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Seniors : les héros méconnus de l’écologie à découvrir absolument

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Les seniors, acteurs discrets mais engagés dans l’écologie

Contrairement à l’image souvent véhiculée par les médias, ce ne sont pas uniquement les jeunes qui s’impliquent dans la protection de l’environnement. Les seniors jouent également un rôle important dans leur quotidien. Selon le Baromètre UNSA des Retraités, 29 % d’entre eux considèrent l’environnement et le climat comme des enjeux prioritaires. Ce chiffre est même supérieur à celui d’autres groupes d’âge. Leur engagement se manifeste par des gestes simples et réguliers, guidés par des valeurs de sobriété et de modération.

Cette génération, souvent formée à ne pas gaspiller, adopte naturellement des pratiques écologiques. Elle trie ses déchets, réduit le chauffage, limite l’utilisation de la climatisation ou privilégie des produits avec peu d’emballage. Leur façon de consommer est plus réfléchie, notamment en mangeant moins de viande et en favorisant les fruits et légumes locaux et de saison.

Ces choix, parfois motivés par des raisons de santé ou de budget, ont aussi un impact positif pour la planète. De plus, cette tranche d’âge voyage moins en avion, ce qui contredit l’idée selon laquelle les retraités seraient de grands voyageurs internationaux.

Des habitudes écologiques ancrées dans le quotidien

Les seniors agissent de manière constante et intégrée dans leur vie quotidienne. Leur engagement ne se limite pas à des actions ponctuelles, mais se traduit par un investissement local et associatif soutenu. Selon l’étude de l’UNSA, cette implication durable montre qu’ils ne sont pas indifférents à l’avenir de la planète. Leur culture de l’anti-gaspillage est profondément ancrée, avec des réflexes comme « finis ton assiette » ou « on ne joue pas avec la nourriture », qui dénoncent la surconsommation.

La voiture, un obstacle lié à l’histoire et au territoire

Malgré leur engagement, certains points faibles subsistent. La voiture reste leur principal point faible. Ayant connu l’émergence de l’automobile comme symbole de liberté, ils ont plus de difficulté à changer leurs habitudes de déplacement. Ils sont moins enclins au covoiturage et utilisent souvent leur voiture pour faire leurs courses ou se rendre à des rendez-vous.

Ce phénomène s’explique par plusieurs facteurs : ils vivent souvent en milieu rural où la voiture est indispensable, leur capacité physique rend le transport en voiture plus pratique que la marche ou les transports en commun, et le sentiment d’insécurité dans ces derniers peut également freiner leur utilisation.

Un soutien discret mais ferme aux mesures écologiques

Sur le plan politique, les seniors se montrent plus favorables à des mesures écologiques contraignantes imposées par l’État, contrairement à une partie des jeunes. Leur confiance dans le rôle de l’action publique pour résoudre les enjeux environnementaux est plus forte, héritage d’une époque où l’intervention de l’État était courante. Alors que certains jeunes privilégient des solutions individuelles, les seniors croient davantage au collectif. Leur taux de participation électorale élevé témoigne de cette confiance dans la politique et ses mesures pour la planète.

Pourquoi viser 10 000 pas après 70 ans n’est pas nécessaire

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Pas besoin d’atteindre 10 000 pas après 70 ans : un chiffre plus réaliste pour préserver sa santé

Le chiffre des 10 000 pas par jour est souvent évoqué dans les discussions sur la santé. Cependant, pour beaucoup, cet objectif peut sembler difficile à atteindre, surtout avec un mode de vie sédentaire, entre les longues heures passées assis devant un écran ou en voiture. La question se pose : faut-il vraiment viser ce nombre pour rester en bonne santé à tout âge ?

Des recommandations adaptées selon l’âge

L’Organisation Mondiale de la Santé recommande de marcher 10 000 pas par jour pour favoriser un vieillissement en bonne forme. Mais cet objectif n’est pas forcément adapté à tous. En effet, plusieurs facteurs comme l’âge, le poids, le sexe ou la condition physique jouent un rôle dans la pratique de la marche.

Les seniors, par exemple, sont souvent conscients de l’importance de bouger. D’après un sondage, en France, 75 % des personnes de plus de 60 ans pratiquent une activité sportive au moins une fois par semaine, avec la marche en tête. En seulement 30 minutes de promenade quotidienne, ils peuvent bénéficier de nombreux bienfaits pour leur santé. Mais quel est le nombre de pas recommandé selon l’âge ?

