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Lorsque les températures baissent, les moyens de se réchauffer ne manquent pas. Pourtant, avec les années, certaines personnes deviennent plus frileuses et supportent moins bien les matinées fraîches. Ce changement n’est pas seulement une impression. Le vieillissement modifie plusieurs mécanismes qui permettent à l’organisme de maintenir sa température interne. Le docteur Jean-Marc Sène résume cette évolution par une image parlante : « On sait qu’avec le temps, avec l’âge, notre métabolisme, c’est-à-dire notre chaudière interne, diminue ». Cette transformation est progressive, mais elle n’empêche pas d’agir au quotidien pour mieux résister au froid.

Pourquoi devient-on plus frileux après 40 ans ?

Un métabolisme qui produit progressivement moins de chaleur

Pour maintenir sa température autour de 37 °C, le corps dépense de l’énergie et produit de la chaleur grâce à son activité métabolique. Or, avec l’âge, ce fonctionnement évolue. Le métabolisme de repos, la composition corporelle et le niveau d’activit é influencent la quantité de chaleur générée. Ainsi, certaines personnes ressentent davantage les baisses de température, particulièrement lorsqu’elles restent immobiles longtemps. Le cap des 40 ans évoqué par le médecin correspond à une période où ces changements peuvent commencer à se faire sentir, sans constituer pour autant une échéance identique pour tout le monde. La sensation de froid dépend aussi de l’état de santé, de l’environnement et des habitudes de vie.

La perte musculaire fragilise notre capacité à nous réchauffer

Les muscles ne servent pas uniquement à marcher, porter des objets ou conserver son équilibre. Leur activité contribue également à la production de chaleur. Avec les années, la masse musculaire peut diminuer, c’est ce qu’on appelle la sarcopénie. Elle peut s’accentuer en cas de sédentarité, d’alimentation insuffisante ou de certaines maladies. Comme le souligne Jean-Marc Sène, cette perte musculaire participe à une moins bonne résistance au froid. La peau, qui peut devenir plus fine, protège aussi moins efficacement des déperditions thermiques.

Le cerveau régule moins efficacement la température corporelle

Le corps possède un véritable système de régulation thermique. Situé dans le cerveau, l’hypothalamus joue un rôle central dans ce mécanisme, il reçoit des informations sur la température et coordonne les réactions nécessaires pour préserver l’équilibre interne. Avec le vieillissement, cette régulation peut devenir moins efficace. En parallèle, les vaisseaux sanguins se contractent pour limiter les pertes de chaleur, ce qui peut refroidir les mains et les pieds, explique TF1 INFO. La circulation périphérique et la capacité à réagir rapidement au froid participent donc au ressenti. Les jeunes enfants régulent eux aussi moins efficacement leur température, car leurs mécanismes sont encore immatures. Toutefois, chez les adultes vieillissants, la diminution musculaire et les changements physiologiques expliquent une partie de cette frilosité accrue.

Les bons gestes pour conserver sa chaleur corporelle

Marcher quelques minutes pour relancer la production de chaleur

Lorsque le froid s’installe, rester immobile sous une couverture peut sembler tentant. Pourtant, une activité douce aide à stimuler la circulation et à solliciter les muscles. Le docteur Jean-Marc Sène conseille de bouger régulièrement, même pendant quelques minutes : marcher, monter des escaliers ou effectuer des mouvements adaptés à ses capacités suffit pour commencer. Au fil du temps, une activité régulière contribue également à préserver la masse musculaire, précieuse pour mieux résister aux températures basses. Il n’est pas nécessaire de pratiquer un sport intense, une routine réaliste et progressive suffit largement.

Miser sur des repas équilibrés et une hydratation régulière

L’alimentation contribue elle aussi au bon fonctionnement de l’organisme. Les protéines, présentes notamment dans les œufs, le poisson, la viande et les légumineuses, participent au maintien de la masse musculaire. Elles gagnent donc à être intégrées à des repas variés, associés à des légumes, des féculents et des matières grasses de qualité. Les soupes et les boissons chaudes procurent un réconfort immédiat, même si leur effet chauffant reste temporaire. Par ailleurs, il faut continuer à boire régulièrement, car la sensation de soif peut diminuer avec l’âge.

Superposer les vêtements et limiter les courants d’air chez soi

Pour conserver la chaleur, il est préférable de superposer plusieurs couches de vêtements plutôt que compter sur une seule pièce épaisse. Une première couche confortable, une deuxième isolante et une veste qui protège du vent forment un ensemble modulable selon les conditions. Un bonnet, des gants et des chaussettes chaudes permettent également de protéger les extrémités. À la maison, fermer les portes, limiter les courants d’air et installer des rideaux épais peut améliorer le confort. Une température intérieure adaptée est importante, notamment pour les personnes âgées ou fragiles. En France, 19 °C constitue un repère courant pour les pièces occupées, à ajuster selon les situations et les recommandations sanitaires. Enfin, si la frilosité devient soudaine, inhabituelle ou persistante, il est préférable d’en parler à un médecin.

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