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4 ans de gagnés en 20 ans

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Depuis 1995, les Français ont gagné 4 années de vie. Les femmes vivent jusqu’à 85 ans contre 81,9 ans et les hommes jusqu’à 78,9 ans contre 73,8 ans. Ce sont les chiffres du dernier rapport sur l’état de santé de la population française de Santé Publique France et de la Drees. Les inégalités sociales, elles, continuent de se creuser entre cadres et ouvriers avec 6 années d’espérance de vie de moins pour ces derniers.

70 ans en garde à vue après avoir tiré sur un cambrioleur à Genas

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Un homme de 70 ans placé en garde à vue après avoir tiré sur un cambrioleur

Le 9 février, à Genas, près de Lyon, un homme de 70 ans a été placé en garde à vue. Il est soupçonné d’avoir abattu un jeune homme de 19 ans, qu’il pensait être un cambrioleur.

Selon les circonstances, le propriétaire a été réveillé vers 3h30 du matin par des bruits provenant de son toit. En allant vérifier, il a aperçu le suspect en train de tenter de pénétrer dans sa maison et a ouvert le feu. Depuis, cette affaire relance le débat sur la légitime défense.

De nombreux soutiens se sont exprimés en faveur du septuagénaire, estimant qu’il agissait pour se protéger. Kevin, 31 ans, a partagé son point de vue : « Je me mets à sa place, une personne âgée, face à un homme qui descend de son plafond à cette heure-là. » Il ajoute que, même si tirer n’était pas la bonne solution, il comprend cette réaction.

Les réflexions sur l’auto-défense et son évolution

Après le soutien du maire de Genas, Daniel Valéro, qui s’est dit « complètement solidaire » de son administré, plusieurs personnes racontent avoir dû recourir à la violence pour se défendre. Alexandre, 53 ans, ancien membre des forces spéciales, explique qu’il a lui aussi été agressé il y a quinze ans à Villefranche avec un couteau. Il a réussi à désarmer son agresseur, mais a été ensuite accusé de coups et blessures volontaires.

Il aurait fallu que je me laisse planter le couteau dans le ventre

Devenu chef d’entreprise, Alexandre constate que la justice ne protège plus suffisamment les victimes. Xavier, 56 ans, témoigne également : « Les gens n’ont plus confiance. Certains s’arment, les clubs de tir sont pleins, et des femmes s’initient au krav-maga par peur des agressions. Cela peut conduire à une forme de justice personnelle, qui, même si elle est détestable, semble inévitable. »

Une réalité nuancée : la violence et l’insécurité en baisse

Malgré ces déclarations, il est important de noter que les chiffres officiels montrent une évolution différente. Selon le service statistique du ministère de l’Intérieur, en 2025, les violences physiques ont augmenté de 5 %, un chiffre inférieur à la moyenne de 7 % observée entre 2016 et 2023. De plus, le nombre de cambriolages de domiciles a diminué de 3 % cette année-là.

Christiane, 80 ans, témoigne aussi de son expérience : « Il y a trois ans, j’ai été cambriolée. La police est venue en cinq minutes. J’ai porté plainte, et en trois mois, les voleurs ont été condamnés. »

Les enjeux juridiques en cas de drame

Suite à l’incident à Lyon, deux enquêtes ont été ouvertes : l’une pour homicide involontaire, l’autre pour tentative de vol avec arme. La personne en garde à vue pourrait, si la légitime défense n’est pas reconnue, risquer jusqu’à cinq ans de prison et une amende de 75 000 euros.

Congélation d’ovocytes : une avancée mais des délais qui freinent

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Une prise de conscience tardive pour Laeticia

En France, toutes les femmes ont le droit de congeler leurs ovocytes, sans motif médical, et cette procédure est entièrement prise en charge par l’Assurance maladie depuis la loi de bioéthique de 2021. Si c’est une avancée importante pour la liberté reproductive des femmes, elle comporte aussi un revers : les délais pour obtenir un rendez-vous sont souvent très longs, parfois plusieurs mois voire plusieurs années. Cela crée une course contre la montre, surtout lorsque l’on approche de l’âge limite pour cette procédure.

