Ménopause et problèmes urinaires : le secret inattendu des sous-vêtements à découvrir
Les problèmes urinaires liés à la ménopause deviennent souvent plus fréquents et plus gênants, car ils ont tendance à récidiver. Pour préserver cette zone sensible, il est essentiel de choisir ses produits d’hygiène et de faire attention à son alimentation. Mais une habitude apparemment anodine peut également jouer un rôle, comme le souligne la Dre Anika Ackerman, urologue interrogée par le magazine Parade.
Il s’agit du port des sous-vêtements, et en été, des maillots de bain. « Chez les femmes, les sous-vêtements très serrés et peu respirants peuvent créer un environnement chaud et humide, susceptible de provoquer des irritations cutanées ou de perturber l’équilibre de la flore vaginale », explique l’urologue.
Un environnement favorable aux infections et irritations
Ce n’est pas le sous-vêtement en soi qui pose problème, mais plutôt l’environnement qu’il peut favoriser. La chaleur, surtout en période de canicule ou d’exposition au soleil, l’humidité et les frottements peuvent irriter la peau et perturber l’équilibre des bactéries et levures autour de la vulve.
« Bien que cela ne provoque pas directement d’infection urinaire, l’irritation et les modifications de l’environnement local peuvent rendre certaines femmes plus vulnérables, notamment celles qui souffrent déjà d’infections récurrentes. Anatomiquement, les femmes sont plus sujettes aux infections urinaires car leur urètre est plus court, ce qui explique que ce problème soit moins fréquent chez les hommes », précise la Dre Ackerman.
Les conseils de l’urologue pour le choix des sous-vêtements
Des marques rouges sur la peau, des pincements, des frottements ou une sensation de gêne lors des mouvements peuvent indiquer que les sous-vêtements sont trop serrés. « Ils retiennent la chaleur et l’humidité, ce qui peut provoquer des irritations, des rougeurs ou des dermatites de contact. Chez les personnes qui transpirent beaucoup ou qui font du sport, ils peuvent aussi favoriser les mycoses vaginales », indique l’urologue.
« Si vous remarquez des rougeurs persistantes, des démangeaisons ou des boutons douloureux, cela peut venir de vos sous-vêtements », recommande la spécialiste. Elle conseille de privilégier des modèles bien ajustés, mais pas trop serrés, en matières qui laissent circuler l’air et évacuent l’humidité. Le coton reste l’un des meilleurs choix, car il est respirant, absorbe l’humidité et limite la chaleur », ajoute-t-elle.
Précautions à prendre en été
Lorsque la chaleur monte ou lors d’activités sportives, la transpiration peut rendre la zone intime très humide. La Dre Ackerman recommande alors de porter des sous-vêtements en tissu technique respirant.
Elle met également en garde contre une habitude courante : garder un maillot de bain humide pendant longtemps. « L’humidité favorise la prolifération des levures et des bactéries », rappelle-t-elle. Il est aussi conseillé de ne pas garder sa culotte toute la nuit. « Surtout pour les femmes sujettes aux mycoses vaginales ou aux irritations vulvaires. Dormir sans sous-vêtements peut favoriser l’aération et limiter l’humidité ».













