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Près de la moitié des Français ont déjà eu recours ou envisagent la médecine esthétique

Selon une étude récente, 40 % des Français ont déjà utilisé ou pensent à faire appel à la médecine esthétique. Cette enquête a été menée par la société Norstat et intervient à l’occasion du plus grand congrès international de médecine esthétique et de chirurgie plastique, qui s’ouvre ce jeudi 29 janvier à Paris.

Parmi ces 40 %, la moitié sont des femmes âgées de 18 à 35 ans. La tendance est donc particulièrement marquée chez les jeunes femmes, souvent plus sensibles à l’image et à l’apparence physique.

L’influence des réseaux sociaux et les risques associés

La majorité des personnes interrogées indiquent que leur décision est influencée par les contenus en ligne. En effet, 38 % des Français considèrent que la banalisation des actes médicaux sur les réseaux sociaux constitue le principal problème du secteur.

Par ailleurs, 37 % mettent en garde contre la confusion possible entre les actes médicalement encadrés et les pratiques clandestines souvent promues sur Internet. Ces pratiques illégales, appelées « fake-injectors », utilisent des produits non traçables, ce qui représente un vrai danger pour la santé.

Pour 23 % des répondants, la multiplication de ces actes non réglementés peut entraîner de graves conséquences sanitaires.

Une demande forte pour un meilleur encadrement

Malgré une certaine familiarité avec ces pratiques, 61 % des Français réclament davantage de contrôle et d’encadrement. Beaucoup souhaitent la création d’un label permettant d’identifier les praticiens habilités à exercer dans ce domaine. Cette exigence est encore plus forte chez les femmes, avec 65 % d’entre elles en faveur.

Une majorité (96 %) souhaite également un contrôle strict des contenus promotionnels diffusés sur les réseaux sociaux. Pour 80 %, la communication sur la médecine esthétique devrait être réservée aux professionnels de santé, tandis que 16 % pensent que seuls les actes à risque, comme les injections, devraient faire l’objet d’un contrôle renforcé.

Une évolution dans la pratique des injections et la nécessité d’un encadrement

Face aux difficultés à obtenir des rendez-vous chez ces spécialistes, 70 % des Français estiment qu’il serait utile d’élargir la pratique des injections esthétiques à des médecins compétents, notamment ceux en chirurgie plastique, en dermatologie ou en médecine réparatrice. Cela permettrait de désengorger certaines spécialités sous tension.

Cette étude repose sur un panel de 1 000 personnes, représentatives de la population française, et a été réalisée en ligne les 16 et 17 janvier 2026.

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