C’est le cas de Laeticia, qui à 35 ans, découvre qu’il pourrait déjà être trop tard pour elle. Elle raconte comment tout a commencé lors d’une discussion avec ses amies dans un café. Elles évoquaient la nécessité de partir en Espagne pour faire congeler leurs ovocytes, car en France, il serait déjà trop tard pour elles. Laeticia apprend alors que l’âge limite pour la congélation en France est de 37 ans, avec un délai d’attente d’au moins un an. Elle se rend compte qu’à 35 ans, elle est déjà presque à la limite.

Les démarches et les délais d’attente

Le jour de son rendez-vous chez la gynécologue, Laeticia ressent une certaine appréhension. Elle craignait d’être jugée pour sa situation, étant encore célibataire à 35 ans. Mais la gynécologue l’a rassurée, lui expliquant que cette démarche est une forme de sécurité et qu’elle n’est pas jugée. Laeticia souligne que ce qui l’a aidée, c’est l’attitude bienveillante du corps médical.

Sa gynécologue lui a cependant été claire : « Elle m’a dit qu’au regard de mon âge et des délais, c’était « maintenant ou jamais ». » Laeticia insiste sur l’importance pour les femmes de ne pas attendre la dernière minute. Elle veut alerter : « Il ne faut pas attendre 37 ans pour congeler ses ovocytes, même si c’est l’âge légal en France. Le parcours est long, et à 35 ans, c’est déjà presque limite. »

La procédure n’est pas simple. La gynécologue lui fournit la liste des hôpitaux habilités à pratiquer la préservation de la fertilité. Mais les délais d’attente sont très longs : entre 10 et 12 mois pour obtenir un premier rendez-vous, puis jusqu’à 4 ans pour la ponction elle-même. Laeticia a finalement réussi à obtenir un rendez-vous dans un centre, où elle a été bien accueillie, sans avoir à justifier sa démarche.

Le protocole de la congélation

Le médecin lui explique que le protocole commence par une série d’examens. Ensuite, il y a une phase de stimulation ovarienne, qui consiste à s’injecter des piqûres pendant 10 jours. Laeticia devra ensuite se rendre disponible pour la ponction, qui nécessite une organisation rigoureuse. Elle ne pourra pas prévoir de vacances ou d’autres engagements pendant cette période.

Elle s’interroge aussi sur son avenir : le test de fertilité sera déterminant. Si ses ovocytes montrent qu’elle a la fertilité d’une femme de 25 ans, c’est une bonne nouvelle. Mais si le résultat indique une fertilité de femme de 45 ans, l’hôpital pourrait refuser de prélever ses ovocytes. C’est pourquoi, pour Laeticia, il est crucial de s’y prendre tôt.

Elle prévoit que la congélation aura lieu avant la fin de l’année 2025. Elle explique qu’elle sera fière d’avoir franchi cette étape, qui lui permettra d’avoir plus de liberté. Elle ne se sent plus sous pression pour rencontrer quelqu’un, car elle aura déjà sécurisé sa fertilité.

Un futur choix personnel

Plusieurs médecins lui ont confié que certaines patientes ont trouvé « le bon » peu de temps après leur protocole. Laeticia espère faire de même. Sinon, elle indique qu’elle pourrait envisager de devenir maman seule, laissant la porte ouverte à cette possibilité.

Les femmes peuvent utiliser leurs ovocytes jusqu’à leur 45e anniversaire. Elles ont aussi la possibilité de les conserver, de les utiliser pour une procréation médicalement assistée (PMA), de les donner à des personnes en attente d’un don ou à la recherche scientifique, ou encore de mettre fin à leur conservation. Laeticia a déjà réfléchi à son avenir : « Je donnerai mes œufs à la science quand j’aurai dépassé l’âge légal. Je redonnerai ce qu’on m’a donné. »

Prévenir les accidents de défenestration

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Chaque année, plusieurs dizaines d’enfants chutent accidentellement d’une fenêtre ou d’un balcon. Les victimes sont majoritairement des petits garçons de moins de 6 ans. Santé publique France lance une campagne de prévention pour rappeler les règles de sécurité aux parents. L’accident a souvent lieu pendant les heures de préparation des repas et, dans 82 % des cas, un adulte est présent dans le logement pendant la chute de l’enfant.

Retraite : comment éviter la guerre de couple

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Lorsqu’une personne prend sa retraite, il arrive souvent qu’elle exprime cette frustration : « Il/Elle est toujours dans mes pattes, je n’en peux plus. » La retraite, initialement perçue comme une période de liberté, peut parfois devenir une source de tensions au sein du couple. En effet, la disparition de la routine professionnelle et le départ des enfants conduisent les conjoints à se retrouver face à face, sans échappatoire claire comme auparavant.