Le Programme national nutrition santé (PNNS) recommande aux adultes de plus de 40 ans de faire au moins 30 minutes de marche rapide par jour, cinq fois par semaine. Il n’est pas systématiquement nécessaire d’atteindre les 10 000 pas chaque jour pour préserver sa santé.

Les chiffres surprenants après 70 ans

Une étude américaine de 2019 a montré que pour les femmes de plus de 70 ans, marcher 4 400 pas par jour permet de réduire leur risque de mortalité de 41 %. Autrement dit, moins de la moitié de l’objectif classique des 10 000 pas suffit pour obtenir d’importants bénéfices. En revanche, marcher plus de 7 000 pas n’apporte pas de bénéfice supplémentaire à cet âge.

Après 60 ans, il est tout à fait possible de pratiquer la course à pied ou d’autres sports pendant plus de 30 minutes. Cependant, à mesure que l’on avance en âge, il est recommandé d’adapter son activité. Par exemple, atteindre 5 000 pas par jour après 80 ans peut se faire en divisant l’effort en sessions de 20 minutes, afin de favoriser la récupération.

À partir de 90 ans, l’objectif devient encore plus simple : il s’agit de maintenir sa mobilité en réalisant des activités quotidiennes, comme se lever du lit ou du fauteuil, jardiner ou effectuer des tâches ménagères. En maison de retraite ou en Ehpad, des activités adaptées telles que la gymnastique douce, la danse ou la natation sont souvent proposées. Certains établissements disposent aussi d’espaces extérieurs pour des promenades, ou encouragent les résidents à faire quelques pas entre leur chambre et les pièces communes.

La régularité avant tout

Pour les adultes moins actifs, marcher ne signifie pas forcément faire de longues randonnées. L’essentiel est de réduire le temps passé en position assise. Il est aussi possible d’augmenter progressivement son nombre de pas quotidiens avec quelques astuces simples à intégrer dans la routine quotidienne.

Lorsque l’on débute ou que l’on vieillit, il est conseillé d’adopter une approche progressive. Peu importe la vitesse ou la durée, ce qui compte, c’est la régularité. Commencer par 5 minutes de marche et augmenter progressivement à 30 minutes à une allure modérée (environ 4 km/h) est plus efficace que de faire une longue séance une fois par semaine.

La marche demeure une activité essentielle pour préserver la santé et le bien-être à tout âge. L’important est d’avancer à son rythme, un pas après l’autre, plutôt que de viser la perfection.

Marcher vite après 80 ans réduit le risque de déclin cognitif

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Une marche rapide après 80 ans pourrait réduire le risque de déclin cognitif

Selon une nouvelle étude publiée dans la revue Neurology, la façon dont une personne marche après 80 ans peut révéler plus que son état physique. La mobilité est en effet liée à la santé du cerveau : une marche plus lente peut être un signe précoce de fragilité cognitive. À l’inverse, certains octogénaires et nonagénaires capables de marcher rapidement intriguent aujourd’hui les neurologues. Ces individus, surnommés les « super marcheurs », semblent présenter un risque plus faible de développer un déclin cognitif.

Un risque réduit de moitié pour les « super marcheurs »

Les chercheurs ont suivi près de 4 000 adultes âgés de 80 ans et plus, issus de différentes cohortes. Ils ont observé que les 6 à 10 % de participants qui marchaient beaucoup plus vite que leurs pairs avaient environ 50 % de chances en moins de développer un trouble cognitif au cours de l’étude. Selon Joe Verghese, neurologue à Stony Brook Medicine, cette étude confirme que la mobilité et la santé du cerveau sont étroitement liées.

Cependant, des examens du cerveau et des autopsies ont montré que ces marcheurs rapides ne présentaient pas forcément moins de plaques amyloïdes ou de lésions associées à Alzheimer. Les chercheurs évoquent plutôt des mécanismes de « résilience cérébrale », permettant de maintenir les capacités mentales malgré les changements liés à l’âge. La prudence demeure, car cette étude étant observationnelle, elle ne prouve pas que marcher plus vite empêche directement la démence.

Qui sont ces « super marcheurs » ?

