Santé

Home Santé
Liste d'articles sur la saté

À partir de 75 ans, la perte irréversible de vitalité s’accélère

0

Une étude révèle l’âge auquel on atteint le « point de basculement » vers la fragilité

Des chercheurs de l’Université Dalhousie, au Canada, ont développé un modèle pour mieux comprendre le vieillissement. Selon eux, ce processus repose sur un équilibre fragile entre les dommages subis par l’organisme et sa capacité à les réparer. Leur étude indique que cet équilibre se rompt généralement entre 73 et 76 ans. Passé cet âge, la capacité de récupération des personnes diminue durablement, ce qui entraîne une augmentation des problèmes de santé.

Les travaux, disponibles en prépublication sur arXiv, décrivent ce moment comme celui où « la robustesse et la résilience deviennent insuffisantes ». Après cette étape, la santé des individus tend à se dégrader de manière progressive. Ce seuil, souvent appelé la fragilité, représente une vulnérabilité accrue face aux maladies. Il est souvent évalué à l’aide d’un indice basé sur divers déficits de santé.

Plusieurs tournants dans la vie

Ce travail s’inscrit dans une recherche plus large montrant que le vieillissement ne se déroule pas de manière linéaire. D’autres études ont déjà identifié deux phases d’accélération du vieillissement, autour de 44 et 60 ans. Un autre tournant, vers 50 ans, correspond à une intensification du déclin des organes. À un âge plus avancé, ce seuil critique marque un moment où le corps ne peut plus compenser les dommages accumulés.

Pour établir ce point de bascule, les chercheurs ont analysé les données de l’étude américaine Health and Retirement Study ainsi que d’une étude longitudinale britannique sur le vieillissement. Ces recherches regroupent plus de 65 000 consultations médicales concernant près de 13 000 personnes, dont l’âge moyen est de 67 ans.

En suivant l’évolution de leur indice de fragilité, les chercheurs ont constaté que les événements indésirables liés à la santé et le temps nécessaire à la récupération augmentaient avec l’âge. Cependant, après 75 ans environ, la capacité de récupération ne parvenait plus à suivre le rythme des problèmes de santé, ce qui faisait rapidement augmenter le risque de mortalité.

Anticiper et retarder la fragilité

Bien que ces résultats puissent sembler décourageants, ils offrent aussi des perspectives d’intervention. Les chercheurs soulignent que réduire les facteurs de stress avant d’atteindre ce seuil critique pourrait ralentir l’accumulation de déficits de santé. De même, améliorer l’état de santé global des personnes avant 75 ans serait plus efficace que de tenter de freiner le déclin une fois qu’il est engagé.

Enfin, cette étude met en évidence l’intérêt des modèles mathématiques pour mieux comprendre et prévoir l’évolution de la santé à long terme. Ces outils peuvent aider chercheurs et médecins à anticiper les besoins des personnes âgées et peut-être à retarder l’apparition de la fragilité.

Polyarthrite rhumatoïde : mieux la comprendre et la combattre

0

La polyarthrite rhumatoïde est une maladie inflammatoire chronique qui touche principalement les articulations. Elle provoque des douleurs, une raideur, ainsi qu’une sensation de fatigue. Elle peut aussi avoir des effets importants sur la qualité de vie des personnes atteintes. Comprendre comment la maladie évolue, connaître les traitements disponibles et adopter des stratégies pour mieux vivre sont essentiels pour les patients et leurs proches. Cet article offre une synthèse claire sur la polyarthrite rhumatoïde, ses avancées, ses traitements et ses enjeux.

Qu’est-ce que la polyarthrite rhumatoïde ?

La polyarthrite rhumatoïde (PR) est une maladie auto-immune caractérisée par une inflammation persistante des articulations. Elle touche surtout les petites articulations des mains, des poignets et des pieds, mais peut également concerner d’autres zones comme les épaules, les genoux ou la colonne vertébrale. La maladie se manifeste par des douleurs constantes, une raideur matinale pouvant durer plusieurs heures, ainsi que par un gonflement et parfois des déformations si elle n’est pas traitée rapidement.

Comment évolue la polyarthrite rhumatoïde ?

