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Pourquoi votre insomnie pourrait augmenter votre risque de démence

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Vous avez souvent du mal à vous endormir, les yeux grands ouverts dans le noir, en pensant que c’est simplement lié à l’âge. Une nouvelle étude suggère qu’un détail précis de ces nuits agitées pourrait être lié à un risque accru de démence.

Publiés dans la revue Alzheimer’s and Dementia, des chercheurs ont étudié 128 personnes âgées de plus de 70 ans. Ils ont découvert que celles qui mettent beaucoup de temps à atteindre le sommeil paradoxal, la phase où les rêves sont les plus nombreux, présentent plus de signes biologiques associés à la maladie d’Alzheimer. Ce trouble du sommeil serait en réalité plus fréquent qu’on ne le pensait.

Le sommeil paradoxal, un moment clé pour la mémoire

Le sommeil paradoxal apparaît après plusieurs cycles de sommeil. C’est durant cette phase que l’activité cérébrale est la plus proche de celle de l’éveil, et que les rêves sont les plus intenses. Selon Yue Leng, ce retard dans l’arrivée du sommeil paradoxal peut perturber la capacité du cerveau à consolider les souvenirs. Cela affecte aussi les processus liés à l’apprentissage et à la mémoire.

Un retard dans le rêve : un signal d’alerte pour Alzheimer

Dans l’étude, les chercheurs ont observé le sommeil de 128 volontaires de plus de 70 ans en clinique. Ils ont enregistré leur activité cérébrale, leur respiration et leur rythme cardiaque. Parmi eux, un tiers avait des troubles cognitifs légers, la moitié était diagnostiquée avec la maladie d’Alzheimer, et le reste avait une cognition normale.

Les participants ont été classés selon le temps qu’ils mettaient pour atteindre le sommeil paradoxal : certains y accédaient en moins de 98 minutes, d’autres prenaient plus de 198 minutes. Ceux qui mettaient plus de temps présentaient 16 % de protéines amyloïdes en plus et 29 % de protéines tau supplémentaires. Ils avaient aussi moins de protéines protectrices pour le cerveau. Yue Leng explique que si cette phase est insuffisante ou retardée, cela peut augmenter le cortisol, une hormone du stress, qui peut endommager l’hippocampe, une zone essentielle pour la mémoire.

Les troubles du sommeil qui perturbent le sommeil paradoxal

Ce retard dans l’accès au sommeil paradoxal est souvent dû à des troubles courants. La neurologue Dantao Peng rappelle que l’apnée du sommeil ou une consommation excessive d’alcool peuvent perturber le cycle de sommeil. L’insomnie chronique, ainsi que certains médicaments comme les antidépresseurs ou sédatifs, peuvent également réduire cette phase de rêve.

Il est conseillé aux personnes prenant certains antidépresseurs ou sédatifs, qui peuvent diminuer le sommeil paradoxal, d’en parler à leur médecin si elles s’inquiètent pour leur santé cognitive. Yue Leng souligne que les recherches futures devront étudier comment certains médicaments influencent les rythmes du sommeil et leur impact sur l’évolution de la maladie d’Alzheimer.

Une nouvelle technique qui prédit les crises d’asthme 5 ans à l’avance

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Une nouvelle méthode pourrait permettre de prédire les crises d’asthme jusqu’à cinq ans à l’avance. Cette avancée a été annoncée par des chercheurs dans une étude publiée le 19 janvier dans la revue Nature Communications.

L’asthme est une maladie chronique qui provoque une inflammation des bronches. Elle se manifeste par des symptômes respiratoires tels que l’essoufflement, le sifflement, la toux ou encore une sensation d’oppression thoracique. Cette maladie touche plus de 500 millions de personnes dans le monde, ce qui en fait un enjeu majeur de santé publique.

Malgré sa prévalence, il reste difficile pour les médecins d’identifier précisément les patients à haut risque. Actuellement, il est compliqué de différencier ceux qui resteront stables de ceux susceptibles de subir des crises sévères. Cependant, des chercheurs ont développé une méthode innovante pour anticiper ces crises plusieurs années à l’avance.

Une étude basée sur l’analyse de données métaboliques

Les chercheurs ont analysé les données de trois grandes cohortes regroupant au total 2 500 patients asthmatiques. En utilisant leurs dossiers médicaux électroniques et une technique de mesure des petites molécules dans le sang, ils ont découvert une corrélation importante entre certains métabolites et le contrôle de l’asthme.