Généralement, la préparation à la retraite concerne surtout le volet financier. Cependant, l’aspect relationnel est souvent négligé. Pour un couple, cette étape entraîne des changements importants : rythme de vie, espace personnel, tâches domestiques, et intimité. Certains partenaires parlent même de « jalousies positives », où l’un se réjouit du bonheur de l’autre mais souhaite vivre la même expérience. Au cœur de cette transition, la question essentielle est : comment apprendre à vivre ensemble sans se marcher sur les pieds ?

Retraite et couple : une transition déstabilisante

Selon les spécialistes, le passage à la retraite ressemble à une étape de transition qui peut durer deux ans. Elle se caractérise par une période d’incertitude, entre un mode de vie précédent et une nouvelle routine. La différence de rythme entre celui qui continue de courir au travail et celui qui découvre des journées plus calmes peut créer des incompréhensions ou des reproches. Par exemple, l’un peut se plaindre : « Tu ne comprends pas que je suis fatigué·e », ou l’autre : « Tu ne fais rien de tes journées ». Au début, ces tensions ne sont pas forcément un problème de couple, mais elles peuvent le devenir si elles ne sont pas gérées.

Les données montrent que ces difficultés ne sont pas rares. Selon une enquête auprès des 50-65 ans en couple, 65 % redoutent de passer tout leur temps ensemble, tandis que seulement 30 % s’en réjouissent. Par ailleurs, le taux de divorce après 60 ans a augmenté de 28 % chez les femmes et de 39 % chez les hommes en dix ans, selon l’Institut national d’études démographiques (Ined).

« Toujours dans mes pattes » : décrypter ces tensions

Lorsque le conjoint est constamment présent à la maison, certains parlent de « syndrome du mari retraité ». Des témoignages évoquent des femmes se sentant envahies, observées jusque dans leurs moindres gestes. La réaction face à cette situation dépend aussi de la personnalité de chacun :

  • des personnes indépendantes peuvent se sentir étouffées si tout se fait à deux ;
  • des profils fusionnels ou anxieux sont déstabilisés quand l’autre s’occupe ailleurs ;
  • des personnes créatives peuvent ressentir une frustration face à une routine trop figée ;
  • des individus très structurés stressent si leurs journées perdent leurs repères.

Les coachs spécialisés dans la retraite soulignent qu’il ne faut pas sous-estimer le retour du couple à la maison. Il est conseillé de définir des territoires et des rôles pour chacun. Par exemple, aménager une pièce pour le bureau de l’un ou la cuisine pour l’autre, réserver des matinées à ses propres activités, ou redistribuer les tâches domestiques. Ces règles simples permettent souvent de réduire rapidement les tensions.

Conseils d’experts pour vivre sereinement la retraite en couple

Un autre sujet sensible concerne la sexualité après la retraite. Pour préserver le désir, il est recommandé, selon des sexologues, de ne pas être tout le temps ensemble. La retraite peut relancer la vie sexuelle pour certains, mais pour d’autres, elle peut aussi accentuer le blocage lié aux tensions, à la santé ou aux changements hormonaux tels que la ménopause ou l’andropause.

Il est important de garder à l’esprit que la majorité des troubles sexuels peuvent aujourd’hui être traités ou améliorés. Il ne faut pas hésiter à en parler à un professionnel. La même approche s’applique aux conflits dans le couple : il faut oser exprimer ses ressentis, redéfinir l’espace et le temps de chacun, et si la crise perdure, envisager un accompagnement avant que la situation ne se détériore définitivement.

Rides d’expression : la solution naturelle pour une peau lisse et jeune

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Les rides d’expression apparaissent souvent avant même que la peau ne montre des signes évidents de vieillissement. Elles résultent de mouvements répétés du visage, comme sourire, froncer les sourcils ou stress. Ces petites lignes peuvent se former sur le front, autour des yeux, des lèvres ou entre les sourcils. Pour les atténuer, il existe des solutions douces, notamment le concentré local tenseur A43 de Typology.

Ce soin, composé à 98 % d’ingrédients naturels, cible précisément ces ridules dites dynamiques. Sa formule associe des peptides inhibiteurs et de l’acide hyaluronique, pour un effet lissant rapide en quelques minutes, tout en conservant les expressions naturelles du visage.