Les phases de la maladie

La progression de la PR peut varier selon la rapidité de son diagnostic et l’efficacité du traitement. Elle se déroule généralement en plusieurs étapes :

  • Phase initiale : La maladie débute souvent par des douleurs et une raideur le matin. Ces symptômes peuvent apparaître de façon intermittente ou continue. Le diagnostic à cette étape peut être difficile, car ils ressemblent à ceux d’autres maladies inflammatoires.
  • Phase active : Si elle n’est pas traitée, la PR peut provoquer une inflammation qui détruit progressivement le cartilage et l’os autour des articulations. Cela peut entraîner des déformations, une perte de mobilité et une gêne importante au quotidien.
  • Phase chronique : Après plusieurs années, certains patients voient leur maladie se stabiliser grâce aux traitements, tandis que d’autres peuvent évoluer vers une invalidité plus ou moins grave.

Les facteurs qui influencent l’évolution

Plusieurs éléments peuvent jouer sur la façon dont la maladie progresse :

  • La rapidité du diagnostic et la mise en place d’un traitement adapté
  • Le respect du traitement et la régularité dans la prise des médicaments
  • La présence de facteurs de risque comme le tabac ou des antécédents familiaux
  • La réponse individuelle au traitement

Il est crucial d’intervenir dès l’apparition des premiers symptômes pour limiter les dégâts et préserver la mobilité.

Les traitements de la polyarthrite rhumatoïde : progrès et options

Les médicaments classiques

Les traitements ont beaucoup évolué ces dernières années. Aujourd’hui, plusieurs types de médicaments sont utilisés :

  • Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) : Ils soulagent la douleur et réduisent l’inflammation, mais ne ralentissent pas l’évolution de la maladie.
  • Les corticostéroïdes : Utilisés pour calmer rapidement les poussées, ils peuvent être pris par voie orale ou injectable. Leur utilisation prolongée doit être limitée en raison des effets secondaires possibles.
  • Les médicaments de fond (DMARDs) : Leur rôle est de ralentir ou d’arrêter la progression de la maladie. Le méthotrexate est le traitement de référence, souvent associé à d’autres DMARDs ou à des biothérapies.

Les biothérapies et les nouveaux traitements

Depuis une dizaine d’années, les biothérapies ont révolutionné la prise en charge de la PR. Ces médicaments ciblent précisément certains acteurs du processus inflammatoire, permettant souvent une meilleure efficacité avec moins d’effets secondaires. Parmi ces traitements, on trouve :

  • Les inhibiteurs du TNF-alpha, comme l’adalimumab ou l’étanercept
  • Les inhibiteurs de Janus kinase (JAK), comme le tofacitinib

Plus récemment, des traitements oraux plus efficaces et mieux tolérés ont été développés, offrant un confort accru aux patients et facilitant la gestion de la maladie.

Les enjeux pour la qualité de vie des patients

Les impacts physiques et psychologiques

La polyarthrite rhumatoïde peut fortement affecter la vie quotidienne. La douleur chronique, la fatigue intense et la raideur peuvent limiter la capacité à effectuer des gestes simples comme se laver, s’habiller ou cuisiner. La déformation des articulations peut aussi entraîner une perte d’autonomie.

Au-delà des impacts physiques, la maladie peut conduire à un isolement social, à de l’anxiété ou à la dépression, surtout si la prise en charge n’est pas optimale ou si les symptômes ne sont pas bien contrôlés.

Les stratégies pour améliorer la qualité de vie

Pour mieux vivre avec la maladie, plusieurs approches sont recommandées :

  • Suivi médical régulier : Un suivi attentif permet d’adapter rapidement le traitement en cas d’effets secondaires ou d’échec thérapeutique.
  • Rééducation et kinésithérapie : Elles contribuent à maintenir la mobilité, renforcer les muscles autour des articulations et réduire la douleur.
  • Activité physique adaptée : La marche, la natation ou le yoga peuvent aider à diminuer la raideur et à améliorer la condition physique.
  • Gestion du stress et soutien psychologique : Prendre en charge l’aspect psychologique est essentiel pour vivre mieux avec la maladie.
  • Aménagements du logement et du poste de travail : Adapter son environnement peut réduire les contraintes et préserver l’autonomie.