Le rapport entre sphingolipides et stéroïdes, un indicateur clé

Ils ont observé que le rapport entre deux classes de métabolites, les sphingolipides et les stéroïdes, permettait de prédire le risque d’exacerbation sur une période de cinq ans. Ce rapport pouvait même différencier le délai d’apparition de la première crise entre les groupes à haut ou faible risque, avec une différence d’environ un an.

Bien que les niveaux individuels de ces métabolites donnent des indications, c’est ce ratio qui apparaît comme le prédicteur le plus fiable pour anticiper la santé future des patients asthmatiques.

Une avancée pour la médecine de précision

Jessica Lasky-Su, professeure à l’université Harvard, explique que l’un des défis majeurs dans le traitement de l’asthme est de pouvoir prévoir les crises graves à venir. Selon elle, cette nouvelle approche pourrait permettre d’identifier avec une précision de 90 % les patients à risque élevé, afin d’intervenir avant qu’une crise ne survienne.

Craig E. Wheelock, chercheur à l’Institut de médecine environnementale du Karolinska, souligne que cette méthode basée sur le ratio entre sphingolipides et stéroïdes est à la fois biologiquement pertinente et analytiquement robuste. Elle pourrait ainsi donner naissance à un test clinique simple et rentable.

Les chercheurs estiment que ces résultats sont une étape importante vers une médecine plus personnalisée pour l’asthme. Un test basé sur ces ratios pourrait facilement être mis en œuvre dans les laboratoires classiques, permettant aux médecins de repérer rapidement les patients à risque grâce à des déséquilibres métaboliques spécifiques.

Toutefois, d’autres études doivent encore être menées sur un plus grand nombre de patients avant de pouvoir généraliser cette méthode à grande échelle.

Conseils pour prévenir les crises d’asthme au quotidien

En attendant cette avancée, il existe des techniques simples pour mieux gérer la maladie. La respiration contrôlée peut soulager certains symptômes. Il est conseillé de placer une main sur la poitrine, l’autre sur le ventre, puis d’inspirer doucement par le nez en gonflant le ventre. Ensuite, il faut expirer lentement, toujours par le nez ou la bouche, en relâchant les tensions. Pratiquée quelques minutes par jour, cette technique peut aider à réduire l’essoufflement.

La méditation, notamment la pleine conscience, est aussi recommandée pour réduire le stress, souvent à l’origine des crises. Une étude de l’Université de Cambridge a montré que cette pratique pouvait diminuer le stress sur le long terme.

Enfin, les exercices cardiovasculaires comme la marche rapide ou la course à pied renforcent les muscles autour des poumons. Cela améliore leur efficacité et réduit la sensation d’essoufflement. En développant votre endurance, vous sollicitez moins vos poumons lors d’activités quotidiennes, ce qui peut également soulager les symptômes.

Raideurs de hanches : comment la position assise ruiné votre mobilité

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Les causes des raideurs des hanches liées à la position assise

De nombreuses personnes ressentent une sensation de raideur dans les hanches dès qu’elles se lèvent de leur chaise de bureau. Elles rencontrent aussi des difficultés à marcher, à s’accroupir ou ressentent une tension dans le bas du dos. Ces problèmes proviennent souvent d’une immobilité prolongée de l’articulation, due à la position assise répétée. Au début, cette raideur peut passer inaperçue, mais elle finit par limiter la mobilité.

Le rôle de notre mode de vie dans la raideur des hanches

Selon Cody Mooney, spécialiste de la flexibilité et managing partner de l’application Pliability, le mode de vie sédentaire est une cause majeure. Il explique que rester assis longtemps raccourcit les muscles fléchisseurs de la hanche et les quadriceps. Cela entraîne une posture penchée en avant, avec des épaules qui se roulent vers l’avant. Au fil du temps, ces mauvaises habitudes deviennent mémorisées par le corps, diminuant l’amplitude des mouvements. Ces compensations peuvent également provoquer des douleurs ou des blessures, notamment au niveau du genou et du bas du dos.

Les étirements pour relâcher les muscles raides

Pour lutter contre cette raideur, Cody Mooney insiste sur l’importance de relâcher l’avant des cuisses et les fléchisseurs. Le « couch stretch » est particulièrement recommandé. Cet exercice permet d’étirer les quadriceps, les fléchisseurs de la hanche et le piriforme, un muscle profond connectant la colonne vertébrale aux cuisses.

Les trois étirements essentiels, validés par un expert

Le spécialiste recommande trois exercices pour assouplir les hanches : le couch stretch, le saddle et la pigeon pose. Il conseille de commencer par tenir chaque posture pendant deux minutes de chaque côté pour le couch stretch et la pigeon, et deux minutes pour le saddle. Il est important de rester détendu pendant l’étirement, sans forcer dans une douleur ou une tension excessive. Après une période d’adaptation, tenir chaque position environ cinq minutes peut apporter des bénéfices significatifs.