Les « super marcheurs » représentent environ 10 % des seniors. Leur particularité : ils marchent nettement plus vite que la moyenne de leur âge lors de tests en laboratoire ou en cabinet, avec une vitesse au moins 1,5 écart-type supérieure à celle de leurs pairs.

Mais leur avantage ne repose pas uniquement sur de bonnes jambes. Ces personnes présentent aussi des signes de meilleure préservation cérébrale. Des travaux de la gériatre Sofiya Milman ont notamment montré un hippocampe mieux conservé, une région cruciale pour la mémoire et l’orientation. Pourtant, les analyses post-mortem ne montrent pas forcément moins de lésions typiques d’Alzheimer. Selon les chercheurs, cela pourrait plutôt refléter une meilleure capacité du cerveau à compenser les effets du vieillissement.

Comment préserver sa mobilité après 80 ans ?

Pour Joe Verghese, la vitesse de marche est avant tout un indicateur de santé globale. Ce n’est pas un objectif en soi. « La vitesse de marche doit être considérée comme un marqueur de l’état de santé global, pas comme un traitement ».

Les recommandations des Centres américains de contrôle et de prévention des maladies conseillent aux adultes âgés de pratiquer environ 150 minutes d’activité physique modérée par semaine, en adaptant l’intensité à leurs capacités et à leur état de santé.

Source : Fox News Digital

Yoga sur chaise : la clé pour des abdos solides après 50 ans

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Abdos et équilibre : le yoga sur chaise pour les seniors après 50 ans

Avec l’âge, la tonicité musculaire, notamment au niveau de la ceinture abdominale, diminue progressivement. Pourtant, il n’est pas nécessaire de faire des exercices intensifs pour rester stable et préserver sa mobilité. Certaines postures de yoga sur chaise offrent une solution douce et efficace. Recommandé par plusieurs professionnels de l’activité physique adaptée, l’exercice du bateau assis sollicite les abdominaux profonds, améliore l’équilibre et aide à maintenir une bonne posture, tout en limitant la pression sur les articulations.

Pourquoi renforcer les abdominaux après 50 ans ?

Un mouvement doux pour renforcer les abdos

Le bateau assis s’inspire d’une posture classique de yoga, mais il est adapté à la chaise. Assis au bord du siège, le dos droit, il suffit de soulever légèrement les pieds du sol tout en pliant les jambes. Les bras peuvent être tendus devant soi pour faciliter l’équilibre. Cette position sollicite les muscles profonds de l’abdomen sans trop solliciter les genoux ou les hanches. Elle peut être ajustée en intensité selon la capacité de chacun.

Un exercice pour l’équilibre

Selon aufeminin, cet exercice ne se limite pas au renforcement musculaire. En cherchant à stabiliser le corps, il mobilise aussi les muscles du dos, du bassin et du tronc. Cette coordination favorise l’amélioration de l’équilibre, essentiel avec l’âge. Une meilleure stabilité réduit le risque de chute et facilite des gestes quotidiens comme monter des escaliers, porter des courses ou se relever d’un fauteuil. Quelques minutes par jour suffisent pour ressentir des progrès.

Une posture qui protège les articulations

Contrairement à certains exercices réalisés au sol, le yoga sur chaise limite les contraintes sur les poignets, les genoux et les hanches. Cette méthode est particulièrement adaptée aux personnes souffrant de raideurs ou d’inconfort articulaire. Le siège offre un soutien rassurant tout en permettant aux muscles de travailler efficacement. Elle convient à un large profil, à condition d’adopter une bonne posture et de respecter ses limites, sans chercher la performance.

Comment pratiquer correctement l’exercice ?

Commencer doucement

Il n’est pas nécessaire de tenir la posture longtemps. L’experte Charline Girardel conseille de débuter par une dizaine de secondes, puis de relâcher doucement. Au fil des semaines, il est possible d’augmenter progressivement la durée selon ses sensations. L’important est de respirer calmement, de garder le dos droit et d’éviter de bloquer la respiration. Après 50 ans, pratiquer cet exercice régulièrement permet de renforcer durablement les muscles tout en limitant la fatigue ou les douleurs.

