Une étude remet en question certaines idées sur l’exercice après 65 ans
Perdre du poids après 65 ans sans perdre de muscle est souvent difficile. Une nouvelle étude scientifique propose une approche différente pour y parvenir, en mettant en avant une pratique sportive efficace.
Il est bien connu que rester actif est essentiel avec l’âge. Cependant, toutes les activités physiques ne se valent pas pour affiner la silhouette. Avec l’âge, la graisse a tendance à s’accumuler, surtout au niveau abdominal, et le métabolisme ralentit. Des chercheurs ont donc cherché à déterminer quelle activité sportive est la plus adaptée pour maigrir après 65 ans.
Une étude menée par des chercheurs de l’Université de la Sunshine Coast a suivi plus de 120 personnes âgées, avec un âge moyen de 72 ans. Leur indice de masse corporelle se situait autour de 26, ce qui est considéré comme une valeur normale pour cette tranche d’âge. Pendant six mois, chaque participant a effectué trois séances hebdomadaires de 45 minutes sur un tapis roulant, sous supervision. Les participants ont été répartis en trois groupes selon l’intensité de leur effort : faible, modérée ou élevée. La dernière catégorie comprenait des phases très soutenues, suivies de temps de récupération. L’objectif était d’évaluer comment la graisse corporelle évoluait au fil du temps.
Les résultats, publiés dans la revue Maturitas, montrent que tous les participants ont perdu de la graisse, quelle que soit l’intensité de leur exercice. La principale auteure de l’étude, Grace Rose, explique que seul l’entraînement par intervalles à haute intensité, ou HIIT, permettait de préserver la masse musculaire maigre. Elle précise également que les efforts d’intensité modérée ou faible ont tous deux contribué à améliorer la répartition du poids au niveau de l’abdomen, un point crucial pour la silhouette après 65 ans.
Comment se déroule l’entraînement HIIT
Le principe de l’entraînement le plus efficace réside dans sa méthode. La physiologiste explique que le HIIT consiste en des courtes périodes d’efforts très intenses, où la respiration devient difficile et il est difficile de parler, suivies de phases de récupération plus faciles. Selon les chercheurs, seul ce type d’exercice a permis de réduire significativement le pourcentage de graisse corporelle au cours des six mois d’étude.
Les auteurs soulignent toutefois que d’autres recherches seront nécessaires pour établir des recommandations médicales définitives. Néanmoins, ils insistent sur le fait qu’à cet âge, il est préférable de privilégier ce type d’activité plutôt que d’autres exercices aérobiques d’intensité moindre ou plus longue.