Les clés pour lisser les rides d’expression

Les rides d’expression, aussi appelées rides dynamiques, sont liées aux mouvements du visage. Sourire, cligner des yeux ou froncer les sourcils sollicitent des muscles qui, à force, marquent la peau. Contrairement aux rides liées au vieillissement, qui apparaissent avec la perte de collagène et d’élastine, ces ridules peuvent apparaître dès la jeunesse.

Ces lignes se localisent principalement sur des zones très mobiles : le front, entre les sourcils, au coin des yeux ou autour de la bouche, notamment au niveau des sillons nasogéniens. Pour lutter contre elles, le concentré A43 de Typology a été conçu pour réduire ces micro-contractions musculaires. Sa formule contient un complexe de peptides inhibiteurs à 10 %, comprenant l’acétyl hexapeptide-8 et le pentapeptide-18, ainsi que de l’acide hyaluronique. Ces composants agissent en diminuant la libération de neurotransmetteurs responsables des contractions, ce qui atténue les plis tout en hydratant la peau et en la rendant plus souple.

Le soin intègre également des sels de magnésium qui forment un film à la surface de la peau, procurant un effet tenseur immédiat. La texture filmogène crée un réseau imperceptible sur l’épiderme, donnant l’impression d’une peau plus lisse dès l’application.

Un produit apprécié et abordable

Selon les commentaires des utilisatrices, ce concentré affiche des résultats rapides et efficaces. Elles soulignent un effet visible sur les rides et ridules, une peau plus lisse, et un effet tenseur immédiat. Certaines notent aussi que le produit est facile à étendre et qu’il ne nécessite que peu de quantité, ce qui le rend économique à long terme.

Ce soin s’inscrit comme une alternative douce pour atténuer les rides d’expression. Sa formule à base de peptides et d’acide hyaluronique agit aussi dans la durée. Il peut être particulièrement intéressant pour celles qui commencent à voir apparaître des ridules autour des yeux ou sur le front, à un prix inférieur à 30 euros.

7 traits de grands-parents qui font fondre leurs petits-enfants

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Une relation presque fusionnelle : les 7 traits de personnalité des grands-parents qui enchantent leurs petits-enfants

Selon la psychologie moderne, la présence d’une figure d’attachement secondaire est essentielle pour le bien-être émotionnel d’une personne. Pour les enfants, avoir un grand-parent qui écoute attentivement et fait preuve de bienveillance constante favorise leur développement social. Ce sentiment d’être « vraiment connu » renforce la confiance en soi, un atout précieux pour aborder l’âge adulte avec sérénité. Il ne s’agit pas de remplacer l’autorité parentale, mais d’apporter une chaleur humaine supplémentaire qui enrichit la famille sur le long terme.

Les traits de personnalité qui créent l’attachement

Proximité émotionnelle et authenticité

Les grands-parents appréciés sont ceux capables d’établir une véritable connexion sincère avec leurs petits-enfants. L’enfant doit sentir qu’il est reconnu dans sa singularité, au-delà de son rôle dans la famille. Cette proximité émotionnelle se manifeste par une attention aux détails de sa vie et une validation constante de ses sentiments. Un soutien régulier offre à l’enfant un refuge où ses émotions sont accueillies sans jugement, renforçant sa stabilité émotionnelle.

Investissement dans le temps partagé

Ce qui marque le plus, ce n’est pas la fréquence exceptionnelle des rencontres, mais la régularité. Les grands-parents qui laissent une empreinte sont ceux qui s’impliquent dans leur quotidien, par des gestes simples comme lire une histoire ou préparer une recette. Ce temps de qualité construit une complicité forte et crée des souvenirs sensoriels durables. Une présence stable constitue un véritable filet de sécurité, rassurant l’enfant face aux défis scolaires ou sociaux.

Empathie et validation des émotions

Écouter sans juger ni donner de conseils immédiats est une qualité rare et précieuse. En pratiquant une empathie naturelle, les grands-parents offrent un espace de sécurité pour l’enfant, surtout lorsque la communication avec les parents devient difficile. La validation des émotions contribue au développement des compétences sociales de l’enfant, qui apprend ainsi à respecter ses propres besoins et ceux des autres. Cette attitude bienveillante aide aussi à stabiliser son humeur et à diminuer les comportements problématiques.

