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Dans un cabinet médical à New York, Aileen Weintraub, une femme sportive et végétarienne dans la quarantaine, apprend que son taux de cholestérol est trop élevé. Dans sa famille, presque tout le monde prend des statines, des médicaments contre le cholestérol. Elle pense alors que c’est une fatalité pour elle. Son médecin lui explique que ces médicaments restent le meilleur moyen de réduire le risque d’accident vasculaire cérébral (AVC). Elle repart avec une ordonnance, qu’elle accepte à contrecoeur.

Pendant dix ans, elle croit qu’elle ne pourra jamais faire mieux que les médicaments pour contrôler son cholestérol. Mais tout change lorsqu’elle part plusieurs mois en Espagne. Deux semaines après son retour, son bilan annuel révèle une baisse importante de son cholestérol. Journaliste pour Eating Well, elle partage cette expérience.

Cholestérol : une alimentation adaptée peut faire la différence même si c’est héréditaire

De nombreuses personnes atteintes d’un cholestérol d’origine héréditaire se sentent impuissantes face à la maladie. Pourtant, des études montrent que le mode de vie peut avoir un impact. Adopter un régime alimentaire proche du régime crétois, riche en légumes, fruits, légumineuses, céréales complètes et bonnes graisses, permet d’abaisser le mauvais cholestérol (LDL). En même temps, il aide à préserver le bon cholestérol (HDL) et à réduire les triglycérides.

Ce type d’alimentation constitue la base du régime méditerranéen, considéré comme le plus sain au monde. Il est reconnu pour améliorer la santé cardiovasculaire, mais aussi la santé du cerveau, renforcer l’immunité et réduire le risque de cancer. Ce régime privilégie les fruits et légumes frais, tout en évitant les aliments ultra-transformés, l’alcool et la viande.

Une alimentation sans beurre, avec de l’huile d’olive

En Espagne, le régime alimentaire d’Aileen comprenait tapas de morue, paellas onctueuses, fromages au lait entier, sardines grillées et olives. Elle remarque rapidement qu’il y a peu de beurre, même sur le pain.

Elle explique : « J’ai remplacé le beurre par l’huile d’olive. Lors de ma première soirée à Madrid, je suis arrivée affamée à une dégustation de tapas. On a commencé par du cabillaud frit, cuit dans une huile d’olive de qualité, très fraîche et croustillante, qui était rassasiante sans être lourde. Ensuite, nous avons partagé un plat de champignons vapeur avec des dés de tomates, puis une petite assiette de crevettes à l’ail marinées dans de l’huile d’olive, accompagnées d’un morceau de pain.« 

Il n’est pas nécessaire de vivre en Espagne pour réduire sa consommation de beurre ou les portions. Utiliser des assiettes plus petites et remplacer le beurre par de l’huile d’olive peut faire toute la différence.

Pour rester actif, la journaliste marche régulièrement. À Valence, dans les musées ou au parc du Retiro à Madrid, elle parcourt entre 11 et 19 kilomètres, sans faire de séance de sport organisée. La marche est aussi un moyen efficace pour réguler le mauvais cholestérol.

De retour chez elle, elle adopte de nouvelles habitudes

De retour en Amérique, Aileen confie avoir conservé ces bonnes pratiques : elle évite le beurre, qu’elle remplace par un filet d’huile d’olive, utilise des assiettes plus petites et cuisine davantage chez elle. Pour rester active, elle se gare plus loin, prend les escaliers et propose à ses amis des balades plutôt que des repas au restaurant.

Ces habitudes s’inscrivent dans le mode de vie méditerranéen, basé sur les graisses insaturées, les fibres solubles et la marche quotidienne. Elles complètent les traitements médicaux en cas de cholestérol, de diabète ou d’autres maladies.

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