Les avancées et l’avenir dans la prise en charge

La recherche continue à progresser, ouvrant de nouvelles perspectives pour les personnes atteintes de polyarthrite rhumatoïde. La médecine personnalisée, basée sur des biomarqueurs, pourrait permettre d’adapter encore plus précisément les traitements à chaque patient. De nouvelles molécules, moins coûteuses et mieux tolérées, sont en cours de développement. La sensibilisation et l’éducation des patients jouent également un rôle crucial pour une meilleure gestion de la maladie.

Grâce aux traitements modernes, la majorité des patients parviennent aujourd’hui à mener une vie active et à limiter les handicaps liés à la maladie. La clé réside dans une prise en charge précoce, une adhésion rigoureuse au traitement et un suivi pluridisciplinaire adapté.

Allergies : le meilleur moment pour consulter avant qu’il ne soit trop tard

0

Le bon moment pour consulter un allergologue (et pas seulement au printemps)

Les allergies ne se limitent pas à la saison des fleurs ou au printemps. Beaucoup de personnes pensent qu’il faut attendre que les symptômes apparaissent pour consulter un allergologue. Pourtant, cela peut parfois être tardif ou peu efficace. Il existe plusieurs moments propices pour faire évaluer ses allergies. Mieux les connaître permet de mieux les gérer ou même de les prévenir. Comprendre quand consulter un spécialiste aide à éviter des complications, à adapter les traitements et à améliorer la qualité de vie tout au long de l’année.

Les différentes périodes clés pour consulter un allergologue

Avant le début de la saison des allergies

Il est conseillé de prévoir une consultation avant le début des périodes de pollens, surtout si vous avez déjà des antécédents ou des symptômes récurrents. Par exemple, si vous avez déjà souffert d’éternuements, de démangeaisons ou de congestion nasale lors de précédentes saisons, il peut être utile de faire un bilan allergologique au début du printemps ou à la fin de l’hiver. Cela permet de confirmer le type d’allergie (pollens, acariens, animaux…) et de mettre en place un traitement préventif, comme la désensibilisation ou des médicaments à prendre en anticipation.

En dehors des saisons traditionnelles

Les allergies ne se limitent pas au printemps. Elles peuvent aussi apparaître en été, en automne ou en hiver. Par exemple, une personne allergique aux moisissures ou aux acariens peut ressentir des symptômes toute l’année. Consulter un allergologue en dehors des périodes de forte pollution ou de floraison peut aider à identifier la cause précise des symptômes. Cela permet aussi d’adapter la prise en charge pour éviter que l’allergie ne s’aggrave ou ne devienne chronique.

Lors de l’apparition de symptômes inhabituels ou persistants

Il est important de consulter dès que vous remarquez des symptômes inhabituels ou qui ne disparaissent pas malgré un traitement de base. Par exemple, une congestion nasale qui dure plus d’une semaine ou des éternuements fréquents en dehors de la saison des pollens. Ces signes peuvent indiquer une allergie aux animaux, aux moisissures ou à d’autres allergènes présents à l’intérieur des maisons. Un diagnostic précis évite que les symptômes deviennent chroniques et permet de mettre en place une stratégie adaptée.

Lorsque les traitements en vente libre ne suffisent pas

De nombreux patients tentent de gérer leurs allergies avec des médicaments en vente libre. Mais si ces traitements ne soulagent pas suffisamment ou si les symptômes reviennent rapidement, il est recommandé de consulter un allergologue. Ce spécialiste pourra réaliser des tests spécifiques, comme le prick-test ou une prise de sang, pour identifier l’allergène responsable. Il pourra aussi proposer une thérapie adaptée, comme la désensibilisation.

Les bénéfices d’une consultation précoce ou régulière

  • Meilleure gestion des symptômes : en identifiant précisément l’allergène, on peut éviter l’exposition ou prendre des mesures préventives.
  • Mise en place de traitements personnalisés : médicaments, injections ou conseils pour réduire l’exposition aux allergènes.
  • Prévention des complications : comme l’asthme allergique ou la sinusite chronique, qui peuvent apparaître si l’allergie n’est pas traitée rapidement.
  • Amélioration de la qualité de vie : moins de jours d’arrêt de travail, moins de gêne au quotidien, meilleure concentration et plus de confort.

Comment se préparer à une consultation chez l’allergologue ?

