Actualités

Home Actualités
Actualité du site Focus-senior

Pratique culturelle : la clé pour ralentir le vieillissement après 50 ans

0

Une habitude culturelle qui pourrait ralentir le vieillissement

Selon une étude récente publiée dans le Journal of Epidemiology and Community Health, pratiquer régulièrement des activités culturelles aurait un impact positif sur le vieillissement chez les plus de 50 ans. Aller au cinéma, réserver une place pour une pièce de théâtre ou visiter un musée ne serait pas seulement bénéfique pour l’esprit, mais aussi pour le corps.

Les résultats de l’étude

Les chercheurs de l’Institut des sciences de Tokyo ont analysé la cohorte anglaise English Longitudinal Study of Ageing. Ils ont suivi 1 899 adultes âgés de 50 ans et plus, entre 2004 et 2009. Leur objectif : déterminer si l’engagement culturel influence le vieillissement physiologique.

Les participants ont été évalués à l’aide de 10 indicateurs : pression artérielle, volume expiratoire forcé, concentration d’hémoglobine, cholestérol LDL, indice de masse corporelle, force de préhension, vitesse de marche, fibrinogène, glycémie à long terme, et pression pulsée. À partir de ces données, les chercheurs ont calculé un âge physiologique, qui reflète l’état réel du corps.

Une différence de trois ans entre les plus et les moins engagés

Les résultats montrent que ceux qui sortaient au moins tous les quelques mois avaient un âge physiologique moyen de 66,9 ans, contre 69,9 ans pour les personnes moins engagées. En d’autres termes, leur corps semblait « plus jeune » d’environ trois ans.

Les chercheurs ont aussi observé une relation dose-effet. Pour chaque point supplémentaire dans le score d’engagement culturel, l’âge physiologique diminuait en moyenne de 0,085 an, soit environ 31 jours.

Une prudence quant aux conclusions

Les scientifiques précisent que cette étude ne prouve pas que la pratique culturelle rajeunit directement. Il est possible que des personnes en meilleure santé aient simplement plus tendance à sortir. Toutefois, ils soulignent que cet effet pourrait être comparable à celui d’une activité physique régulière, ce qui mérite d’être confirmé par d’autres recherches.

Qu’est-ce que l’âge physiologique ?

L’âge chronologique correspond au nombre d’années vécues, tandis que l’âge physiologique indique l’état réel du corps et de ses organes. Il est estimé à partir de biomarqueurs comme la tension artérielle, la glycémie ou la capacité respiratoire.

Dans cette étude, les chercheurs ont combiné ces marqueurs pour obtenir un score global. Cela permet de comparer deux personnes du même âge civil, l’une pouvant avoir des artères plus souples, une meilleure force de préhension ou une marche plus rapide, traduisant un organisme plus « jeune ».

Les bénéfices des sorties culturelles

Les activités culturelles ont été évaluées via un questionnaire, qui mesurait la fréquence de trois types de sorties :

  • aller au cinéma,
  • visiter un musée ou une galerie d’art,
  • assister à une pièce de théâtre, un concert ou un opéra.

La fréquence allait de 0 (jamais) à 5 (au moins deux fois par mois). Passer de « jamais » à « une ou deux fois par an » pour une activité pouvait déjà réduire l’âge physiologique d’environ un mois.

Les mécanismes derrière l’effet

Les auteurs suggèrent que ces sorties favorisent les liens sociaux, stimulent le cerveau et encouragent la marche, tout en étant souvent associées à un mode de vie plus sain. Cependant, ils notent que les personnes plus en forme, souvent des femmes avec un meilleur statut socio-économique, ont tendance à participer davantage à ces activités, ce qui pourrait biaiser les résultats.

Les chercheurs insistent sur le fait que cet aspect est modifiable. Il serait important d’améliorer l’accès aux activités culturelles, notamment pour les populations moins privilégiées. Intégrer régulièrement la culture pourrait ainsi compléter les recommandations classiques pour un vieillissement en bonne santé.

Retraités en quête de bonheur : pourquoi ils fuient Paris pour le Maroc

0

De plus en plus de retraités avec une pension inférieure à 1 500 € par mois quittent Paris pour s’installer dans une ville du sud du Maroc. La raison principale : améliorer leur qualité de vie tout en maîtrisant leur budget.

Pourquoi autant de retraités quittent-ils Paris ?

