Avec l’arrivée du printemps, les bottes cèdent leur place aux chaussures plus légères. Cependant, ce changement peut provoquer des douleurs aux pieds, surtout si l’on opte pour des modèles inadaptés. Ballerines très plates, mocassins fins ou petites sandales rigides peuvent entraîner des problèmes comme des talons brûlants, des tensions dans la voûte plantaire ou la compression des orteils.
Ce passage à des chaussures printanières peut également favoriser l’apparition de douleurs plantaires, le début d’hallux valgus ou des tensions dorsales, en particulier après 50 ans. La podologue américaine Janine Ferrigno-Taddeo recommande des modèles dotés d’un bout arrondi, avec un petit talon, des semelles robustes et antidérapantes. Trois types de chaussures se démarquent selon elle.
Pourquoi le choix des chaussures est important au printemps
Lorsque l’on passe de chaussures épaisses et solides en hiver à des modèles plus fins et très plates, le poids du corps se reporte principalement sur le talon et l’avant du pied. La voûte plantaire perd de son soutien, ce qui peut provoquer ou aggraver des douleurs comme la fasciite plantaire ou des douleurs au talon. Ces microtraumatismes se répètent, surtout chez les personnes qui marchent beaucoup.
Avec l’âge, les ligaments se relâchent et l’équilibre devient plus fragile. Il est donc essentiel de privilégier des chaussures confortables pour le printemps, qui maintiennent bien le talon et offrent une bonne adhérence au sol. Les podologues conseillent généralement un talon de 2 à 4 cm, évitant les hauteurs supérieures à 5 ou 6 cm pour un usage quotidien. Une forme large à l’avant limite la pression sur le gros orteil et prévient l’apparition d’un hallux valgus.
Les chaussures recommandées par les podologues
Selon les spécialistes, trois types de chaussures sont particulièrement adaptées :
Sneakers à bon amorti
Les sneakers munies d’une semelle épaisse sont un choix sûr pour le quotidien. Elles absorbent les chocs, stabilisent la foulée et laissent suffisamment de place aux orteils, surtout si le bout est rond. Des modèles inspirés des New Balance 574 ou dotés de technologies avec gel offrent un bon compromis entre confort et style urbain. Pour le printemps, elles se portent aussi bien avec un jean qu’avec une jupe ou un tailleur fluide.
Mocassins à semelle épaisse
Plus élégants, les mocassins à semelle épaisse évitent l’effet “claquette” qui cogne le talon à chaque pas. Leur semelle, légèrement crantée, soutient la voûte sans la bloquer. Le sabot en cuir, monté sur une base en bois ou en liège et doté d’un petit talon stable, constitue une alternative structurée à la ballerine plate, souvent dépourvue de maintien. Il allonge la silhouette tout en respectant la morphologie du pied, à condition de choisir des modèles avec une hauteur modérée.
Les conseils pour bien choisir ses chaussures
Pour éviter les erreurs lors de l’essayage, quelques astuces simples sont recommandées :
- Plier la chaussure : elle doit fléchir au niveau des orteils, pas au milieu.
- Pincer l’arrière : le contrefort du talon doit rester ferme, sans s’écraser.
- Vérifier l’espace : laisser environ un pouce devant le gros orteil le plus long.
- Marcher sur une surface lisse : le pied ne doit ni glisser ni bouger à l’intérieur.
Les personnes souffrant déjà de douleurs au talon préféreront une sneaker bien amortie, tandis que celles ayant un début d’hallux valgus opteront pour des mocassins ou des sabots à avant-pied large. Surtout après 50 ans, un talon bas, des semelles antidérapantes et des matières souples restent les meilleurs choix pour préserver la santé des pieds.