Pour optimiser votre rendez-vous, il est conseillé de :

  • Noter tous vos symptômes, leur fréquence, leur intensité et leur moment d’apparition.
  • Faire une liste de vos antécédents familiaux d’allergies ou d’asthme.
  • Préparer une liste d’éventuelles expositions : animaux, poussière, moisissures, pollen ou produits chimiques.
  • Apporter tous les médicaments que vous utilisez, même ceux en vente libre.

Ces éléments aideront l’allergologue à établir un diagnostic précis et à proposer une prise en charge adaptée à votre situation.

Les enjeux de la désensibilisation et des traitements à long terme

La désensibilisation, appelée aussi immunothérapie allergénique, consiste à exposer progressivement le patient à l’allergène pour réduire sa sensibilité. Elle est efficace pour les allergies aux pollens, aux acariens ou aux venins d’insectes. Cette thérapie est particulièrement recommandée si les symptômes sont fréquents ou invalidants. Il est important de commencer le traitement avant que l’allergie ne devienne chronique ou ne cause des complications respiratoires.

Conclusion : ne pas attendre que l’allergie devienne gênante

Consulter un allergologue ne se limite pas à la saison des pollens ou en période de crise. Il est souvent avantageux d’anticiper et de faire diagnostiquer ses allergies dès que possible. Cela permet de prévenir une aggravation ou de mieux vivre avec. Une prise en charge précoce facilite une gestion plus efficace, adaptée à chaque personne, et réduit l’impact de l’allergie sur la vie quotidienne. N’attendez pas que les symptômes deviennent insupportables : prendre rendez-vous dès les premiers signes ou en période calme peut faire toute la différence.

Transgene décroche 105 millions d’euros pour révolutionner la lutte contre le cancer

0

Une levée de fonds importante pour la start-up française Transgene

La société française Transgene, spécialisée dans la recherche de vaccins contre certains types de cancers, a réussi à lever 105 millions d’euros. Cette somme doit lui permettre de continuer ses essais cliniques et d’accélérer le développement de ses traitements.

Dans un communiqué publié le 27 novembre, la biotech a annoncé cette levée de fonds, qui a été réalisée auprès d’investisseurs français et européens, notamment du secteur de la santé. Parmi eux, figurent l’Institut Mérieux via TSGH et le Groupe Dassault, aux côtés des principaux actionnaires historiques de la société.

Des essais encore en phase précoce

Le président de Transgene, Alessandro Riva, a souligné que cette opération témoigne de l’intérêt que portent les investisseurs à leur stratégie. La société développe notamment une plateforme de vaccins thérapeutiques individualisés appelée myvac®.

Les vaccins de Transgene ciblent certains cancers, comme ceux de la tête et du cou. La méthode consiste à prélever des cellules tumorales, puis à les réinjecter pour entraîner le système immunitaire à les éliminer. La société est encore à un stade d’essais précoces, en phase 1 ou 2, réalisés sur un nombre réduit de patients.

Les fonds levés serviront à poursuivre ces essais et à en démarrer de nouveaux. Alessandro Riva précise que leur feuille de route prévoit de continuer la phase 2, avec des résultats attendus d’ici fin 2027 ou début 2028, et de lancer un nouveau test en phase 1 dans une autre indication.

Vers une étude « pivot » pour une possible commercialisation

Transgene prévoit également d’utiliser ces financements pour préparer une étude dite « pivot » ou phase 3. Si cette étape s’avère concluante, elle pourrait mener à une demande d’autorisation de mise sur le marché.

Le président de la société indique que ces avancées rapprochent Transgene de son objectif : créer une nouvelle génération de vaccins thérapeutiques, adaptés à chaque patient, pour traiter des tumeurs solides à un stade précoce et à risque de rechute.

Grève des médecins libéraux en janvier contre le budget 2026

0

Appel à la grève des médecins libéraux contre le projet de budget 2026

Le syndicat UFML, représentant les médecins libéraux, a lancé un appel à la grève pour le mois de janvier 2024. Il menace de cesser toute activité si les mesures « destructrices » du projet de budget de la Sécurité sociale pour 2026 sont maintenues.

Ce mercredi 26 novembre, UFML a annoncé que ses membres organiseront une grève de dix jours si le budget est adopté avec ces dispositions. Les praticiens sont invités à fermer leurs cabinets entre le 5 et le 15 janvier. Ils se disent prêts à rouvrir leurs rendez-vous si les articles contestés sont supprimés lors de la discussion parlementaire.