Retrouver du pouvoir d’achat

Pour ces seniors, vivre avec moins de 1 500 € par mois à Paris devient difficile. La hausse des loyers, des factures d’énergie et des dépenses courantes limite leur confort. Certains décident alors de partir vers des destinations plus abordables, comme le Maroc. Une fois installés, ils constatent qu’un même revenu leur permet de louer un logement confortable, de sortir plus souvent et de profiter d’un quotidien moins contraignant financièrement.

Agadir, une ville prisée par les retraités français

Parmi les lieux de préférence, Agadir, dans le sud du Maroc, attire de nombreux retraités. La ville bénéficie de plus de 300 jours de soleil par an, d’une promenade en bord de mer, de commerces modernes et d’une communauté francophone active. La proximité avec la France et la fréquence des vols directs facilitent également leur installation. Selon plusieurs témoignages, ces retraités retrouvent une meilleure qualité de vie, difficile à maintenir en France. Le climat doux et le coût de la vie plus accessible expliquent cet engouement croissant.

Un quotidien plus confortable avec moins de 1 500 €

Au Maroc, les dépenses courantes coûtent généralement moins cher qu’en France. Loyers, repas au restaurant, services ou produits frais permettent aux retraités d’améliorer leur confort sans augmenter leur budget. Beaucoup évoquent la possibilité de déjeuner régulièrement à l’extérieur, de louer une maison avec jardin ou de profiter davantage des loisirs. Cette différence de coût explique pourquoi de nombreux seniors envisagent cette expatriation.

Vivre sa retraite au soleil est-il vraiment avantageux ?

Les précautions à prendre avant de partir

S’installer à l’étranger nécessite une préparation sérieuse. Il est important de vérifier sa couverture santé, sa fiscalité, le versement de sa pension et les démarches administratives pour éviter toute mauvaise surprise. Il est aussi conseillé d’envisager une complémentaire santé adaptée et de réfléchir à un éventuel retour en France en cas de problème médical. Certains choisissent même de partager leur année entre les deux pays pour garder leurs repères familiaux et administratifs.

Le soleil ne suffit pas à tout

Si la météo et le pouvoir d’achat sont des arguments forts, l’expatriation demande aussi une capacité d’adaptation. Éloignement des proches, changements d’habitudes et démarches administratives peuvent représenter un défi. Cependant, beaucoup estiment que cette expérience leur a permis de retrouver une meilleure qualité de vie, avec plus d’activités et moins de stress financier. Leur décision repose principalement sur le souhait de profiter pleinement de leur retraite, même avec une pension modeste.

Bien préparer son départ

Changer de pays pour sa retraite peut réellement améliorer le quotidien, mais cela exige une organisation rigoureuse. Selon l’Assurance retraite, il faut évaluer son budget, s’informer sur la fiscalité, la protection sociale, les démarches administratives et l’accès aux soins. Passer plusieurs semaines sur place permet également de s’assurer que le mode de vie correspond à ses attentes. Une bonne préparation peut garantir un équilibre entre confort, pouvoir d’achat et qualité de vie, sans mauvaises surprises.

Vieillir chez soi : le défi financier des seniors dévoilé

0

Rester chez soi le plus longtemps possible est une priorité pour de nombreux seniors. Selon une enquête de l’Ifop, près de 90 % des Français préfèrent vieillir à domicile plutôt que d’entrer en établissement spécialisé. Ce choix est motivé par le désir de garder ses habitudes, ses repères et son indépendance. Cependant, cette volonté cache une réalité financière souvent difficile à supporter.

Les coûts liés à la santé, aux services à domicile, à l’aménagement du logement ou encore à l’aide quotidienne augmentent avec l’âge. Même si le maintien à domicile reste généralement moins coûteux qu’un séjour en Ehpad, il nécessite un budget conséquent. Selon le baromètre Retraite.com/Silver Alliance 2025, certaines personnes de plus de 85 ans doivent prévoir jusqu’à 3 205 euros par mois pour vivre confortablement chez elles.

Une hausse des dépenses avec l’âge

Des coûts qui augmentent plus vite que les revenus

Le maintien à domicile coûte en moyenne 15 487 euros par an, soit environ 1 291 euros par mois. Ce montant a progressé de 2,4 % en un an, et de près de 25 % depuis 2020. En revanche, le coût moyen d’un séjour en Ehpad dépasse désormais 2 300 euros par mois. La différence entre ces deux options tend donc à se réduire, surtout lorsque les besoins en assistance augmentent.