L’impact sur la dynamique familiale

Le respect du cadre parental

Un grand-parent apprécié est celui qui sait respecter l’autorité des parents. En respectant les règles de la maison, il contribue à instaurer un climat cohérent, indispensable à la sécurité psychologique de l’enfant. Cette coopération familiale évite de mettre le petit dans une situation de loyautés contradictoires, qui pourrait générer du stress. L’harmonie entre générations renforce la stabilité de la famille, permettant à chacun de trouver sa place dans le respect mutuel.

Transmission des valeurs et de l’histoire familiale

En plus de l’affection, les grands-parents jouent un rôle de gardiens de la mémoire et des racines familiales. Ils transmettent un héritage immatériel qui donne à l’enfant un sentiment d’appartenance à une lignée. Raconter des anecdotes ou partager l’histoire familiale contribue à construire une identité solide, même dans un monde en constante évolution. Ce rôle de passeur est l’un des cadeaux les plus précieux que peut offrir un grand-parent.

Un facteur de protection contre l’anxiété

Les études montrent que la proximité avec un grand-parent réduit les symptômes de tristesse et d’isolement chez l’enfant. Cette relation favorise un meilleur équilibre mental dès le jeune âge, en offrant une base de sécurité alternative. En cultivant une relation nourrissante, les grands-parents participent à la résilience affective de l’enfant, favorisant une vie affective riche et stable. Leur rôle, discret mais essentiel, influence positivement le destin des générations futures.

Le béguinage : la nouvelle vie conviviale pour les seniors

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Un nouveau mode de vie pour les seniors : le béguinage

De plus en plus de retraités cherchent à éviter les structures traditionnelles comme les Ehpad. La peur de perdre ses repères ou de se retrouver seul dans une grande maison vide pousse certains à rechercher un lieu de vie plus convivial, sans pour autant entrer dans une institution.

Une vieille idée venue du nord de l’Europe refait surface : le béguinage seniors. Ce concept médiéval, né aux Pays-Bas et dans les Flandres, revient aujourd’hui en France sous une forme modernisée. Il s’agit d’un mode de vie simple, rassurant, qui séduit de plus en plus de personnes âgées.

Les principes du béguinage pour seniors

Un béguinage moderne se présente comme un habitat inclusif. Chaque résident dispose de son propre appartement, tout en partageant des espaces communs. Il s’agit d’un lieu où l’on peut vivre de façon autonome tout en étant entouré. Le but est de favoriser la vie sociale, sans que ce ne soit un établissement médicalisé.

Ce type d’habitat s’adresse principalement à des seniors autonomes ou semi-autonomes, souvent classés en GIR 5 ou 6. Ces personnes souhaitent rester chez elles, mais ne veulent plus vivre isolées. La taille des béguinages varie généralement entre 10 et 30 logements, ce qui facilite la convivialité.

Les résidents se croisent dans le jardin, se retrouvent dans une salle commune, organisent des goûters ou des ateliers créatifs. Un animateur ou un coordinateur propose des activités, des sorties, et reste à l’écoute des résidents. Beaucoup disent se sentir en sécurité, sans l’ambiance d’une maison de retraite.

Un héritage médiéval remis au goût du jour

Les béguinages ont été créés au XIIIe siècle pour accueillir des femmes, souvent veuves ou célibataires, qui vivaient dans des maisons mitoyennes autour d’une cour ou d’un jardin. Ces ensembles combinaient intimité et entraide. Plusieurs béguinages belges, notamment, sont inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1998.

Les projets en France s’inspirent de cette tradition en proposant des logements de plain-pied ou de petits appartements adaptés à la mobilité réduite, avec des équipements modernes comme des douches à l’italienne ou des volets faciles à ouvrir. Ces habitats sont souvent situés en centre-bourg ou dans des quartiers dynamiques, proches des commerces, des transports et des services médicaux.

Ils sont portés par des bailleurs sociaux, des collectivités ou des réseaux spécialisés comme Esprit Béguinage, France Béguinages ou Béguinage Solidaire.

Coût et modalités d’accès

Le coût d’un béguinage est un autre avantage. Les loyers, charges comprises, oscillent généralement entre 450 et 750 euros par mois. Certains projets proposent des logements de 45 à 65 m² pour 320 à 500 euros, avec une participation pour le coordinateur. Ces tarifs restent bien inférieurs à ceux d’un Ehpad.