Le président de l’UFML, le Dr Jérôme Marty, a exprimé sa colère lors d’une conférence de presse. Il a évoqué une attaque sans précédent contre leur profession et une forte mobilisation de médecins en difficulté face à ces mesures.

Les mesures contestées par les syndicats

L’UFML est l’un des quatre syndicats représentatifs chez les médecins généralistes et spécialistes, avec environ 17 % des voix aux dernières élections professionnelles en 2021. Il partage cette opposition avec le syndicat de chirurgiens, Le Bloc, qui prévoit également une grève massive entre le 5 et le 19 janvier. Certains praticiens envisagent même de s’exiler à Bruxelles pour éviter d’être réquisitionnés par les autorités.

Parmi les mesures du projet de budget, figure notamment une sur-cotisation sur les honoraires additionnels des médecins du secteur 2, qui pratique des dépassements d’honoraires, ainsi que sur les revenus du secteur 3, qui ne sont pas conventionnés. Les syndicats réclament leur suppression.

Les syndicats dénoncent aussi la possibilité pour l’Assurance maladie de revoir unilatéralement certains tarifs lorsque la rentabilité est jugée excessive. Les secteurs visés incluent la radiothérapie, l’imagerie, la dialyse ou la néphrologie.

Opposition à la réforme et à la révision tarifaire

Les professionnels de santé s’opposent également à un amendement adopté par l’Assemblée nationale, qui prévoit la suppression d’abattements fiscaux dont bénéficient certains médecins conventionnés.

Ils critiquent aussi la progression limitée du budget alloué à la médecine de ville en 2026, qui augmente nettement moins que celui des hôpitaux. Selon la version initiale du gouvernement, l’enveloppe pour la médecine de ville devait augmenter de 0,9 %, contre 2,4 % pour l’hôpital.

Appel à une médiation

Le Dr Marty a indiqué que les syndicats allaient saisir le Premier ministre et le président de la République. Il a souligné la nécessité qu’une autorité arbitre le dossier, estimant que cette responsabilité revient à Emmanuel Macron.

Détectez et stoppez le rhume dès ses premiers signes pour le combattre efficacement

0

Commencer à lutter contre le rhume dès les premiers signes

Les premiers froids ont commencé à blanchir les campagnes françaises et les maladies hivernales s’installent. Nez qui coule, éternuements, gorge irritée… Plusieurs virus, comme les rhinovirus, adénovirus ou coronavirus, peuvent provoquer ces symptômes. Il est possible d’en attraper plusieurs à la fois.

Votre système immunitaire joue un rôle clé dans la lutte contre ces infections. Sa bonne santé dépend aussi de votre mode de vie, notamment de votre alimentation, de votre sommeil et de vos activités en extérieur.

Adopter une alimentation colorée

Bien que ce ne soit pas une solution miracle, une alimentation riche en vitamine C aide à renforcer votre immunité. Selon Stefan Pasiakos, expert en compléments alimentaires, cette vitamine favorise la production de protéines qui protègent les cellules contre les virus. Elle renforce aussi l’action des globules blancs, notamment des phagocytes, pour combattre les agents pathogènes. La vitamine A et la vitamine D jouent également un rôle important dans le fonctionnement du système immunitaire.

Pour bénéficier de ces vitamines, il est conseillé d’avoir une alimentation variée et colorée, riche en fruits et légumes. Pour la vitamine D, il est recommandé d’intégrer des poissons gras et des œufs à ses repas. Si nécessaire, une supplémentation peut être envisagée, mais toujours en consultation avec un médecin.

Prendre soin de ses intestins

Les recherches montrent que la santé intestinale influence directement l’efficacité du système immunitaire. Un déséquilibre du microbiote est souvent observé chez les personnes atteintes de maladies auto-immunes. Les cellules de défense immunitaire vivent dans le microbiote, qui se nourrit notamment de fibres. Ces fibres alimentent le microbiote, essentiel pour la production de cellules immunitaires et le maintien d’une bonne santé.

Les aliments fermentés comme la choucroute crue, les yaourts ou le kombucha favorisent également une bonne santé intestinale.

Se reposer et profiter de la nature

Un autre facteur important est le sommeil. Manquer de repos ou être stressé affaiblit le système immunitaire. Il est donc essentiel de dormir suffisamment et de prendre du temps pour se détendre en plein air.