Une habitude simple à adopter

Le yoga sur chaise est facile à intégrer dans la vie quotidienne. Une simple chaise stable suffit pour pratiquer chez soi, sans matériel spécifique. Il peut faire partie d’une routine matinale, d’une pause ou avant une marche. Associé à la marche, à des étirements ou à d’autres activités physiques régulières, il contribue au maintien de la force, de l’équilibre et de l’autonomie. La régularité est la clé pour obtenir des bénéfices à long terme.

L’importance de la régularité

Aucun exercice ne transforme la condition physique en quelques jours. Cependant, pratiquer plusieurs fois par semaine permet de renforcer progressivement la sangle abdominale, d’améliorer la posture et de faciliter la vie quotidienne. Les spécialistes rappellent qu’une activité physique adaptée, combinée à une alimentation équilibrée et un sommeil de qualité, est essentielle pour rester en bonne santé après 50 ans. L’objectif n’est pas la performance, mais le plaisir de bouger régulièrement pour conserver mobilité, confiance et autonomie le plus longtemps possible.

Réveils nocturnes après 60 ans : un signe à ne pas ignorer

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Réveils nocturnes après 60 ans : un signe à ne pas négliger

Il est courant de penser que les nuits agitées chez les personnes âgées font partie du processus naturel du vieillissement. Par exemple, un parent qui se plaint d’insomnie ou une mère qui ne se souvient plus avoir erré dans le couloir à 3 heures du matin, sont souvent considérés comme des effets habituels de l’âge. Cependant, si ces déambulations et réveils nocturnes se répètent pendant plusieurs semaines, il est important d’y regarder de plus près. Ces troubles du sommeil pourraient en effet être un signal d’alerte, bien plus sérieux qu’un simple vieillissement.

Quand les troubles du sommeil deviennent un signal neurologique

Le sommeil profond joue un rôle essentiel dans le nettoyage du cerveau. Pendant cette phase, le cerveau élimine les toxines accumulées durant la journée, notamment les plaques de bêta-amyloïde, liées à la maladie d’Alzheimer. Selon l’INSERM, ce processus d’épuration est surtout actif lors du sommeil profond. Si le sommeil est fragmenté ou de mauvaise qualité, cette élimination devient moins efficace. La conséquence peut être une augmentation des toxines, ce qui pourrait favoriser le développement de troubles neurologiques.

Les réveils nocturnes fréquents ne doivent donc plus être considérés comme une simple conséquence du vieillissement. Ils peuvent plutôt être un signe précoce d’une maladie neurodégénérative. Selon le chercheur Richard J. Schwab, ces réveils inexpliqués figurent parmi les premiers symptômes observés chez les personnes qui développeront une maladie d’Alzheimer, bien avant l’apparition des troubles de la mémoire. Il est donc crucial pour les proches aidants de rester vigilants face à ces nuits agitées, même si la personne dort seule.

Différencier un vieillissement normal d’un signe pathologique

Il ne faut pas confondre tous les réveils nocturnes avec un signal d’alerte. Certains sont tout à fait normaux avec l’âge, surtout si leur fréquence reste limitée. En revanche, lorsque ces réveils deviennent réguliers, inexpliqués, et qu’ils s’accompagnent d’autres changements comme la confusion, la désorientation ou une somnolence excessive en journée, cela doit faire l’objet d’une attention particulière.

Les proches peuvent également remarquer une somnolence inhabituelle durant la journée, un premier indice souvent observé. Avec l’âge, le sommeil devient généralement plus léger, plus court, et le rythme circadien se décale vers des heures plus précoces pour le coucher et le lever. Ces changements sont progressifs et ne perturbent pas la capacité à se repérer dans le temps ni le comportement en journée. Si ce n’est pas le cas, et que d’autres symptômes apparaissent, il peut s’agir d’un trouble du sommeil plus sérieux.

En résumé, un senior qui dort moins mais reste orienté, calme et fonctionnel le lendemain n’est pas nécessairement en danger. La clé réside dans la fréquence, la durée, l’explication des réveils, et leur impact sur le comportement de la journée. Ces critères permettent de distinguer un vieillissement normal d’un trouble nécessitant une attention médicale.

Les gestes à adopter dès maintenant

Pour mieux évaluer la situation, il est conseillé de tenir un journal nocturne sur deux à trois semaines. Il doit comporter l’heure des réveils, leur durée, les comportements associés comme la déambulation ou la confusion, ainsi que l’état du proche en journée. Ce document doit être présenté au médecin traitant lors de la consultation.