Les résidents peuvent aussi bénéficier d’aides comme l’APL, l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA) ou l’aide à la vie partagée.

Pour intégrer un béguinage, il faut être retraité, autonome, et disposer de revenus compatibles avec le parc social ou intermédiaire. La procédure passe souvent par la mairie, le CCAS, un bailleur social ou une association spécialisée. La demande nécessite un dossier de location et une évaluation de l’autonomie.

Dans certaines régions, la demande est très forte et les listes d’attente s’allongent, témoignant de l’intérêt croissant pour ce mode de vie alternatif.

Senior : La Région lance le Pass’Région Gratuit pour booster votre pouvoir d’achat

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La Région Auvergne-Rhône-Alpes a lancé le PASS’Région Senior, un nouveau dispositif destiné aux personnes de plus de 65 ans. Ce pass gratuit vise à soutenir le pouvoir d’achat des retraités et à faciliter leur mobilité.

Inspiré du PASS’Région Jeunes, déjà bien connu des lycéens, ce nouveau programme fonctionne comme une carte de réductions et d’avantages. Il est accessible gratuitement sur inscription et donne accès à plus de 1 400 partenaires régionaux, tels que des librairies, des sites touristiques, des commerces locaux, des clubs sportifs et des compagnies de transport.

Un soutien pour le quotidien des retraités

Des réductions sur les billets de train

Les retraités de plus de 65 ans peuvent bénéficier de réductions importantes sur les trains régionaux. Ces avantages leur permettent de voyager à moindre coût dans toute la région. C’est une aide précieuse pour ceux qui souhaitent rendre visite à leur famille, se déplacer pour des rendez-vous médicaux ou profiter de loisirs. En période d’augmentation des prix des transports, cette mesure contribue à préserver leur pouvoir d’achat et à maintenir leur mobilité, essentielle pour leur autonomie et leur qualité de vie.

Une cagnotte de 15 euros pour les loisirs

Chaque carte PASS’Région Senior est créditée d’une cagnotte annuelle de 15 euros. Cet argent peut être utilisé dans les librairies partenaires ou pour des activités culturelles et de loisirs. Cela encourage les retraités à continuer de s’investir dans des activités qui stimulent leur esprit et renforcent leur lien social. Qu’il s’agisse d’acheter un livre, de visiter une exposition ou d’assister à un concert, cette cagnotte facilite l’accès à la culture et soutient les commerces locaux. Elle reflète la volonté de la région de promouvoir un « bien-vieillir » actif et curieux.

Des avantages touristiques et culturels

Le dispositif offre également des réductions dans plusieurs sites touristiques emblématiques de la région. Par exemple, les détenteurs de la carte peuvent bénéficier de 5 euros de réduction sur l’entrée du Parc des Oiseaux ou du Grand Parc d’Andilly. Ces avantages incitent les seniors à explorer ou redécouvrir le patrimoine local, tout en favorisant les sorties en plein air et les activités physiques. En multipliant les possibilités de découvertes, le PASS’Région Senior contribue à renforcer le lien social et à lutter contre l’isolement.

Comment obtenir et utiliser le PASS’Région Senior ?

Une inscription simple et gratuite

Pour obtenir le PASS’Région Senior, la procédure est facile. Les retraités peuvent s’inscrire en ligne via le site officiel ou télécharger une application mobile dédiée. Il suffit de créer un compte en fournissant ses informations personnelles, puis de valider l’inscription par mail. Une autre option consiste à remplir un formulaire papier pour ceux qui sont moins à l’aise avec le numérique. La carte leur est ensuite envoyée directement à domicile, sans complication.

Une utilisation pratique au quotidien

Le pass est conçu pour être simple à utiliser. Les bénéficiaires peuvent consulter la liste des partenaires en temps réel via l’application ou le site internet. Lors de leurs achats ou de leurs déplacements, ils présentent leur carte pour bénéficier des réductions. Cette simplicité facilite une utilisation régulière, que ce soit pour les transports, les loisirs ou les sorties culturelles.