Comment réaliser ces étirements

Le couch stretch se pratique à genoux, le tibia d’un jambe contre un mur, l’autre jambe en fente devant, avec le buste relevé pour ouvrir l’avant de la hanche. Le saddle consiste aussi à se mettre à genoux, puis à s’asseoir sur les talons avant de pencher le buste en arrière. La pigeon pose implique de placer une jambe pliée devant vous, l’autre allongée derrière, pour cibler les fessiers, le piriforme et le bas du dos.

Intégrer ces exercices dans votre routine quotidienne

Pour obtenir des résultats, l’expert recommande de pratiquer ces étirements chaque jour, par exemple après le travail ou avant de dormir. En consacrant dix à quinze minutes à ces exercices, il est possible de limiter les effets négatifs de la position assise prolongée et de favoriser une meilleure mobilité des hanches.

Créez votre jeunesse à 50 ans : les effets surprenants de la créatine

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Une expérience de créatine à 50 ans : effets inattendus sur le corps et l’esprit

À l’approche de la cinquantaine, il est courant de ressentir une fatigue diffuse, une baisse de la réponse musculaire et des troubles de la mémoire. Lauren Manaker, une diététicienne américaine, a elle aussi été confrontée à ces symptômes durant la périménopause. Jusqu’alors, elle privilégiait une alimentation équilibrée, une activité physique régulière et un sommeil de qualité. Mais elle a senti qu’un coup de pouce supplémentaire pourrait l’aider.

Elle explique à Prevention qu’elle a vu défiler de nombreux compléments alimentaires dans le monde du bien-être, notamment la créatine, qu’elle associait traditionnellement aux bodybuilders. Après avoir vu plusieurs vidéos sur les réseaux sociaux vantant ses mérites pour les femmes de plus de 40 ans, elle a décidé de l’essayer.

Objectif : préserver la masse musculaire

En milieu de vie, la masse musculaire diminue d’environ 1 % chaque année, un phénomène appelé sarcopénie. Malgré trois séances de renforcement musculaire par semaine, Lauren Manaker constatait une récupération difficile et ressentait les effets de la préménopause. Après un bilan médical rassurant, elle a commencé à prendre de la créatine monohydrate micronisée, environ 3 grammes par jour, dilués dans un verre de jus d’orange, chaque matin, pendant un mois.

La créatine est une substance produite par le corps et présente dans la viande et le poisson. Elle agit comme une petite batterie dans les muscles et le cerveau, en aidant à régénérer l’ATP, la principale source d’énergie cellulaire. Des études, notamment celles de l’International Society of Sports Nutrition, montrent qu’une prise régulière peut augmenter la masse musculaire maigre, la force et la tolérance à l’effort chez les personnes de plus de 40 ans.

Des effets visibles dès la première semaine

Au début, Lauren ne remarque pas de changement significatif. Son poids et sa silhouette restent stables, sauf une légère rétention d’eau dans les muscles. À partir de la deuxième semaine, elle constate une amélioration lors de ses séances de musculation : les exercices lui paraissent plus fluides, elle fait quelques répétitions supplémentaires, ressent moins de courbatures et une fatigue moindre. Les études indiquent que les premiers gains de force apparaissent généralement entre la troisième et la quatrième semaine.

Ce qui la surprend davantage, c’est l’impact sur son mental. Elle explique que le brouillard mental, fréquent en périménopause, commence à se dissiper. Elle ressent moins de trous de mémoire, les mots lui viennent plus facilement, et son attention est plus stable, à la fois au travail et à la maison. Elle évoque une clarté mentale accrue et une pensée plus vive, un effet secondaire inattendu qui l’a convaincue des bienfaits de la créatine.

Les risques et précautions liés à la supplémentation

Le cerveau consomme près de 20 % de l’énergie du corps et utilise la créatine pour recycler l’ATP, ce qui pourrait expliquer cette amélioration cognitive. Des recherches récentes indiquent même qu’une supplémentation en créatine pourrait améliorer la mémoire de travail, y compris chez les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer.

Ce complément est particulièrement intéressant pour les personnes actives, les femmes en périménopause ou ménopause, ainsi que les végétariens ou véganes, qui ont souvent des réserves plus basses en créatine. À une dose de 3 grammes par jour, les études ne montrent pas d’impact négatif sur la fonction rénale chez l’adulte sain. Toutefois, des troubles digestifs peuvent survenir. En cas d’insuffisance rénale, d’hypertension ou de maladies métaboliques, il est conseillé de consulter un médecin. Il est important de rappeler que la créatine ne remplace pas un traitement médical, notamment contre la dépression ou l’anxiété.