Il est également important d’assurer la sécurité de l’environnement : une veilleuse, un tapis antidérapant, ou une barrière si nécessaire. La fréquence et les circonstances des épisodes doivent être notées. En cas de persistance ou d’aggravation, une consultation permettra d’envisager une orientation vers un établissement spécialisé, comme un EHPAD avec une unité Alzheimer.

La recherche établit le lien entre sommeil et accumulation de plaques bêta-amyloïde. Améliorer la qualité du sommeil, par des horaires réguliers, la luminothérapie ou l’activité physique en journée, peut contribuer à réduire ce risque. Même si cela ne garantit pas la prévention de la maladie, ces mesures constituent un levier sérieux. Les réveils nocturnes répétés, associés à une désorientation ou une confusion au réveil, méritent une consultation préventive. La maladie d’Alzheimer ne se manifeste pas toujours par des oublis, elle peut aussi commencer la nuit.

Vagues de chaleur : protégez vos aînés avant qu’il ne soit trop tard

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Faire face aux vagues de chaleur extrême exige une vigilance renforcée pour protéger nos aînés. Actuellement, dix-huit départements sont en vigilance jaune. La détérioration des mécanismes physiologiques chez les personnes âgées augmente leur risque de complications graves. La prévention reste la meilleure stratégie pour traverser ces épisodes sans danger. La Société Française de Gériatrie alerte les familles sur ces enjeux de santé publique et donne des conseils pour mieux accompagner les personnes vulnérables.

Les causes de la vulnérabilité accrue chez les seniors

Une altération neurologique liée au vieillissement

Le premier facteur concerne un dysfonctionnement des capteurs sensoriels dans le cerveau, selon la SFGG. En vieillissant, les osmorécepteurs, qui détectent la concentration de sel dans le sang, deviennent moins sensibles. Résultat : le signal indiquant qu’il faut boire est plus tardif ou peu perceptible. Ainsi, une personne âgée peut être déshydratée sans ressentir de gêne ou de soif. Cette déshydratation masquée demande une surveillance régulière de l’entourage.

Une capacité de régulation thermique diminuée

Le corps humain utilise la transpiration pour se refroidir. Chez les seniors, cette capacité est souvent réduite, avec une diminution de la sensibilité à la chaleur et une baisse de l’efficacité des glandes sudoripares. En été, cette faiblesse complique le refroidissement du corps, augmentant le stress hydrique. Il est donc essentiel de leur fournir régulièrement de l’eau fraîche pour éviter une déshydratation dangereuse.

La baisse de la fonction rénale

Avec l’âge, les reins subissent des modifications qui affectent leur capacité à maintenir l’équilibre hydrique et électrolytique. Leur performance diminue, ce qui rend la gestion des pertes hydriques plus difficile. La déshydratation peut alors s’aggraver rapidement. Il est recommandé d’adopter de bonnes habitudes hydriques dès le matin, en évitant notamment de boire de l’eau glacée.

Les mesures face aux risques climatiques croissants

Un changement climatique aux conséquences alarmantes

Le réchauffement climatique touche toutes les régions françaises. Selon les experts, la mortalité liée à la chaleur chez les plus de 65 ans a augmenté de 85 % ces dernières années. Près de sept millions de retraités pourraient être exposés à de graves crises de chaleur dans les prochaines années. Face à cette réalité, la solidarité locale devient essentielle pour protéger les personnes âgées des dangers liés aux étés de plus en plus chauds.

Les conseils du professeur Agathe Raynaud-Simon

Selon la spécialiste, il est crucial de modifier certaines habitudes pour assurer la sécurité des personnes âgées. Attendre d’avoir soif est une erreur, car chez les très âgés, ce besoin ne s’exprime plus aussi clairement. Il faut leur proposer régulièrement des boissons à température adaptée tout au long de la journée, sans attendre qu’elles demandent. Variés, ces liquides peuvent inclure des eaux gélifiées ou des fruits riches en eau, pour stimuler l’envie de boire et améliorer leur confort durant la canicule.

Le rôle de l’entourage et des voisins

Les relations de proximité jouent un rôle crucial pour lutter contre l’isolement des personnes fragiles lors des périodes de chaleur extrême. Prendre régulièrement des nouvelles permet de vérifier que les consignes de sécurité sont respectées. Un simple appel ou une visite peut souvent éviter une situation d’urgence. Cette attention contribue à renforcer le lien social et à assurer une vie quotidienne plus sécurisée pour les aînés, même en période de forte chaleur.