Selon Farzanah Nasser, la nature libère des substances chimiques qui renforcent notre immunité. Ces substances, produites par les arbres et les plantes, stimulent le système nerveux parasympathique, responsable du repos et de la digestion, tout en réduisant le taux de cortisol, l’hormone du stress. Passer du temps dans un parc ou en forêt est donc bénéfique pour votre santé.

2024 : La consommation d’antibiotiques explose en France, un enjeu de santé majeur

0

En 2024, environ 27,2 millions de patients en France ont reçu au moins une prescription d’antibiotiques au cours de l’année. Cela représente près de 40 % de la population. La consommation en secteur de ville s’élève à 22,1 doses définies journalières (DDJ) pour 1000 habitants et par jour, soit une augmentation de 5,4 % par rapport à 2023. En termes de prescriptions, le chiffre atteint 860 pour 1000 habitants par an, en hausse de 4,8 % par rapport à l’année précédente.

Cette augmentation de la consommation d’antibiotiques a été rapportée par Santé publique France, à l’occasion de la Semaine mondiale de sensibilisation à la résistance aux antimicrobiens, qui s’est tenue du 18 au 24 novembre 2025. Après une baisse importante en 2020, due aux confinements liés à la pandémie, puis des fluctuations entre 2021 et 2023, l’année 2024 montre une reprise. La reprise s’explique en partie par le retour des consultations et une circulation plus importante des infections hivernales comme la grippe, la bronchiolite ou la coqueluche. La consommation d’antibiotiques reste en effet très saisonnière, avec des volumes plus élevés en hiver et plus faibles en été.

Qui consomme le plus d’antibiotiques ?

Selon Santé publique France, cette hausse ne concerne pas tout le monde de la même manière. Les femmes représentent 57,5 % des prescriptions, alors qu’elles constituent 51,6 % de la population. Chez les 15-64 ans, la consommation est plus élevée chez les femmes (25,6 DDJ) que chez les hommes (18,9 DDJ) en 2024. À partir de 65 ans, c’est l’inverse : la consommation est plus importante chez les hommes, probablement en raison de traitements plus longs pour certaines infections.

Chez les enfants, la consommation a fortement diminué sur la dernière décennie. La utilisation en DDJ des moins de 5 ans a baissé de 17,8 % entre 2014 et 2024.

En ce qui concerne les types de médicaments, on note une forte baisse des quinolones, avec une diminution de 48,2 % entre 2014 et 2024. Par contre, la consommation de pénicillines à large spectre, notamment l’amoxicilline, a augmenté de 29,4 % sur cette période. Les macrolides, quant à eux, ont repris leur hausse depuis 2020, en lien avec des épisodes épidémiques et des tensions d’approvisionnement.

Quelles régions consomment le plus d’antibiotiques ?

Le rapport de Santé publique France met en évidence d’importantes disparités régionales. La Corse, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et le Nord-Pas de Calais affichent les niveaux les plus élevés de consommation en DDJ et en prescriptions. À l’inverse, des régions comme la Bretagne, les Pays de la Loire, l’Auvergne-Rhône-Alpes, ainsi que certaines régions d’Outre-Mer, présentent des taux plus faibles.

Entre 2014 et 2024, certaines régions ont enregistré une baisse notable de leur consommation, jusqu’à -9,5 % en Île-de-France. D’autres, comme la Corse, ont connu une hausse de près de 17,5 %. Ces différences peuvent s’expliquer par plusieurs facteurs : accès aux soins, densité médicale, contexte épidémiologique local ou encore facteurs socio-économiques.

Le principal enjeu lié à cette consommation accrue est la résistance aux antibiotiques. En effet, une utilisation excessive ou inappropriée favorise l’émergence de bactéries résistantes, rendant certains traitements inefficaces et augmentant le risque de complications.

Comment réduire la consommation d’antibiotiques ?

Les experts recommandent de raccourcir la durée des traitements pour les infections courantes. Par exemple, réduire de 10 à 6 jours la durée de l’amoxicilline pour une angine à streptocoque, de 3 à 1 jour pour une cystite simple, ou de 7 à 5 jours pour une pneumonie non grave. Ces mesures permettraient de réduire la quantité totale d’antibiotiques utilisée tout en maintenant leur efficacité.