Attention à la dénutrition des seniors : un simple yaourt peut tout changer

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Sur la table de la cuisine, le scénario est souvent le même : après un repas à peine terminé, un proche âgé accepte généralement son yaourt et sa compote. L’aidant, rassuré, pense avoir apporté l’essentiel. Pourtant, ce réflexe peut contribuer à la dénutrition des seniors sans que personne ne s’en rende compte.

La Haute Autorité de Santé (HAS), la Société Française de Gériatrie et Gérontologie (SFGG) et le Collectif de lutte contre la dénutrition rappellent que la dénutrition protéino-énergétique est un problème majeur après 70 ans. En analysant la composition de ces desserts, on comprend pourquoi neuf aidants sur dix tombent dans ce piège discret.

La dénutrition chez les personnes âgées : un problème principalement lié à la perte musculaire

En France, entre 2 et 3 millions de personnes souffrent de dénutrition, dont une majorité de plus de 70 ans. Selon les autorités sanitaires, 5 à 10 % des seniors sont concernés, jusqu’à 25 % chez ceux qui bénéficient d’une aide à domicile. Les conséquences sont graves : chutes, fractures, infections, hospitalisations répétées, perte d’autonomie et risque de mortalité accru.

Avec l’âge, l’appétit diminue alors que les besoins en protéines augmentent. Cela concerne la lutte contre la sarcopénie, une perte de masse et de force musculaire qui fragilise la marche et l’équilibre. Le Programme National Nutrition Santé recommande deux portions de viande, poisson ou œufs par jour, ainsi que trois à quatre laitages, pour préserver la masse musculaire chez les seniors.

Le duo yaourt + compote : un faux ami pour la nutrition des seniors

Pris séparément, un yaourt ou une compote ne posent pas de problème. Mais lorsqu’ils deviennent le principal encas ou la fin de repas d’un senior qui mange peu, cela devient préoccupant. Selon la SFGG, un yaourt aux fruits de 125 g apporte environ 4 g de protéines et 15 g de sucre, tandis qu’une compote de 100 g ne contient que 0,2 g de protéines pour près de 18 g de sucre.

À l’inverse, un yaourt à la grecque ou un Skyr de 125 g dépasse 12 g de protéines. Pour une personne de 70 kg ayant besoin d’environ 84 g de protéines par jour, ce duo ne fournit qu’un peu plus de 4 g. Ces desserts apportent beaucoup de sucre et peu de nutriments bâtisseurs. Ce sont des “calories vides” qui coupent l’appétit, font monter la glycémie, mais ne nourrissent pas les muscles. La mode des produits “0 %” ou “sans sucre ajouté”, héritée des discours anti-graisses, aggrave aussi le problème en réduisant la densité énergétique de ces encas.

Transformer le dessert en un véritable soin nutritionnel : les recommandations

Les autorités telles que la HAS insistent sur l’importance d’aliments riches en énergie et en protéines, ainsi que sur l’enrichissement des plats et la multiplication des collations. Voici quelques conseils concrets pour améliorer les desserts et encas des seniors :

  • Révolutionner le rayon frais : préférer les petits-suisses à 40 % de matières grasses, le fromage blanc à 40 %, les yaourts à la grecque ou le Skyr, qui sont plus riches en protéines, plutôt que les produits allégés ou “light”.
  • Enrichir le yaourt préféré : si le senior tient à son yaourt nature, ajouter une cuillère de lait en poudre permet d’apporter environ 4 g de protéines. On peut aussi utiliser une poudre de protéines neutre vendue en pharmacie.
  • Revaloriser la compote : ne plus la servir seule. La combiner avec deux petits-suisses ou un bol de fromage blanc, ou y ajouter une cuillère de poudre d’amande, augmente l’apport en protéines et en bonnes graisses.
  • Redécouvrir les desserts riches traditionnels : un riz au lait maison peu sucré, un œuf au lait ou une faisselle avec une cuillère de miel apportent douceur, calories et protéines, en phase avec les recommandations du PNNS pour les personnes âgées fragiles.

Une expérimentation réalisée dans un EHPAD du Centre-Val de Loire a montré l’efficacité de cette approche : pendant six mois, tous les desserts et collations à base de yaourts et compotes ont été remplacés par des versions enrichies ou hyperprotéinées. Résultat : une diminution d’environ 20 % des chutes avec fracture. Les autorités soulignent le lien entre dénutrition et risque de chute, et recommande de surveiller l’état pondéral, la perte d’appétit, et d’intervenir rapidement en cas de problème.