Chaleur extrême : 3 astuces pour retrouver votre énergie rapidement

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Fortes chaleurs : vous ressentez des coups de mou ? Voici 3 gestes essentiels pour retrouver de l’énergie

Les vagues de chaleur de cet été deviennent de plus en plus fréquentes. Il est souvent difficile de s’y adapter, surtout lorsque ces épisodes s’étendent même après leur fin, ce qu’on appelle l’« effet retard ». Ces températures extrêmes peuvent aussi avoir des impacts sur notre santé mentale. En effet, lorsque la chaleur devient insupportable, on a tendance à rester à l’intérieur, ce qui limite les mouvements et réduit l’exposition à la lumière naturelle. Cela peut aussi perturber nos interactions sociales.

Selon une psychologue, cela peut aggraver ou provoquer des troubles tels que l’anxiété ou la dépression. La chaleur extrême influence la production de sérotonine, une hormone liée au bonheur, ce qui peut rendre irritable et perturber le sommeil. À terme, ces effets peuvent aggraver des troubles psychiatriques déjà présents.

Comment lutter “contre le coup de mou” cet été ?

Les spécialistes recommandent de privilégier le sommeil. Par exemple, utiliser des ventilateurs, des matelas rafraîchissants ou des draps plus légers peut faire une grande différence. Un sommeil de qualité est essentiel pour mieux supporter la chaleur, surtout en période de fluctuations hormonales.

Il est également crucial de rester bien hydraté. La déshydratation peut mimétiser des symptômes d’anxiété ou de dépression, comme la fatigue ou les vertiges. Boire régulièrement de l’eau, même si l’on n’a pas soif, aide à garder un bon équilibre.

Lorsque la température baisse en fin de journée ou tôt le matin, il est conseillé de bouger. Privilégiez les endroits ombragés, avec de la végétation ou ventés pour limiter l’impact de la chaleur. Même 10 minutes d’activité physique en début de journée peuvent améliorer l’humeur et aider à réguler le rythme circadien, expliquent les experts.

Les gestes essentiels à ne pas oublier pendant une période de forte chaleur

Les vagues de chaleur représentent un vrai danger pour la santé. Le ministère de la Santé insiste sur l’importance de gestes simples pour éviter les accidents. Il faut agir dès les premiers signes de malaise, même s’ils semblent mineurs. En cas de malaise grave, il faut appeler le 15.

Pendant ces périodes, il est conseillé :

  • D’éviter l’alcool
  • Manger équilibré
  • Rester dans un lieu frais ou climatisé
  • Privilégier les activités calmes
  • Boire régulièrement de l’eau, sans attendre d’avoir soif
  • Se mouiller le corps pour se rafraîchir
  • Maintenir son logement frais en fermant volets et fenêtres le jour, en aérant la nuit
  • Prendre régulièrement des nouvelles de ses proches, en particulier les plus vulnérables

Ce qu’il faut retenir

  • La chaleur extrême peut diminuer la production de sérotonine, exacerbant anxiété et dépression, et perturber les interactions sociales.
  • Pour y faire face, il est conseillé de privilégier le sommeil, de rester hydraté, et de pratiquer une activité physique douce en dehors des heures de forte chaleur.
  • Il est important de se préparer aux risques liés à la chaleur en adoptant les bons gestes avant l’apparition des premiers symptômes.

Protéines en hausse : faut-il vraiment payer plus après 60 ans ?

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Une question essentielle pour les plus de 60 ans

Anne-Laure, 61 ans, se montre sceptique face aux produits enrichis en protéines. Lors de ses courses, elle a remarqué des pâtes, des yaourts, des boissons et même du saucisson contenant des protéines ajoutées. Elle se demande si cela vaut vraiment la peine de payer 10 à 40 % plus cher pour ces produits. Sa belle-fille lui recommande aussi de prendre de la poudre de protéines pour rester en forme et perdre du poids. Anne-Laure, peu active, s’interroge sur l’utilité de ces conseils.