Les pensions de retraite, elles, restent en dessous des dépenses nécessaires. Ce décalage fragilise le pouvoir d’achat des retraités qui souhaitent vivre chez eux dans de bonnes conditions.

Les dépenses selon l’âge

Les besoins financiers varient fortement avec l’âge. Entre 65 et 75 ans, les dépenses mensuelles se situent généralement entre 313 et 1 052 euros, principalement pour la complémentaire santé et l’aide à domicile. Entre 75 et 85 ans, ces coûts augmentent avec l’usage plus fréquent de services de ménage, de portage de repas ou d’équipements médicaux, portant la facture à près de 1 400 euros par mois.

Après 85 ans, la perte d’autonomie entraîne souvent des dépenses supplémentaires pour des soins intensifs, une assistance quotidienne ou des gardes de nuit, faisant grimper la facture jusqu’à 3 205 euros par mois, selon Le Figaro.

Les principaux postes de dépense

La mutuelle constitue l’un des premiers postes de dépense pour les seniors. À cela s’ajoutent progressivement les frais d’aide à domicile, l’adaptation du logement et les dépenses de santé restant à charge. Des dispositifs comme le 100 % Santé ou MaPrimeAdapt’ permettent de réduire certains coûts liés aux prothèses auditives ou aux travaux d’aménagement.

Un défi financier croissant pour l’avenir

Un écart important entre besoins et revenus

La pension moyenne des retraités en France tourne autour de 1 541 euros nets par mois. Or, selon le baromètre Retraite.com, un senior à domicile a besoin d’environ 1 291 euros mensuels uniquement pour couvrir ses dépenses liées au maintien à domicile. Lorsqu’on ajoute les autres charges du foyer, le budget devient souvent insuffisant.

Les retraités estiment en moyenne manquer plus de 530 euros chaque mois pour vivre leur retraite dans de bonnes conditions, d’après Silver Alliance.

Une population vieillissante qui accroît les besoins

Le vieillissement de la population pose un enjeu majeur. D’ici 2030, la France comptera près de 20 millions de personnes de plus de 60 ans, avec une forte progression des plus de 75 ans. Cela entraînera une augmentation significative des besoins en aides humaines, en services à domicile et en professionnels qualifiés.

La Fédération des particuliers employeurs (Fepem) estime que plus de 150 000 emplois supplémentaires seront nécessaires pour répondre à cette demande croissante.

Les mesures publiques pour soutenir le maintien à domicile

Pour faire face à cette évolution, plusieurs dispositifs ont été mis en place. L’Inspection générale des affaires sociales (Igas) recommande notamment de développer les résidences autonomie et d’accélérer l’adaptation des logements existants. Des aides publiques telles que l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA), MaPrimeAdapt’ ou certaines prestations départementales contribuent également à financer ces aménagements.

Malgré ces soutiens, il reste essentiel pour chaque personne de prévoir financièrement cette étape de la vie afin de préserver son autonomie dans les meilleures conditions possibles.

Retraite : La solitude, le danger invisible qui menace votre santé

0

Les risques de la solitude à la retraite

Les médecins insistent sur un point crucial : la solitude nuit gravement à la santé physique et mentale. Elle augmente le risque de maladies cardiovasculaires, de dépression et de démence. Une étude de Harvard sur le développement adulte montre que la qualité des relations sociales est un meilleur indicateur de santé et de bonheur à un âge avancé que l’argent ou la réussite professionnelle.

Les experts en longévité soulignent l’importance de maintenir des liens sociaux solides tout au long de la vie, en particulier lors du vieillissement. La solitude frappe surtout les seniors. Selon le gouvernement, les personnes de 80 ans et plus, ainsi que celles en situation de pauvreté, sont particulièrement exposées à cet isolement extrême. Cependant, la perte de liens sociaux peut commencer bien avant, dès la retraite.

La perte de contacts sociaux dès la retraite

Pour beaucoup, le bureau n’est pas seulement un lieu de travail, mais aussi un espace de rencontres et d’amitiés. Une étude menée dans plusieurs pays occidentaux par la Bibliothèque nationale de médecine, publiée en 2024, montre que la perte soudaine de ce soutien social peut être très déstabilisante pour les jeunes retraités, augmentant leur sentiment de solitude.