Ils conseillent également aux patients de :

  • Se demander si un antibiotique est réellement nécessaire, car de nombreuses infections respiratoires ont une origine virale et ne nécessitent pas de traitement antibiotique.
  • Respecter strictement la durée de traitement prescrite et ne pas conserver d’antibiotiques « au cas où ».
  • Se faire vacciner contre la grippe et adopter des gestes barrières, afin de limiter la circulation des infections et, par conséquent, la demande d’antibiotiques.

Réveil à 3h du matin : la clé pour retrouver un sommeil réparateur

0

Pourquoi se réveiller à 3 heures du matin n’est pas une fatalité

De nombreux Français souffrent de troubles du sommeil. Lorsqu’ils deviennent réguliers, ces problèmes peuvent avoir un impact sérieux sur leur santé. Parmi ces troubles, le réveil systématique à la même heure, souvent vers 3 ou 4 heures du matin, est fréquent. Pourtant, ce phénomène n’est pas une simple coïncidence. Il résulte généralement d’un décalage avec notre rythme biologique.

Le cycle du sommeil et le réveil nocturne

Notre sommeil se compose de 4 à 6 cycles d’environ 90 minutes chacun. À la fin de chaque cycle, un micro-réveil de 15 à 30 secondes se produit naturellement. Ce réveil est tellement court qu’on ne le remarque pas. Cependant, si vous vous réveillez à 3 ou 4 heures du matin et que vous restez éveillé plus de 30 minutes, cela peut indiquer un problème. Souvent, cette situation est liée à une baisse prématurée de la production de mélatonine, l’hormone qui favorise le maintien du sommeil.

Les causes du réveil à 3 heures du matin

Ce phénomène peut s’expliquer par un décalage entre votre rythme de vie et votre biologie. Selon le neuroscientifique américain le Dr Huberman, il est plus facile de rester éveillé que de forcer le sommeil. Si votre corps a besoin de dormir à 21h30 mais que vous attendez jusqu’à 23h, vous utilisez votre stock de mélatonine trop tôt. Certaines personnes ont un rythme biologique en avance, ce qui signifie qu’elles s’endorment plus tôt. Si elles tentent de repousser l’heure du coucher, elles risquent de se réveiller à 3 heures du matin.

Le profil de dormeur, clé de votre sommeil

Ce réveil nocturne peut aussi dépendre de votre « phénotype », c’est-à-dire votre profil de dormeur. Beaucoup pensent être du soir, mais ils sont en réalité des couche-tôt. En se couchant tard, ils perturbent la production de mélatonine, qui chute prématurément. Le Dr Hyman recommande de ne pas lutter contre sa biologie, mais d’apprendre à vivre avec. La solution simple consiste à se coucher une heure plus tôt pour mieux respecter son rythme.

Conseils pour mieux dormir

Pour éviter ces réveils, il est important d’écouter les signes de fatigue : bâillements, brouillard mental ou paupières lourdes. L’endormissement prend généralement 20 à 30 minutes. Il est conseillé d’instaurer une routine apaisante avant le coucher, comme la lecture ou une tisane, en évitant les écrans. Le Dr Hyman recommande aussi de s’exposer à la lumière du matin pour fixer votre rythme, et de tamiser les lumières le soir. Maintenir des horaires réguliers, même le week-end, peut également aider. Enfin, si ces troubles persistent, il est préférable de consulter un professionnel de santé.

Médecine esthétique : le Sénat renforce la réglementation pour votre sécurité

0

Un renforcement de la régulation de la médecine esthétique

Le Sénat a adopté ce dimanche, avec le soutien du gouvernement, une nouvelle mesure visant à mieux encadrer la pratique de la médecine esthétique. Cette décision intervient dans le cadre de l’examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS).

La médecine esthétique, qui se distingue de la chirurgie esthétique, comprend diverses interventions telles que les injections de Botox ou la pose d’implants capillaires. Ces pratiques ont connu une forte croissance ces dernières années, ce qui a conduit à une réflexion sur leur encadrement.

Une évolution par rapport à l’Assemblée nationale

Lors des débats à l’Assemblée nationale, un amendement avait été adopté pour soumettre la pratique de la médecine esthétique à une autorisation délivrée par l’Agence régionale de santé (ARS), valable pour cinq ans renouvelables. Cependant, les sénateurs ont préféré une autre approche, en proposant que cette autorisation soit délivrée par l’ordre professionnel compétent.

