SHARE

Le signe indolore qui peut indiquer un cancer de la vessie chez les plus de 50 ans

Le cancer de la vessie est le cinquième cancer le plus fréquent en France. Chaque année, environ 20 000 nouveaux cas sont diagnostiqués, principalement chez des personnes âgées de 70 ans en moyenne. Pourtant, plus de la moitié des Français ignorent les signes d’alerte de cette maladie.

Lors d’une conférence organisée par l’Association Française d’Urologie (AFU), les experts ont souligné que la méconnaissance des symptômes retarde souvent le diagnostic, ce qui complique la prise en charge et diminue les chances de guérison.

Les principaux facteurs de risque

Le tabac est le premier facteur de risque du cancer de la vessie. Il est responsable d’une grande majorité des cas. Cependant, plus de la moitié des personnes atteintes n’ont jamais fumé.

Ce cancer touche davantage les hommes que les femmes, avec une répartition d’environ 80 % contre 20 %. Historiquement, cette différence s’explique par une consommation de tabac plus importante chez les hommes et une exposition professionnelle accrue à certains produits chimiques, notamment dans les secteurs de la chimie, du plastique ou du bâtiment. Cependant, ces dernières années, le nombre de cas chez les femmes augmente, en lien avec la montée du tabagisme féminin.

Les symptômes à connaître

Chez l’homme comme chez la femme, le premier signe évocateur du cancer de la vessie est la présence de sang dans les urines, appelé médicalement « hématurie ». Ce symptôme apparaît dans 80 à 90 % des cas.

Le problème est que ce saignement est souvent intermittent et indolore. Le Dr Benjamin Pradère explique que, comme les saignements peuvent durer seulement un ou deux jours avant de disparaître, beaucoup de patients hésitent à consulter ou attendent que le symptôme réapparaisse. Pourtant, il ne faut pas ignorer la présence de sang dans les urines, même léger ou bref. En cas de suspicion, il est essentiel de consulter rapidement un médecin.

Les chances de guérison

Malgré la fréquence de cette maladie, les urologues restent optimistes. Lorsqu’il est détecté précocement, le cancer de la vessie se soigne bien. Environ 80 % des patients survivent au moins cinq ans après le diagnostic.

En revanche, si la maladie est découverte tard, le pronostic devient beaucoup plus réservé, avec un taux de survie qui chute à 50 % ou même à 5 % lorsque la maladie est à un stade avancé ou métastatique.

Les traitements disponibles

Le traitement dépend de l’étendue de la tumeur. Les formes superficielles peuvent être retirées par voie naturelle, suivies d’instillations locales. Les formes infiltrantes, plus avancées, nécessitent une chirurgie plus lourde.

Grâce aux progrès de l’immunothérapie et au diagnostic précoce, environ 80 % des patients atteints de ce cancer peuvent espérer guérir.

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here