Les dangers de la solitude : un risque comparable à fumer

Le psychiatre Florian Porta Bonete alerte : « L’isolement et la solitude sont des facteurs de dépression et de suicide. Moins on a d’interactions sociales, plus le risque de passage à l’acte augmente. » Il rappelle que chez les plus de 65 ans, le taux de suicide est très élevé, avec 37 décès pour 100 000 hommes, soit près de trois fois plus que dans la population générale.

Le Dr Jay Weatherill, psychiatre aux États-Unis, souligne que « la solitude persistante et non résolue équivaut à fumer 15 cigarettes par jour ».

Une réalité confirmée par des études récentes

En 2023, un rapport du Surgeon General aux États-Unis a montré que les effets de la solitude sur la mortalité sont plus graves que ceux de l’obésité ou du manque d’activité physique. Des recherches chinoises de la même année ont aussi relié l’isolement à une mortalité accrue par cancer et maladies cardiovasculaires.

Une étude publiée en octobre 2024 par des chercheurs de l’Université de Floride a porté sur plus de 600 000 personnes. Elle indique que les individus isolés ont 31 % de risques en plus de développer une démence.

Comment lutter contre la solitude après la retraite ?

Pour ceux qui approchent de la retraite, il est conseillé d’anticiper cette transition. Plutôt que d’attendre que la solitude s’installe, il faut agir. Inscrivez-vous dans une salle de sport, découvrez de nouveaux loisirs, rejoignez des clubs, envisagez des voyages avec des amis ou même avec des inconnus, car de nombreuses agences proposent ce type d’activités. S’engager dans des associations est aussi une bonne option.

En 2024, le professeur Olivier de Ladoucette, gérontopsychiatre et président de la Fondation pour la Recherche sur Alzheimer, citait Paul Valéry : « Un homme seul est toujours en mauvaise compagnie ». Il soulignait que, malgré l’indépendance, l’être humain a besoin des autres. Avec l’âge, ce besoin devient encore plus évident. Le contact social apporte du bien-être, de la satisfaction et un sentiment d’utilité.

Le professeur insiste aussi sur l’importance de vivre en groupe ou dans des structures adaptées. Le béguinage, par exemple, est un modèle d’habitat partagé où une dizaine à une vingtaine de logements sont regroupés autour d’un jardin et d’espaces communs. Ce type d’habitat favorise la convivialité et permet de lutter efficacement contre l’isolement.

Sécurisez votre salle de bain pour éviter les chutes et rester indépendant

0

Avec l’âge, la salle de bain devient un espace où les risques d’accidents augmentent. Sols glissants, circulation difficile et équipements peu adaptés à une mobilité réduite peuvent favoriser les chutes. Anticiper ces difficultés en aménageant la salle de bain permet de sécuriser cet espace au quotidien. Un aménagement bien pensé favorise la sécurité, l’autonomie et le confort, contribuant ainsi au maintien à domicile dans de bonnes conditions.

Quand faut-il envisager un réaménagement ?

Les signes à surveiller

Il n’existe pas d’âge précis pour adapter son logement. Selon les ergothérapeutes, il est plus pertinent d’observer ses gestes quotidiens. Des difficultés lors de la toilette, des pertes d’équilibre ponctuelles ou une légère appréhension peuvent être des indicateurs. Ces signaux doivent encourager à agir en amont pour préserver l’autonomie à la maison.

Les difficultés avec la baignoire

Se hisser dans une baignoire classique demande force, stabilité et coordination. Avec l’âge ou en cas d’arthrose, ces capacités peuvent diminuer. Lorsqu’on cherche des appuis instables ou qu’on évite certains mouvements, cela devient dangereux. Prévenir ces risques permet de garder confiance lors des gestes d’hygiène et d’éviter les chutes.

Le coût psychologique des travaux d’urgence

Aménager sa salle de bain peut devenir une nécessité après un accident ou une hospitalisation. Ces travaux précipités sont souvent coûteux, limitent les choix esthétiques et peuvent être perçus comme une stigmatisation de la vieillesse. Il est donc conseillé d’anticiper ces aménagements entre 60 et 70 ans, pour une transition plus douce et valorisante.