Syndrome du coucher du soleil : comment apaiser l’anxiété des seniors le soir

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Lorsque la journée se termine, la maison s’assombrit, les volets se ferment, mais chez certains seniors, l’anxiété du soir s’installe. La personne âgée peut devenir agitée, tourner en rond, poser sans cesse les mêmes questions ou refuser de se coucher. Ce phénomène, souvent appelé « sundowning » en anglais ou « syndrome du coucher du soleil » en français, transforme la fin de journée en un moment difficile à vivre.

Avant de recourir à un somnifère, les aidants cherchent souvent des solutions plus naturelles et douces. Dans de nombreux jardins, une plante aux odeurs citronnées peut apporter un soulagement : la mélisse officinale, aussi appelée Melissa officinalis. L’Agence Européenne du Médicament (EMA) reconnaît son usage traditionnel pour soulager les symptômes légers de stress mental et favoriser l’endormissement. Il reste à savoir comment utiliser cette plante pour qu’elle devienne un véritable allié du soir.

Comprendre l’anxiété du soir chez les seniors

Les soignants parlent d’agitation vespérale pour décrire cette montée d’angoisse en fin de journée. Elle se manifeste par une agitation motrice, des propos confus, de l’irritabilité, ou encore une envie de partir. Chez les personnes souffrant de troubles cognitifs, ce phénomène augmente lorsque la lumière baisse, que la fatigue s’accumule ou que le cerveau a plus de mal à filtrer les stimulations.

Les préparations à base de mélisse sont classées par le comité HMPC de l’EMA comme des médicaments à usage traditionnel, pour soulager le stress léger et les troubles mineurs du sommeil, chez l’adulte et l’adolescent à partir de 12 ans. Cependant, en cas d’agitation sévère, de grossesse, d’allaitement, ou si la personne prend déjà un somnifère ou un traitement pour la thyroïde, il est important de consulter un professionnel de santé avant toute utilisation.

Comment la mélisse officinale agit-elle pour calmer le cerveau le soir ?

La mélisse contient notamment de l’acide rosmarinique et des aldéhydes terpéniques comme le citral et le citronellal. Elle possède aussi du géraniol et du citronellol. Ces molécules agissent sur les récepteurs GABA-A, liés au principal neurotransmetteur apaisant du système nerveux, le GABA. Leur effet : une action anxiolytique et légèrement sédative, sans risque d’accoutumance ni somnolence le lendemain. Selon des spécialistes comme le Dr Jacques Fleurentin, la mélisse est bien tolérée chez les personnes âgées, à condition de l’utiliser correctement.

Son usage n’est pas nouveau. Au XVIIe siècle, les Carmes Déchaussés ont créé l’Eau de Mélisse des Carmes, un cordial composé de 14 plantes et 9 épices, dont la mélisse était l’ingrédient principal. Cette préparation était recommandée à la cour de Louis XIV pour calmer les crises de nerfs et les angoisses. Plus récemment, des études en phytothérapie ont montré qu’une association de mélisse et de Valeriana officinalis pouvait, pour certains troubles du sommeil, rivaliser avec des médicaments comme le benzodiazépine triazolam, sous contrôle médical.

Infusion de mélisse : un rituel apaisant pour le soir

Pour bénéficier des effets calmants de la mélisse, la façon de préparer l’infusion est essentielle. Il vaut mieux privilégier des feuilles entières, fraîches ou sèches, de bonne qualité, plutôt que des sachets très fins vendus en supermarché, souvent réduits en poudre. La dose recommandée se situe entre 1,5 et 4,5 grammes de feuilles sèches pour 150 ml d’eau.

  • Dosage : environ 2 g de feuilles sèches, soit une cuillère à café bombée, pour 150 ml d’eau.
  • Eau : faire chauffer l’eau jusqu’à frémissement, sans la faire bouillir, à 95°C maximum, puis la verser sur la plante.
  • Temps d’infusion : couvrir, laisser infuser 10 minutes, puis filtrer. Il est conseillé de boire l’infusion tiède, 30 à 60 minutes avant le coucher.

Boostez votre mémoire dès 45 ans avec ces habitudes simples

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La mémoire peut être préservée et renforcée grâce à des habitudes simples à adopter. En vieillissant, le cerveau évolue et certains mécanismes cognitifs ont tendance à s’affaiblir. Dès l’âge de 45 ans, des signes de ralentissement de la vitesse de traitement mental, de flexibilité intellectuelle et de mémoire peuvent apparaître. Chez certaines personnes, ce déclin s’accélère et peut conduire à des troubles plus graves, comme la démence ou la maladie d’Alzheimer, qui touche aujourd’hui plus d’un million de Français.

