À 79 ans, Jean-Claude Hubert continue de défier les idées reçues sur le vieillissement. Alors que beaucoup pensent que l’âge entraîne une baisse d’activité, cet amateur de randonnée prouve le contraire. Il participe aux Brevets Sarthois du Randonneur, des épreuves qui demandent endurance et persévérance. Pour lui, la marche d’endurance est essentielle à son équilibre personnel, loin de la fragilité souvent associée à l’âge.
Une endurance hors normes
Le défi des Brevets Sarthois
Le 11 novembre 2025, Jean-Claude a parcouru 50 kilomètres autour de La Bazoge. Parti à l’aube, il a terminé cette distance avant la tombée de la nuit, rejoignant ainsi les marcheurs les plus expérimentés de la région. Ce type de randonnée demande une préparation physique sérieuse et une gestion rigoureuse de l’effort. Malgré un récent claquage, il a su écouter son corps pour réaliser cette épreuve. Son engagement montre que la discipline reste un rempart contre l’usure liée à l’âge.
Les 100 kilomètres et plus
Mais Jean-Claude ne se limite pas aux distances moyennes. Il a déjà réussi plusieurs marches de 100 kilomètres, une performance qui demande de la résistance physique et mentale. Marcher jour et nuit sans interruption est un défi que peu d’athlètes plus jeunes relèvent aussi facilement. Son corps, étonnamment robuste, impressionne aussi bien ses proches que les médecins du sport, qui admirent sa capacité de récupération après ces efforts intensifs.
Une humilité sincère
Malgré ses records, Jean-Claude préfère minimiser ses exploits, affirmant que d’autres marcheurs font parfois mieux. Pourtant, sa pratique régulière maintient ses fonctions cardiovasculaires et sa densité osseuse, contribuant à une longévité active. Il souhaite normaliser cette activité et inciter ses pairs à rester en mouvement, montrant qu’à presque 80 ans, il est encore possible de se fixer des objectifs ambitieux.
Les tensions familiales face à une passion intense
Les inquiétudes de ses proches
« Mes enfants me disent que j’en fais trop », confie Jean-Claude en souriant. Leur inquiétude porte sur l’effort cardiaque prolongé que ses activités impliquent. Pour eux, ces efforts représentent un risque qu’il faudrait limiter. Mais pour lui, la marche est un moyen essentiel de se sentir vivant et de tester ses limites, plutôt qu’une source de danger.
La gestion des blessures
Récemment, il a souffert d’un claquage aux ischio-jambiers. Au lieu d’abandonner, il a pris le temps de se reposer, puis a repris l’entraînement dès la fin octobre. Sa rééducation autonome témoigne de sa connaissance de son corps. Il refuse d’être considéré comme fragile et privilégie sa mobilité quotidienne. Chaque kilomètre parcouru est une victoire contre la sédentarité et la preuve que le corps peut s’adapter à condition d’être sollicité régulièrement.
Un modèle pour la société
Le parcours de Jean-Claude Hubert montre qu’il est possible de vieillir en restant actif. Son exemple inspire non seulement les retraités, mais aussi les professionnels de santé. Son mode de vie contribue à réduire les risques de dépendance et à maintenir une vie sociale dynamique, notamment grâce aux clubs de marche. En conservant son autonomie motrice, il bénéficie d’une qualité de vie qu’il souhaite partager. Son histoire rappelle que le mouvement est un secret pour une vie longue et épanouie, même face aux inquiétudes de l’entourage.