Des solutions concrètes pour sécuriser sa salle de bain

Remplacer la baignoire par une douche adaptée

La solution la plus efficace consiste à installer une douche avec un receveur extra-plat. Des professionnels comme Indépendance Royale proposent des travaux rapides et adaptés. Ces douches intègrent des sols antidérapants et des assises ergonomiques, facilitant la toilette en toute sécurité. Elles offrent un design moderne et une accessibilité optimale, rassurante pour tous.

Utiliser des accessoires ergonomiques et discrets

Sécuriser la salle de bain ne doit pas nuire à son esthétique. Aujourd’hui, il existe des barres d’appui design, qui servent aussi de porte-serviettes. L’éclairage peut aussi être amélioré pour éliminer les zones d’ombre. Ces dispositifs discrets renforcent la sécurité tout en valorisant l’intérieur, en réduisant notamment les risques de glissade.

Optimiser les aides financières

Anticiper les travaux permet aussi de bénéficier d’avantages fiscaux et de subventions, comme MaPrimeAdapt’, l’APA ou la PCH. La constitution des dossiers demande du temps, il est donc préférable de commencer tôt. Cela permet de comparer les devis, de financer sereinement le projet et de réaliser des économies, tout en évitant la pression liée aux délais.

Pourquoi les seniors deviennent plus sincères après 60 ans selon Erik Erikson

0

Pourquoi devient-on sans filtre après 60 ans ? Le psychanalyste Erik Erikson explique cette libération psychologique

La tendance à devenir plus direct et sincère chez les personnes âgées n’est pas un signe de laisser-aller ni un signe de déclin. Ce phénomène, qui se manifeste souvent après 60 ans, s’appuie sur des processus psychologiques et neurologiques bien compris. Il trouve ses origines dans les travaux du psychanalyste Erik Erikson, qui a étudié les différentes étapes du développement humain.

Ce changement de comportement apparaît généralement vers l’âge de 65 ans, lors du dernier stade du développement psychosocial, appelé « intégrité de l’égo contre désespoir ». À cette étape, la personne doit faire le point sur sa vie. Pour atteindre cette intégrité, il est nécessaire d’accepter ses réussites comme ses échecs. Ce processus permet de se libérer du regard des autres et de l’envie constante d’approbation, qui sont souvent à la source de l’autocensure.

L’intégrité de l’égo, moteur de l’authenticité chez les seniors

Selon la théorie d’Erik Erikson, lorsqu’une personne considère sa vie comme globalement réussie et cohérente, elle ressent moins le besoin de plaire ou de se conformer aux attentes sociales. Son énergie se tourne alors vers l’expression de son vrai moi. Le psychologue Carl Jung évoquait également cette étape, en parlant de « renoncer à la domination de son égo », c’est-à-dire ne plus agir uniquement pour briller ou impressionner. Ce besoin d’authenticité explique pourquoi les seniors expriment désormais leur opinion sans détour, même si cela aurait été évité auparavant par souci de convenance.

À l’inverse, ceux qui ont des regrets profonds peuvent sombrer dans le désespoir, ce qui peut se traduire par de l’amertume ou une agressivité régulière. La différence est importante : la franchise sereine est le signe d’une vie acceptée, tandis que l’aigreur peut témoigner d’un bilan douloureux et inachevé.

Une libération naturelle du cerveau après 60 ans

Les neurosciences confirment cette évolution. La théorie de la sélectivité socio-émotionnelle montre que face à la perception d’un horizon de vie qui se raccourcit, nos priorités changent. Le cerveau réduit ses ressources pour chercher l’approbation sociale, qui était essentielle durant la vie active. Il se concentre plutôt sur l’authenticité et le bien-être immédiat. Des études de la Société Française de Gériatrie et Gérontologie (SFGG) soutiennent cette idée.

Concrètement, l’imagerie cérébrale montre une baisse de 15 à 20 % de la réactivité de l’amygdale, la zone du cerveau impliquée dans le jugement social et la gestion de la peur. Le cerveau devient donc moins sensible à ce que pensent les autres. Cette modification biologique explique pourquoi les seniors ont tendance à dire ce qu’ils pensent, sans filtres. Cette franchise n’est pas un choix délibéré, mais une conséquence naturelle du vieillissement cérébral et psychologique.

De l’authenticité à l’art de dire les choses

Le principal risque pour les seniors est de confondre cette sincérité libératrice avec une attitude agressive qui pourrait conduire à l’isolement. Il ne s’agit pas de tout dire sans retenue, mais d’apprendre à choisir ses combats et à exprimer ses pensées avec justesse. Utiliser le « Je » pour partager ses ressentis, plutôt que le « Tu » accusateur, permet de transformer cette franchise en une force relationnelle, et non en une source de conflit.