Les protéines, un besoin vital mais pas toujours évident à couvrir

Les protéines jouent un rôle clé dans notre corps. Elles participent à la construction des muscles mais aussi à la fabrication d’enzymes digestives, d’hormones ou d’anticorps. Leur absence peut entraîner fatigue, perte de masse musculaire, fragilité du système immunitaire ou problèmes de peau. Depuis quelques mois, elles sont devenues un véritable enjeu pour bien vieillir.

Quelle quantité de protéines pour les seniors ?

Les recommandations actuelles préconisent un apport minimum de 0,83 g de protéines par kilo de poids corporel par jour. Cependant, il est souvent conseillé d’augmenter cette dose à 1 g par kilo après la ménopause, voire jusqu’à 2 g pour les personnes très sportives. Pour Anne-Laure, qui pèse 69 kilos, cela signifie qu’elle devrait consommer au moins 69 g de protéines chaque jour. Un exemple : un morceau de poisson ou un steak de 100 g fournit environ 25 g de protéines.

Comment couvrir ses besoins sans manger de viande ?

Anne-Laure avoue manger moins de viande dernièrement, ce qui pourrait expliquer une sensation de fatigue. Je lui explique qu’il existe d’autres sources riches en protéines : le poisson, les œufs, les produits laitiers, mais aussi le tofu, le tempeh, les légumes secs, le quinoa ou les graines oléagineuses. Ces aliments permettent d’assurer un apport suffisant sans consommer forcément de la viande.

Faut-il privilégier les produits enrichis ?

Anne-Laure se demande si elle peut aussi manger des pâtes enrichies en protéines ou utiliser de la poudre de protéines comme sa belle-fille. Je lui conseille de privilégier autant que possible des aliments « vrais ». En analysant son alimentation, je remarque surtout un manque de régularité dans sa consommation de protéines. Certains jours, elle couvre ses besoins, d’autres pas du tout. L’objectif est d’étaler ses apports pour maintenir un niveau d’énergie stable et améliorer son endurance physique.

Adapter son alimentation et son mode de vie

Anne-Laure n’a plus vraiment envie de manger de la viande le soir. Pas de souci : elle peut privilégier le petit-déjeuner et le déjeuner pour ses apports en protéines. Elle découvre le plaisir de commencer la journée avec un œuf à la coque ou un bol de fromage blanc avec des amandes et des fruits. Au déjeuner, elle peut ajouter du poulet ou du poisson dans ses salades. Le soir, des légumes secs, du fromage ou du quinoa complètent ses repas.

Je lui conseille également d’augmenter légèrement son activité physique : marcher, nager, jardiner. En effet, les protéines seules ne suffisent pas à construire du muscle. C’est la combinaison entre une alimentation adaptée et une activité physique régulière qui permet de développer une masse musculaire solide, essentielle pour maintenir un poids équilibré et une bonne santé.

L’expert

Sophie Janvier, diététicienne nutritionniste et auteure de La Méthode douce pour mieux manger, apporte ces conseils pour bien vieillir en conservant une alimentation équilibrée.

Piscine : 3 exercices pour un corps tonifié après 40 ans

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Des exercices à faire dans la piscine pour un corps tonifié

En période de forte chaleur, il peut être difficile de maintenir une activité physique. Pourtant, il est possible de continuer à bouger sans souffrir de la chaleur. Sur Instagram, la coach sportive Julie Debatty a partagé trois exercices à réaliser dans la piscine. Ces mouvements visent à renforcer les abdominaux, tonifier les bras, et galber les fessiers et les jambes. Elle recommande particulièrement ces exercices après 40 ou 50 ans, car ils sont doux pour les articulations tout en étant efficaces pour sculpter la silhouette.

Pour un ventre plat : un exercice simple pour renforcer l’abdomen

Le premier exercice consiste en un mouvement de genoux. Debout dans l’eau, il faut positionner les bras : coudes pliés et écartés sur les côtés, mains devant la poitrine à hauteur, paumes tournées vers le sol. Il est conseillé de garder le ventre rentré. Ensuite, il faut lever le genou gauche jusqu’à toucher la main gauche, puis le reposer. On répète le mouvement avec le genou droit. L’exercice se fait en alternant 15 fois de chaque côté. La résistance de l’eau sollicite intensément les abdominaux, car elle demande un effort supplémentaire.