Pour limiter ces risques, il existe des leviers concrets. Une étude américaine récente, appelée U.S. POINTER, a confirmé qu’un changement d’habitudes de vie peut améliorer significativement les fonctions cognitives chez les seniors à risque. Cette étude, menée sur deux ans, a suivi 2 111 personnes âgées de 60 à 79 ans dans plusieurs centres universitaires et de santé aux États-Unis. Tous les participants présentaient un risque élevé de déclin cognitif ou de démence.

Une première dans la prévention du déclin cognitif

Deux approches ont été testées dans cette étude : une intervention structurée et intensive, et une autre plus flexible, autogérée. Si ces deux programmes ont permis d’améliorer la cognition, c’est le programme structuré qui a donné les meilleurs résultats. Il a permis de protéger les capacités mentales du déclin normal lié à l’âge pendant jusqu’à deux ans.

Les résultats ont été présentés lors de la Conférence internationale 2025 de l’Alzheimer’s Association à Toronto, et publiés dans le Journal of the American Medical Association (JAMA). Il s’agit du premier grand essai à démontrer que des changements accessibles et durables peuvent réellement préserver la santé du cerveau.

Les 4 habitudes clés pour préserver la mémoire après 60 ans

L’étude met en avant quatre piliers, tous basés sur des gestes simples mais réguliers.

1) Pratiquer une activité physique régulière

L’activité physique est le premier levier pour la santé cognitive. Les participants de l’étude s’engageaient à faire au moins 30 à 35 minutes d’exercice modéré à soutenu, comme la marche rapide, le vélo ou la natation, quatre fois par semaine. En complément, ils réalisaient deux séances hebdomadaires d’exercices de renforcement musculaire ou d’étirements. Ces activités favorisent l’oxygénation du cerveau, réduisent l’inflammation, soutiennent la plasticité neuronale et limitent l’accumulation de protéines associées à Alzheimer.

2) Adopter une alimentation protectrice, inspirée du régime MIND

Le deuxième pilier concerne la nutrition. Le régime MIND, qui s’inspire des régimes méditerranéen et DASH, privilégie les légumes à feuilles vertes, les fruits rouges, les noix, les céréales complètes, l’huile d’olive, et le poisson. Il recommande aussi de réduire la consommation de sucre, de graisses saturées et d’aliments ultra-transformés. L’objectif est d’apporter des nutriments neuroprotecteurs pour lutter contre le stress oxydatif et préserver la santé des membranes neuronales.

3) Stimuler son cerveau et maintenir une vie sociale active

Le cerveau doit être entraîné régulièrement, comme les muscles. L’étude recommande au moins 30 minutes d’activités cognitivement stimulantes, trois fois par semaine, telles que la lecture, les puzzles, les jeux de mémoire, l’apprentissage d’une langue ou la pratique d’un instrument de musique. Par ailleurs, l’engagement social est essentiel. Discuter, participer à des groupes ou à des ateliers stimule à la fois le mental et l’émotion, renforçant ainsi la santé cognitive.

4) Surveiller sa santé et gérer le stress

Le programme structuré de l’étude comprenait également des bilans réguliers. Les participants suivaient leurs indicateurs de santé cardiaque, leur poids, leur tension, et fixaient des objectifs avec un professionnel de santé pour réduire le risque de déclin cognitif. Des pratiques comme la méditation, le yoga ou la respiration profonde aident aussi à limiter l’impact du stress chronique, un facteur reconnu pour accélérer le vieillissement cérébral.

Des changements modestes peuvent faire la différence

Selon Laura D. Baker, auteure principale de l’étude, même des changements simples et peu coûteux peuvent avoir un impact positif sur la cognition. Elle souligne que, sur deux ans, les deux groupes d’étude ont vu leurs fonctions cognitives s’améliorer, la version structurée ayant donné des résultats plus marqués. L’essentiel est de faire de ces habitudes une routine pour soutenir la mémoire et ralentir le déclin lié à l’âge.

Polyarthrite : une nouvelle solution révolutionnaire en cours de développement

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Les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde souffrent d’une inflammation chronique des articulations. Cela entraîne des douleurs intenses et un handicap progressif dû à des lésions structurelles. Bien que de nombreux traitements de fond existent, ils ne fonctionnent pas toujours. Certains patients ne répondent pas aux médicaments ou en deviennent intolérants.

