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Vous êtes souvent épuisé(e) sans raison apparente ? Adopter cette liste de gestes peut tout changer, selon les experts

Vous vous levez déjà fatigué(e), avec en tête une longue liste de mails en retard, de colis à renvoyer ou de rendez-vous à fixer. Toute la journée, une petite voix vous rappelle « il ne faut pas oublier… » et le soir, il devient difficile de vraiment décrocher. Cette fatigue ne se limite pas au physique : selon les psychologues, elle est aussi mentale. Ils parlent de boucles ouvertes, ces tâches inachevées — appels, textos, formulaires, conversations — que l’on garde en tête sans les traiter.

Chacune de ces tâches occupe une partie de votre mémoire de travail. Elles s’accumulent et alimentent une fatigue mentale, même si votre journée n’a pas été particulièrement chargée. Ce phénomène contribue à un état de tension permanente dans le cerveau.

« Un état de tension mentale »

Ce mécanisme porte un nom : l’effet Zeigarnik. Il désigne la tendance du cerveau à mieux se souvenir d’une tâche inachevée que d’une tâche terminée. La podcasteuse Santé Liz Moody explique que tant que cette boucle reste ouverte, elle crée une tension mentale accrue. Elle précise que cette tension mobilise une partie importante de la mémoire de travail, maintenant active toute tâche en cours.

Quand ces rappels se multiplient, ils prennent toute la capacité disponible pour penser à autre chose. Résultat : il devient difficile de se concentrer ou de se détendre. Certaines boucles concernent des aspects liés à l’identité, ce qui peut rendre la fatigue encore plus lourde à gérer. Selon le psychologue Lee Chambers, une tâche repoussé, comme un message à un proche, peut aussi devenir une source d’épuisement. Il explique qu’on peut se percevoir comme un mauvais ami, ce qui amplifie la fatigue mentale.

Des gestes simples pour fermer ces boucles

  • Le « brain dump »

Le premier conseil des experts : noter tout ce qui vous trotte dans la tête. Lee Chambers recommande le « brain dump » : écrire toutes les pensées, toutes les tâches à faire, dans un carnet ou sur un support. Ce geste permet de libérer l’esprit et de gagner en clarté. Il confie que le fait de mettre ces tâches à plat lui donne un sentiment d’espace mental accru, car il ne doit plus les garder en tête.

  • Découper les projets en micro-étapes

Pour éviter que la liste de tâches ne devienne ingérable, il est conseillé de la découper en petites actions concrètes. Par exemple, au lieu d’écrire « faire la paperasse », il vaut mieux noter « scanner ce formulaire » ou « prendre rendez-vous chez le médecin ». Ecrire la prochaine étape précise vous donne une direction claire pour fermer cette boucle. Cela permet de voir des progrès concrets, plutôt qu’un chantier sans fin.

  • Finir ce que vous commencez

Liz Moody recommande aussi, dans la mesure du possible, de terminer chaque tâche commencée. Si vous pliez du linge, faites-le jusqu’au bout. Si vous commencez à rédiger un email, envoyez-le avant de passer à autre chose. Cela évite d’accumuler des tâches inachevées qui occupent votre esprit.

  • Appliquer la règle des cinq minutes

Lorsque certaines tâches semblent longues ou intimidantes, le psychologue Ryan Howes suggère la règle des cinq minutes. Il conseille de se dire : « Je vais faire cette tâche pendant cinq minutes » — par exemple, répondre à des emails ou nettoyer une pièce. Souvent, une fois ces cinq minutes écoulées, on se sent capable de continuer ou de s’arrêter en ayant accompli quelque chose.

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