Renforcer les bras : un mouvement efficace

Après les abdominaux, il est temps de cibler le haut du corps. Debout dans la piscine, les coudes collés le long du corps, on déplie les avant-bras devant la poitrine, paumes vers l’avant. Sans hausser les épaules, on tend un bras pour pousser l’eau, puis on revient à la position de départ. On répète avec l’autre bras. L’enchaînement doit être effectué 15 fois de chaque côté pour renforcer les « bras qui pendouillent ».

Galber les fessiers et les jambes

Le dernier exercice utilise la résistance de l’eau pour travailler les jambes. Debout, légèrement penché en avant avec le ventre rentré, épaules basses, on maintient les mains devant la poitrine. On plie un genou pour soulever la jambe, puis on pousse le pied vers l’arrière comme pour repousser l’eau. Ensuite, on revient à la position initiale. L’exercice se répète 15 fois de chaque côté, en se tenant éventuellement au rebord de la piscine pour plus de stabilité. Il est important de garder le dos droit et de contracter les muscles pour éviter de creuser le dos.

Conseils pour une pratique sécurisée

Julie Debatty recommande d’enchaîner ces trois exercices trois fois. Toutefois, il faut faire attention lors des températures élevées. Lorsque le thermomètre dépasse 32 °C, le risque de coup de chaleur augmente. Il est conseillé d’éviter toute activité physique non adaptée si l’on ne s’est pas entraîné, si l’on est malade ou fatigué, ou si l’on souffre d’une maladie chronique, notamment cardiaque, sans consulter un médecin.

Erreur fatale des plus de 50 ans pour booster leur recherche d’emploi

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La principale erreur des candidats de plus de 50 ans lors de leur recherche d’emploi

Passé 50 ans, retrouver un emploi peut s’avérer difficile. Pourtant, ce n’est pas toujours l’âge en lui-même qui joue un rôle déterminant. Une erreur fréquente chez ces candidats expérimentés peut, sans qu’ils s’en rendent compte, réduire considérablement leurs chances de succès.

Les défis spécifiques à la recherche d’emploi après 50 ans

Rechercher un emploi après 50 ans diffère largement de la démarche menée 10 ou 20 ans auparavant. Beaucoup de salariés ont passé une grande partie de leur carrière dans la même entreprise, voire n’ont jamais connu le chômage. Lorsqu’un licenciement, une restructuration ou une rupture conventionnelle survient, il faut repartir de zéro : mettre à jour son CV, réactiver son réseau, et surtout apprendre à parler de soi différemment.

En France, les seniors mettent en moyenne plus de temps à retrouver un emploi que d’autres candidats. Les préjugés persistent. Certains employeurs craignent des prétentions salariales trop élevées, un manque de flexibilité ou des difficultés à s’adapter aux nouveaux outils. Mais ces clichés ne suffisent pas à expliquer toutes les difficultés rencontrées. La façon dont un candidat se présente lors d’un entretien joue tout autant dans la balance.

Une présentation soignée pour faire la différence

Cela peut sembler simple, mais quelques minutes suffisent parfois pour donner envie de poursuivre la discussion ou, au contraire, pour faire passer sa chance. Une publication relayée sur LinkedIn illustre cette idée. Caroline Sarrot-Lecarpentier, experte en accompagnement, raconte avoir échangé avec un homme de 52 ans, sur le point de connaître sa première période de chômage. Elle lui donne plusieurs conseils concrets, tous convergeant vers un même objectif : changer de posture et ne plus subir la situation.

Changer de regard sur sa présentation

Le premier conseil essentiel est de ne plus centrer son discours sur ses 20 ou 30 années de carrière, ses anciens postes ou les entreprises dans lesquelles on a travaillé. Beaucoup pensent que ce parcours suffit à convaincre un recruteur. Or, ce qui compte avant tout, c’est ce que cette expérience peut apporter à l’entreprise dès le premier jour.

Maintenir une activité pendant la recherche

Autre point souvent négligé : continuer à construire quelque chose pendant sa recherche d’emploi. Beaucoup mettent leurs projets en pause en attendant de décrocher un CDI. Pourtant, c’est souvent l’inverse qui attire l’attention. Donner des cours, suivre une formation, lancer une activité, s’engager dans une association ou développer un projet personnel montre que l’on reste actif. Cela donne aussi une image plus dynamique et rassurante, et prouve qu’on ne passe pas ses journées à attendre qu’on rappelle.

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