Un dispositif en développement

La Région prévoit d’étendre progressivement les avantages du PASS’Région Senior. Dès 2026, de nouvelles associations sportives et culturelles devraient rejoindre le réseau de partenaires, offrant encore plus de possibilités aux bénéficiaires. Cette évolution traduit la volonté de renforcer l’accompagnement des seniors et de diversifier les offres. Le dispositif pourrait ainsi devenir un outil clé pour dynamiser socialement et culturellement la vie des retraités, en répondant à leurs besoins spécifiques.

Ménopause : un défi invisible pour 17 millions de femmes en France

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Chaque année, environ 500 000 femmes françaises entrent dans la période de la ménopause. Cette étape naturelle dans la vie d’une femme peut être difficile à vivre. Les symptômes sont nombreux et peuvent avoir des conséquences pénibles au quotidien.

Une réalité souvent ignorée

En France, la ménopause concerne 17,2 millions de femmes de 45 ans et plus. Selon un rapport gouvernemental d’avril, cela représente la moitié des femmes du pays et un quart de la population. Pourtant, « cet aspect de la santé féminine est encore trop souvent ignoré », soulignent des chercheurs de l’hôpital Foch qui travaillent sur le projet de recherche « Climatere ». Ils publient des résultats partiels ce vendredi 17 octobre.

La ménopause marque la fin de l’activité ovarienne et l’arrêt des cycles menstruels. Elle peut survenir autour de 50 ans. La phase est considérée comme installée lorsque les règles ont disparu depuis plus d’un an. La plupart des femmes ressentent plusieurs symptômes qui bouleversent leur vie.

Les symptômes et leur impact

Pour mieux comprendre ce que vivent les femmes ménopausées, le projet de l’hôpital Foch a été lancé en mars 2025. « Notre objectif est de fournir des données solides pour améliorer la prévention et la prise en charge », explique Alexandre Vallée, directeur du projet.

Leur étude rassemble environ 6 000 femmes. Elles remplissent des questionnaires sur leur qualité de vie, leurs symptômes et les difficultés qu’elles rencontrent. Selon ces réponses, 49 % déclarent que la ménopause nuit fortement à leur quotidien, dont 13 % de façon extrême.

Les données révèlent que :

  • 49 % des femmes se sentent plus fatiguées qu’avant
  • 40 % ont pris du poids significativement
  • 27 % souffrent de bouffées de chaleur problématiques
  • 27 % ressentent un brouillard cérébral, une fatigue mentale qui complique la concentration et la mémoire

Les troubles du sommeil, les sueurs nocturnes et les douleurs articulaires font aussi partie des symptômes courants. La ménopause reste encore stigmatisée, notamment par une croyance erronée qui la lie à une perte de féminité. « Certains sujets restent tabous, mais leurs effets sont bien réels dans la vie quotidienne », indique le rapport de l’hôpital Foch. La baisse de libido, la sécheresse vaginale ou encore les troubles urinaires en font partie.

Un projet pour mieux comprendre et agir

Pour mieux connaître les ressentis des femmes ménopausées, l’hôpital Foch a lancé ce projet en mars 2025. « Notre ambition est de collecter des données fiables pour transformer la prévention et la prise en charge », précise Alexandre Vallée.

Environ 6 000 femmes participent à l’étude. Elles répondent à des questionnaires sur leur qualité de vie, leurs symptômes et leurs principales difficultés. Parmi elles, 49 % déclarent que la ménopause altère leur bien-être, avec 13 % en situation extrême.

Les troubles spécifiques

Les résultats montrent que :

  • Près de la moitié des femmes se sent plus fatiguées qu’avant
  • 40 % ont connu une prise de poids importante
  • 27 % souffrent de bouffées de chaleur difficiles à supporter
  • 27 % ressentent un brouillard mental, ce qui complique l’attention et la mémoire

Les troubles du sommeil, les sueurs nocturnes et les douleurs articulaires sont aussi très courants. La ménopause reste encore entourée de stéréotypes, comme celui selon lequel elle entraînerait une perte de féminité. « Certains sujets restent tabous, mais leurs effets sur la vie quotidienne sont bien réels », souligne le rapport. La baisse de la libido, la sécheresse vaginale et les troubles urinaires en font partie.

La ménopause n’affecte pas uniquement la vie personnelle. Elle peut aussi impacter la carrière professionnelle. Selon un rapport, 50 % des femmes en France estiment que la ménopause a des conséquences sur leur travail. Au Royaume-Uni, 10 % ont même démissionné à cause des symptômes.

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