Un premier pas vers une régulation renforcée

La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a qualifié cette mesure de « première pierre », soulignant qu’il faudra continuer à travailler pour améliorer la qualité, la sécurité, la formation et la régulation de cette discipline. La nouvelle disposition prévoit également qu’un décret précisera les conditions nécessaires pour exercer, notamment en termes de qualification, de formation et d’expérience professionnelle.

Pour éviter que de jeunes médecins se lancent directement dans la médecine esthétique, une période d’exercice en médecine curative pourrait être requise. L’objectif est de lutter contre la fuite de médecins vers cette activité très rémunératrice, comme l’a souligné la sénatrice PS Annie Le Houérou.

Une estimation difficile mais un enjeu important

Selon un rapport du Sénat, près de 10 000 médecins pratiquerait la médecine esthétique en France, mais il reste difficile d’affiner ce chiffre. La mesure vise à mieux encadrer cette pratique en pleine expansion, tout en garantissant la sécurité des patients.

À 85 ans Jim Owen bat ses records grâce à une discipline incroyable

0

Jim Owen, un Américain de 85 ans, affirme être en meilleure forme que jamais. Interviewé par Parade, il explique avoir consacré quatre à cinq ans à un effort constant d’amélioration physique pour atteindre ce niveau. Aujourd’hui, il peut faire une vingtaine de pompes, une performance qu’il n’aurait pas pu réaliser même dans sa jeunesse, souligne-t-il.

Vers l’âge de 70 ans, Jim souffrait de douleurs chroniques, notamment au dos, aux genoux et à l’épaule droite. Sa vie était alors plutôt sédentaire. Un jour, il a eu un déclic : il a lu qu’une personne de 70 ans avait de fortes chances de vivre encore au moins 15 ans. Cela l’a incité à réfléchir à son avenir. Il se demandait alors : « Si je me sens déjà aussi mal à 70 ans, comment serai-je à 80 ans ? » Il a décidé de changer ses habitudes et de commencer une routine sportive.

La marche à pied, un début accessible

Ce réalisateur de documentaires, toujours actif, a débuté par la marche à pied. Il a progressivement augmenté la vitesse et la distance parcourue. Il raconte : « J’ai été surpris de voir à quel point je me sentais mieux après seulement quelques mois. » La marche est reconnue pour ses nombreux bienfaits : elle améliore la santé mentale, la santé cardiovasculaire et réduit le risque de démence chez les personnes âgées. Des bénéfices importants peuvent apparaître dès 7 000 pas par jour. Pour renforcer ses effets, il est aussi possible d’essayer la marche japonaise fractionnée, qui consiste à alterner 3 minutes de marche lente et 3 minutes de pas plus vifs, pendant 30 minutes. Aujourd’hui, Jim Owen marche trois fois par semaine, pendant 30 minutes.

Un renforcement musculaire adapté et progressif

Pour continuer à progresser, Jim Owen a consulté un entraîneur sportif. Celui-ci lui a proposé des exercices de plus en plus intenses, mais toujours adaptés à ses capacités. Sa routine, qu’il pratique trois fois par semaine, comprend une série d’exercices qu’il ajuste selon sa forme du jour. Il peut augmenter la durée, le nombre de répétitions ou la charge en poids.

  • Des planches, en commençant par 15 ou 20 secondes ;
  • Des squats, au poids du corps, avec 8 répétitions ;
  • Des fentes, également au poids du corps, avec 8 répétitions ;
  • Des exercices de tirage vertical, avec une corde de résistance puis une machine lestée ;
  • Des pompes, en débutant contre un mur ou sur un banc.

Ce type d’entraînement fonctionnel, axé sur les mouvements quotidiens, favorise le maintien ou le développement de la masse musculaire. Cela est crucial avec l’âge, car la quantité de muscles tend à diminuer (sarcopénie), en particulier chez les femmes ménopausées. Conserver ses muscles permet de préserver son autonomie.

Popular Posts

My Favorites

Comment se débarrasser rapidement d’un bouton ?

En plus de ne pas être très esthétiques, certains boutons peuvent être douloureux. Mais certains moyens existent ...