Depuis le 1er juillet, le coût de l’aide à domicile a augmenté pour près de 350 000 employeurs particuliers. Cette hausse résulte d’une décision du gouvernement visant à réduire certains avantages fiscaux liés à l’emploi d’aides à domicile pour les seniors.
Jusqu’à présent, les personnes de plus de 70 ans bénéficiaient d’une exonération automatique des cotisations patronales lorsqu’elles employaient une aide à domicile. Cette exonération a été supprimée pour la tranche d’âge 70-79 ans, suite à un décret publié le 8 avril 2026. Concrètement, cela signifie que ces employeurs doivent désormais payer l’intégralité des charges sociales pour leur salarié.
Un changement de seuil d’âge pour l’exonération
Ce changement majeur concerne le seuil d’âge permettant de bénéficier de cette exonération. Jusqu’à maintenant, il suffisait d’avoir 70 ans pour en bénéficier sans condition de revenus. Désormais, ce seuil est fixé à 80 ans, ce qui implique que les employeurs âgés de 70 à 79 ans doivent payer les cotisations sociales.
Initialement prévu pour le 1er janvier 2026, ce recul du seuil a été repoussé face aux protestations du secteur de l’aide à domicile. La mesure entraîne une augmentation des dépenses pour ces employeurs, qui devront financer ces charges sociales supplémentaires.
Qui est concerné et quelles exceptions existent ?
Cette réforme concerne environ 350 000 employeurs particuliers. Cependant, des exceptions importantes ont été prévues. Les seniors qui perçoivent l’Allocation personnalisée pour l’autonomie (APA) ou la Prestation de compensation du handicap (PCH) continueront de bénéficier de l’exonération, quel que soit leur âge.
Ce dispositif vise à concentrer l’aide publique sur les personnes en perte d’autonomie avérée, plutôt que sur un simple critère d’âge. Ainsi, les employeurs de 70 à 79 ans ne percevant aucune de ces aides devront supporter des coûts supplémentaires.
Une mesure budgétaire pour l’État
Le gouvernement estime que cette réforme permettra d’économiser environ 100 millions d’euros. La décision s’inscrit dans une volonté de réduire ce qu’il qualifie de « niche sociale ». Selon une source du ministère du Travail, il était considéré comme anormal que le dispositif profite à certains en fonction uniquement de leur âge, sans tenir compte de leur situation financière ou de leur dépendance.
En recentrant l’aide sur des critères de dépendance, cette mesure vise à mieux cibler l’aide publique et à réduire les dépenses sociales dans ce secteur.