Pour explorer de nouvelles options, le Centre de recherche sur l’arthrite et la rhumatologie de l’Arizona a développé un neurostimulateur implantable. Ce dispositif, de la taille d’un comprimé, stimule le nerf vague pendant 60 secondes une fois par jour. L’objectif est d’activer les mécanismes anti-inflammatoires naturels du corps.

Ce neurostimulateur a été testé chez 242 patients souffrant de polyarthrite rhumatoïde. Ces patients présentaient une réponse insuffisante ou une intolérance aux traitements classiques. Les premiers résultats de cet essai clinique sont encourageants.

Une approche innovante qui active le système nerveux pour réduire l’inflammation

Selon le Dr David Chernoff, directeur médical de la société à l’origine du dispositif, c’est la première fois qu’une thérapie utilise la stimulation des voies neuronales naturelles pour contrôler l’inflammation, sans recourir à l’immunosuppression. Il ajoute que cette méthode offre un nouvel espoir, notamment pour ceux qui n’ont pas trouvé de soulagement avec les traitements traditionnels.

Lors de l’étude, le dispositif a été implanté chez certains patients en le fixant à leur nerf vague cervical gauche dans une capsule en silicone. D’autres ont reçu un faux dispositif. Après l’implantation, des impulsions électriques ciblées ont été envoyées au nerf pour déclencher un réflexe anti-inflammatoire et moduler la réponse immunitaire.

Après un mois de stimulation quotidienne, les patients ayant reçu le vrai dispositif ont constaté une amélioration de leurs symptômes. Ces résultats positifs encouragent l’entreprise Helio à envisager d’utiliser cette technologie pour traiter d’autres maladies auto-immunes, comme la sclérose en plaques ou la maladie de Crohn.

Source : Vagus nerve-mediated neuroimmune modulation for rheumatoid arthritis: a pivotal randomized controlled trial, Nature medicine, décembre 2025

Peut-on vraiment retarder la ménopause Découvrez la vérité scientifique

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La ménopause survient en moyenne vers 51 ans, lorsque les règles s’arrêtent. Cependant, l’âge exact peut varier considérablement d’une femme à l’autre, parfois de plus de dix ans. Cela soulève la question : peut-on réellement retarder cette étape ? Entre la génétique, le mode de vie et les avancées médicales, les réponses sont nuancées. Les promesses de solutions miracles ne tiennent pas face aux données scientifiques.

Une partie de l’horloge ovarienne est programmée dès la naissance, ce qui limite les possibilités d’intervention. Cependant, plusieurs études suggèrent qu’adopter une bonne hygiène de vie dès le plus jeune âge peut permettre de gagner quelques mois, voire quelques années sur le calendrier naturel de la ménopause, tout en préservant la santé globale. Des chercheurs explorent aussi des leviers inattendus pour agir sur le sujet.

Une horloge principalement génétique, mais pas totalement figée

La réserve d’ovocytes, qui constitue la capacité reproductive d’une femme, se forme avant la naissance et diminue progressivement jusqu’à la ménopause. La génétique joue un rôle majeur dans le moment où celle-ci survient. Par exemple, certaines femmes fumeuses ont en moyenne une ménopause plus précoce de 0,8 à 2 ans par rapport à celles qui ne fument pas. Cela montre l’impact du mode de vie sur le processus.

Il est important de préciser que l’objectif réaliste n’est pas de repousser la ménopause à 60 ans, mais plutôt d’éviter qu’elle n’arrive trop tôt, sans raison valable. Une alimentation équilibrée, un poids stable, l’arrêt du tabac et un sommeil de qualité semblent aider à préserver les ovaires. Les experts rappellent aussi que les plantes comme le soja, riches en phyto-œstrogènes, n’ont pas prouvé qu’elles retardent l’arrêt des règles. Toutefois, elles peuvent contribuer à renforcer la santé des os ou soulager certains symptômes.

Comment l’alimentation peut-elle influencer la ménopause ?

Une étude américaine importante a analysé 4 514 femmes ménopausées, en utilisant un indice global d’antioxydants, le Composite Dietary Antioxidant Index. Les femmes qui en consommaient le plus ont connu la ménopause environ un an plus tard que celles ayant une consommation moindre. Elles avaient aussi une durée de vie reproductive légèrement plus longue, d’environ un an.

Les chercheurs ont identifié la vitamine C et les caroténoïdes comme des éléments pouvant prolonger la période reproductive. Selon l’étude, il suffit d’environ 90 mg de vitamine C, 6 mg de caroténoïdes et 11 mg de zinc par jour pour obtenir ces effets. Ces quantités correspondent, par exemple, à une orange, une tasse de brocoli, une carotte, une portion d’épinards, 85 g d’huîtres ou une poignée d’amandes.

