que vous voulez faire ? »

À 69 et 72 ans, Josiane et Jean-Louis prennent la route à 3 heures du matin pour livrer le journal. Leur retraite ne suffit plus. Leur nuit sans repos raconte le quotidien caché de milliers de retraités obligés de travailler pour survivre.

Le réveil sonne à 2 h 45 du matin dans le calme de la nuit. Josiane, 69 ans, et son mari Jean-Louis, 72 ans, enfilent leurs chaussures pour partir en tournée de distribution de presse. En France, plus de 500 000 personnes âgées vivent cette réalité : des retraités obligés de travailler pour survivre, faute de revenus suffisants.

Leur pension mensuelle pour l’ensemble du foyer est inférieure à 1 000 euros. Ils n’ont pas d’autre solution que d’affronter le froid et l’obscurité sept jours sur sept. Cette activité nocturne leur permet de garder leur maison, mais elle exige un sacrifice social permanent. Josiane a raconté ses difficultés dans un reportage diffusé sur la chaîne Youtube Immersion.

Le quotidien nocturne au dépôt du Dauphiné Libéré

Chaque nuit, dès 3 h 15, les tournées s’organisent au centre de tri. L’âge moyen des livreurs est autour de 65 ans. Près de la moitié des porteurs recrutés sont pensionnés, signe du manque de candidats plus jeunes. Nicole, responsable du dépôt, apprécie leur présence régulière : « Pour avoir envie d’être là tous les matins à 3 h, c’est super. Et puis on peut leur faire confiance, parce que voilà, ils connaissent. »

Pour distribuer 230 journaux par nuit, l’équipier touche 40 euros par tournée. De son côté, Josiane parcourt 75 kilomètres au volant d’une voiture achetée à crédit, malgré des crises d’arthrose.

Moins de 1 000 euros de pension : le piège des carrières passées

Le statut de conjoint collaborateur sans cotisation décrit une situation ancienne. Un travailleur participe à l’activité de l’entreprise familiale sans droits directs pour ses vieux jours. Après l’achat d’un premier commerce en 1978, le couple espérait financer ses vieux jours grâce à la vente du fonds. Une crise économique majeure dans les années 1990 a effacé ces perspectives d’épargne.

« Si j’avais pas ce travail, je pourrais pas vivre », concède Josiane. « Simplement. Avec pas 1 000 euros par mois de retraite, qu’est-ce que vous voulez faire ? » Ces 1 200 euros mensuels gagnés par chacun pour 30 jours de travail évitent de basculer sous le seuil de pauvreté, qui frappe aujourd’hui un million de retraités sur le territoire national.

En bref

  • Josiane, 69 ans, et Jean-Louis, 72 ans, anciens bouchers en France, cumulent emploi et retraite en livrant la presse chaque nuit.
  • Ils parcourent des kilomètres, alignent les tournées au Dauphiné Libéré et supportent des horaires extrêmes pour préserver leur toit et un minimum de pouvoir d’achat.
  • Derrière ces nuits blanches se dessine une génération de retraités précaires, coincés entre petites pensions, dettes et renoncements silencieux pour leurs proches.

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