Les risques liés à la déshydratation après 50 ans
Les journées de forte chaleur sollicitent énormément notre organisme, surtout après 50 ans. Avec l’âge, la sensation de soif devient moins fiable et les reins perdent en efficacité. Résultat : il est plus facile de se déshydrater sans s’en rendre compte. Les personnes prenant certains médicaments, souffrant de maladies chroniques ou ayant des difficultés à se déplacer sont encore plus vulnérables. Il est donc essentiel d’être vigilant, et un symptôme en particulier doit attirer l’attention immédiatement.
La sensation de soif, un indicateur qui faillit avec l’âge
Le Dr Rajesh Patel, urologue, souligne que ce n’est pas parce que la sensation de soif diminue qu’on a moins besoin d’eau. « Les jeunes adultes peuvent souvent se fier à leur sensation de soif pour boire, mais après 50 ans, il faut faire plus attention. Il ne faut pas attendre d’avoir soif pour s’hydrater tout au long de la journée, surtout en période de forte chaleur », explique-t-il.
Combien d’eau faut-il boire chaque jour ?
Selon le Dr Patel et son confrère, le Dr José Salvado, il est conseillé pour la majorité des adultes de viser entre 2 et 2,5 litres d’eau par jour. Cela correspond à environ 8 à 10 verres. Cependant, cette quantité doit être adaptée en fonction de la santé, des traitements en cours ou des recommandations médicales. Pour les personnes souffrant d’insuffisance cardiaque ou rénale, il est important de suivre les conseils de leur médecin, car une consommation excessive n’est pas toujours recommandée.
Le rôle de la couleur des urines
Les spécialistes recommandent de surveiller la couleur de ses urines pour vérifier son hydratation. Des urines jaune pâle ou presque transparentes indiquent généralement une bonne hydratation. En revanche, des urines foncées sont souvent un signe de déshydratation.
Une couleur d’urine foncée, un signal d’alerte
Le Dr Patel insiste : « L’urine foncée est souvent le premier signe d’alerte d’un problème de santé. Cela peut simplement être dû à la déshydratation, mais cela peut aussi indiquer une infection, des calculs rénaux, une maladie du foie, voire un cancer du rein ou de la vessie. »
Il existe également des causes plus bénignes : certains médicaments comme la rifampicine, la nitrofurantoïne, la phénazopyridine ou des traitements de chimiothérapie peuvent changer la couleur des urines. De même, certains aliments comme les betteraves ou les mûres peuvent donner cette teinte pendant quelques heures.
Quand consulter un médecin ?
Si, malgré une augmentation de votre consommation d’eau, la couleur de vos urines ne s’éclaircit pas, il est conseillé de consulter un médecin. « La plupart des causes d’urines foncées sont bénignes, mais il vaut mieux en connaître la raison plutôt que de faire des suppositions », rappelle le Dr Patel. Surveiller la couleur de ses urines peut donner des indications précieuses sur l’état d’hydratation et le fonctionnement des reins, de la vessie et du foie.
Une consultation est également nécessaire en cas de présence de sang dans les urines, de douleurs ou brûlures lors de la miction, de fièvre, douleurs au dos ou au ventre, de jaunisse, nausées, vomissements ou fatigue inhabituelle.