Aides à domicile : la fin des exonérations pour les seniors de 70 à 79 ans

0

Depuis le 1er juillet, le coût de l’aide à domicile a augmenté pour près de 350 000 employeurs particuliers. Cette hausse résulte d’une décision du gouvernement visant à réduire certains avantages fiscaux liés à l’emploi d’aides à domicile pour les seniors.

Jusqu’à présent, les personnes de plus de 70 ans bénéficiaient d’une exonération automatique des cotisations patronales lorsqu’elles employaient une aide à domicile. Cette exonération a été supprimée pour la tranche d’âge 70-79 ans, suite à un décret publié le 8 avril 2026. Concrètement, cela signifie que ces employeurs doivent désormais payer l’intégralité des charges sociales pour leur salarié.

Un changement de seuil d’âge pour l’exonération

Ce changement majeur concerne le seuil d’âge permettant de bénéficier de cette exonération. Jusqu’à maintenant, il suffisait d’avoir 70 ans pour en bénéficier sans condition de revenus. Désormais, ce seuil est fixé à 80 ans, ce qui implique que les employeurs âgés de 70 à 79 ans doivent payer les cotisations sociales.

Initialement prévu pour le 1er janvier 2026, ce recul du seuil a été repoussé face aux protestations du secteur de l’aide à domicile. La mesure entraîne une augmentation des dépenses pour ces employeurs, qui devront financer ces charges sociales supplémentaires.

Qui est concerné et quelles exceptions existent ?

Cette réforme concerne environ 350 000 employeurs particuliers. Cependant, des exceptions importantes ont été prévues. Les seniors qui perçoivent l’Allocation personnalisée pour l’autonomie (APA) ou la Prestation de compensation du handicap (PCH) continueront de bénéficier de l’exonération, quel que soit leur âge.

Ce dispositif vise à concentrer l’aide publique sur les personnes en perte d’autonomie avérée, plutôt que sur un simple critère d’âge. Ainsi, les employeurs de 70 à 79 ans ne percevant aucune de ces aides devront supporter des coûts supplémentaires.

Une mesure budgétaire pour l’État

Le gouvernement estime que cette réforme permettra d’économiser environ 100 millions d’euros. La décision s’inscrit dans une volonté de réduire ce qu’il qualifie de « niche sociale ». Selon une source du ministère du Travail, il était considéré comme anormal que le dispositif profite à certains en fonction uniquement de leur âge, sans tenir compte de leur situation financière ou de leur dépendance.

En recentrant l’aide sur des critères de dépendance, cette mesure vise à mieux cibler l’aide publique et à réduire les dépenses sociales dans ce secteur.

Retraités de 75 ans : découvrez les services gratuits qui facilitent votre quotidien

0

Services gratuits pour les retraités de plus de 75 ans proposés par l’Agirc-Arrco

Avec l’âge, il devient souvent plus difficile de conserver son autonomie et de rester connecté socialement. Conscient de ces enjeux, le régime de retraite complémentaire Agirc-Arrco met en place des dispositifs d’aide destinés à ses retraités, notamment ceux âgés de 75 ans et plus. Ces services visent à soutenir leur quotidien, au-delà du paiement de leur pension.

Malheureusement, ces aides restent peu connues du grand public. Il s’agit principalement de deux dispositifs gratuits ou à coût réduit : le service « Sortir Plus » pour faciliter les déplacements et « l’aide à domicile momentanée » pour faire face à une situation de fragilité passagère. Ces services sont accessibles sans conditions de ressources à tous les retraités cotisants à l’Agirc-Arrco, leur offrant un droit précieux pour préserver leur qualité de vie.

« Sortir Plus » : lutter contre l’isolement

Le service « Sortir Plus » a été conçu pour aider les seniors à maintenir une vie sociale active et à lutter contre l’isolement. Il permet à un retraité d’être accompagné par une personne de confiance pour ses déplacements quotidiens : faire les courses, aller chez le médecin, chez le coiffeur ou simplement se promener. Cette aide vise à redonner confiance et à sécuriser les sorties des personnes qui hésitent à se déplacer seules.