Les auteurs soulignent que ces apports nutritionnels sont accessibles via une alimentation simple, comme l’ajout de fruits et légumes à chaque repas. Bien que cette étude soit observationnelle, elle suggère que de modestes améliorations alimentaires pourraient retarder l’arrivée de la ménopause et prolonger la période reproductive. Cependant, cela ne prouve pas un lien direct de cause à effet.

Activité sexuelle et avancées médicales pour gagner du temps

Une étude britannique portant sur 3 000 femmes sur une période de dix ans a montré que celles qui avaient une activité sexuelle au moins une fois par semaine avaient 28 % de moins de chances d’être ménopausées à 51 ans, comparé à celles qui étaient actives une fois par mois. Les chercheurs expliquent cela par un compromis énergétique : l’organisme pourrait maintenir l’ovulation s’il perçoit une chance de grossesse.

Côté médical, plusieurs essais sont en cours pour explorer des solutions susceptibles de prolonger la période reproductive. Parmi celles-ci, la rapamycine administrée à dose hebdomadaire, qui pourrait permettre de gagner plusieurs années, ou encore la greffe de tissu ovarien congelé puis réimplanté à l’approche d’une ménopause précoce. Ces pistes restent toutefois à l’état de recherche et ne sont pas encore accessibles en pratique courante.

Grippe : détectez ses premiers signes pour mieux vous protéger

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Signaler rapidement les premiers symptômes de la grippe

Se réveiller avec un léger malaise, suivi quelques heures plus tard par une chute brutale de la fièvre, peut être le début de la grippe. Les premiers signes du virus influenza peuvent être discrets ou très violents. Les reconnaître rapidement permet de limiter la propagation du virus et d’éviter de contaminer ses proches, notamment les personnes vulnérables.

Pourquoi détecter la grippe dès ses premiers symptômes ?

Le virus de la grippe infecte rapidement le nez, la gorge et les bronches, généralement en un à quatre jours après l’exposition. Il peut être contagieux avant même l’apparition de la fièvre, ce qui explique sa rapide diffusion dans les familles, écoles ou lieux de travail. Identifier les premiers symptômes permet de s’isoler à temps et de protéger les personnes à risque, comme les nourrissons, les seniors ou celles souffrant de maladies chroniques.

Un début souvent brutal

Contrairement au rhume, qui s’installe progressivement avec des symptômes comme le nez bouché ou la gorge qui gratte, la grippe survient généralement de façon soudaine et violente. Selon le Dr Robert Hopkins, directeur médical de la National Foundation for Infectious Diseases, « la grippe a tendance à frapper très fort et très vite ». Les personnes peuvent souvent dater précisément l’heure du début de leurs symptômes.

Les symptômes précoces chez l’adulte

Chez l’adulte, le début de la grippe est souvent marqué par une fièvre élevée et soudaine, accompagnée de plusieurs autres signes. Le Dr Madison Szar, pédiatre, indique que la majorité des personnes ressentent une apparition rapide de fièvre, de maux de tête et de douleurs dans le corps. Les symptômes typiques à surveiller dans les premières 24 à 48 heures sont :

  • Fièvre à 38,5-39°C, avec frissons et sueurs.
  • Céphalées intenses, souvent au niveau du front.
  • Courbatures généralisées, douleurs musculaires et articulaires.
  • Fatigue extrême, sensation d’être cloué au lit.
  • Toux sèche, gorge irritée, et parfois nez bouché ou qui coule.

La présence simultanée de ces symptômes, en quelques heures, indique fortement une grippe, surtout en période de forte circulation virale. La combinaison fièvre, toux, courbatures et maux de tête distingue la grippe du simple rhume, qui se manifeste plutôt par des éternuements, un nez très encombré et une fatigue modérée.

Chez l’enfant et la personne âgée : des symptômes parfois différents

Chez l’enfant, la grippe débute souvent par un malaise brutal, avec une poussée de fièvre, des frissons, des maux de tête, puis des symptômes respiratoires. Des troubles digestifs comme douleurs abdominales, nausées, vomissements ou refus de s’alimenter peuvent également être précoces. Un enfant très abattu, qui ne joue plus et boit peu, doit faire l’objet d’une surveillance attentive.

Chez les personnes âgées, les premiers signes peuvent être plus discrets, se manifestant par une fatigue inhabituelle ou une confusion. Il est important de rester vigilant face à ces symptômes, qui peuvent passer inaperçus mais nécessitent une attention particulière.

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