Le fonctionnement repose sur des carnets de Chèques Emploi Service Universel (CESU) préfinancés par la caisse de retraite. Le retraité contacte un numéro dédié pour commander ses chèques, avec une participation financière souvent très faible, voire nulle. Il peut ensuite utiliser ces CESU pour rémunérer un accompagnateur, qu’il s’agisse d’un professionnel agréé ou d’un proche.

L’aide à domicile momentanée : une assistance ponctuelle

Le second dispositif clé est l’aide à domicile momentanée. Elle vise à apporter un soutien temporaire lors d’une période de fragilité, comme une sortie d’hospitalisation, la maladie d’un proche ou une fatigue passagère. L’objectif est de soulager le retraité dans ses tâches quotidiennes, pour lui permettre de se reposer et de récupérer sereinement. Cela évite un épuisement qui pourrait avoir des conséquences plus graves.

Les prestations proposées sont variées et adaptées aux besoins de chacun. Elles peuvent inclure une aide pour le ménage, la préparation des repas, les courses ou encore l’assistance pour les démarches administratives simples. Ce soutien temporaire, financé en grande partie par l’action sociale de l’Agirc-Arrco, permet au retraité de traverser une période difficile en toute sécurité, à domicile.

Comment bénéficier de ces aides gratuites ?

Pour profiter de ces dispositifs, la procédure est simple. Il suffit de contacter un numéro unique mis en place par l’Agirc-Arrco pour son action sociale. Un conseiller évalue alors la situation du retraité par téléphone et propose la solution la plus adaptée. Il est recommandé d’avoir son numéro de sécurité sociale à portée de main lors de l’appel pour faciliter la démarche.

En complément, l’organisme propose aussi le service « Diagnostic Bien chez moi », qui permet d’évaluer et d’adapter son logement pour prévenir les chutes et améliorer la sécurité à domicile.

Seniors : les héros méconnus de l’écologie à découvrir absolument

0

Les seniors, acteurs discrets mais engagés dans l’écologie

Contrairement à l’image souvent véhiculée par les médias, ce ne sont pas uniquement les jeunes qui s’impliquent dans la protection de l’environnement. Les seniors jouent également un rôle important dans leur quotidien. Selon le Baromètre UNSA des Retraités, 29 % d’entre eux considèrent l’environnement et le climat comme des enjeux prioritaires. Ce chiffre est même supérieur à celui d’autres groupes d’âge. Leur engagement se manifeste par des gestes simples et réguliers, guidés par des valeurs de sobriété et de modération.

Cette génération, souvent formée à ne pas gaspiller, adopte naturellement des pratiques écologiques. Elle trie ses déchets, réduit le chauffage, limite l’utilisation de la climatisation ou privilégie des produits avec peu d’emballage. Leur façon de consommer est plus réfléchie, notamment en mangeant moins de viande et en favorisant les fruits et légumes locaux et de saison.

Ces choix, parfois motivés par des raisons de santé ou de budget, ont aussi un impact positif pour la planète. De plus, cette tranche d’âge voyage moins en avion, ce qui contredit l’idée selon laquelle les retraités seraient de grands voyageurs internationaux.

Des habitudes écologiques ancrées dans le quotidien

Les seniors agissent de manière constante et intégrée dans leur vie quotidienne. Leur engagement ne se limite pas à des actions ponctuelles, mais se traduit par un investissement local et associatif soutenu. Selon l’étude de l’UNSA, cette implication durable montre qu’ils ne sont pas indifférents à l’avenir de la planète. Leur culture de l’anti-gaspillage est profondément ancrée, avec des réflexes comme « finis ton assiette » ou « on ne joue pas avec la nourriture », qui dénoncent la surconsommation.

La voiture, un obstacle lié à l’histoire et au territoire

Malgré leur engagement, certains points faibles subsistent. La voiture reste leur principal point faible. Ayant connu l’émergence de l’automobile comme symbole de liberté, ils ont plus de difficulté à changer leurs habitudes de déplacement. Ils sont moins enclins au covoiturage et utilisent souvent leur voiture pour faire leurs courses ou se rendre à des rendez-vous.

Ce phénomène s’explique par plusieurs facteurs : ils vivent souvent en milieu rural où la voiture est indispensable, leur capacité physique rend le transport en voiture plus pratique que la marche ou les transports en commun, et le sentiment d’insécurité dans ces derniers peut également freiner leur utilisation.

Un soutien discret mais ferme aux mesures écologiques

Sur le plan politique, les seniors se montrent plus favorables à des mesures écologiques contraignantes imposées par l’État, contrairement à une partie des jeunes. Leur confiance dans le rôle de l’action publique pour résoudre les enjeux environnementaux est plus forte, héritage d’une époque où l’intervention de l’État était courante. Alors que certains jeunes privilégient des solutions individuelles, les seniors croient davantage au collectif. Leur taux de participation électorale élevé témoigne de cette confiance dans la politique et ses mesures pour la planète.

Protéines en hausse : faut-il vraiment payer plus après 60 ans ?

0

Une question essentielle pour les plus de 60 ans

Anne-Laure, 61 ans, se montre sceptique face aux produits enrichis en protéines. Lors de ses courses, elle a remarqué des pâtes, des yaourts, des boissons et même du saucisson contenant des protéines ajoutées. Elle se demande si cela vaut vraiment la peine de payer 10 à 40 % plus cher pour ces produits. Sa belle-fille lui recommande aussi de prendre de la poudre de protéines pour rester en forme et perdre du poids. Anne-Laure, peu active, s’interroge sur l’utilité de ces conseils.

Les protéines, un besoin vital mais pas toujours évident à couvrir

Les protéines jouent un rôle clé dans notre corps. Elles participent à la construction des muscles mais aussi à la fabrication d’enzymes digestives, d’hormones ou d’anticorps. Leur absence peut entraîner fatigue, perte de masse musculaire, fragilité du système immunitaire ou problèmes de peau. Depuis quelques mois, elles sont devenues un véritable enjeu pour bien vieillir.

Quelle quantité de protéines pour les seniors ?

Les recommandations actuelles préconisent un apport minimum de 0,83 g de protéines par kilo de poids corporel par jour. Cependant, il est souvent conseillé d’augmenter cette dose à 1 g par kilo après la ménopause, voire jusqu’à 2 g pour les personnes très sportives. Pour Anne-Laure, qui pèse 69 kilos, cela signifie qu’elle devrait consommer au moins 69 g de protéines chaque jour. Un exemple : un morceau de poisson ou un steak de 100 g fournit environ 25 g de protéines.

Comment couvrir ses besoins sans manger de viande ?

Anne-Laure avoue manger moins de viande dernièrement, ce qui pourrait expliquer une sensation de fatigue. Je lui explique qu’il existe d’autres sources riches en protéines : le poisson, les œufs, les produits laitiers, mais aussi le tofu, le tempeh, les légumes secs, le quinoa ou les graines oléagineuses. Ces aliments permettent d’assurer un apport suffisant sans consommer forcément de la viande.

Faut-il privilégier les produits enrichis ?

Anne-Laure se demande si elle peut aussi manger des pâtes enrichies en protéines ou utiliser de la poudre de protéines comme sa belle-fille. Je lui conseille de privilégier autant que possible des aliments « vrais ». En analysant son alimentation, je remarque surtout un manque de régularité dans sa consommation de protéines. Certains jours, elle couvre ses besoins, d’autres pas du tout. L’objectif est d’étaler ses apports pour maintenir un niveau d’énergie stable et améliorer son endurance physique.

Adapter son alimentation et son mode de vie

Anne-Laure n’a plus vraiment envie de manger de la viande le soir. Pas de souci : elle peut privilégier le petit-déjeuner et le déjeuner pour ses apports en protéines. Elle découvre le plaisir de commencer la journée avec un œuf à la coque ou un bol de fromage blanc avec des amandes et des fruits. Au déjeuner, elle peut ajouter du poulet ou du poisson dans ses salades. Le soir, des légumes secs, du fromage ou du quinoa complètent ses repas.

Je lui conseille également d’augmenter légèrement son activité physique : marcher, nager, jardiner. En effet, les protéines seules ne suffisent pas à construire du muscle. C’est la combinaison entre une alimentation adaptée et une activité physique régulière qui permet de développer une masse musculaire solide, essentielle pour maintenir un poids équilibré et une bonne santé.

L’expert

Sophie Janvier, diététicienne nutritionniste et auteure de La Méthode douce pour mieux manger, apporte ces conseils pour bien vieillir en conservant une alimentation équilibrée.

Popular Posts

My Favorites

Pass sanitaire et masque : les règles vont bientôt changer

Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, a annoncé la fin du masque au 4 octobre dans les départements où le ...