Une habitude simple pour paraître 8 ans plus jeune après 70 ans
Le déclin cognitif n’est pas une fatalité. Des chercheurs de l’Université de Floride ont récemment démontré que certains comportements peuvent ralentir ce processus, grâce à l’IRM et à l’intelligence artificielle.
Selon leur étude publiée dans Brain Communications, le cerveau d’une personne peut paraître beaucoup plus jeune que son âge réel. En effet, ceux qui adoptent plusieurs habitudes protectrices ont un cerveau qui semble huit ans plus jeune après 70 ans. Plus ces bonnes habitudes s’accumulent, plus le bénéfice est important.
Les habitudes qui préservent le cerveau
La première habitude, et la plus efficace selon l’étude, concerne la qualité du sommeil. Un sommeil réparateur, c’est-à-dire suffisant, régulier et sans réveils fréquents, est fortement associé à un cerveau plus jeune biologiquement. Le Dr Jared Tanner précise que « un mauvais sommeil, ça se soigne » et que ce n’est pas une fatalité.
La deuxième clé est la gestion du stress. Les participants qui percevaient le stress comme moins menaçant, grâce à des techniques simples comme la relaxation ou la respiration, avaient des cerveaux qui vieillissaient moins vite. Le Dr Tanner souligne qu’ « on peut apprendre à percevoir le stress autrement » et que cela reste sous notre contrôle.
Les relations sociales jouent également un rôle important. Ceux qui maintiennent des liens forts et un entourage de qualité montrent un cerveau plus jeune et vieillissent plus lentement. La profondeur des relations est plus importante que leur nombre.
Vient ensuite le maintien d’un poids santé, associé à un cerveau qui paraît plus jeune sur les imageries. Enfin, ne pas fumer est également un facteur protecteur, car le tabac accélère le vieillissement cérébral et réduit l’afflux sanguin vers le cerveau.
Une approche cumulative
La grande leçon de cette étude est que ces cinq habitudes agissent de façon cumulative. Chaque comportement supplémentaire apporte un bénéfice mesurable. La co-auteure de l’étude, la Dr Kimberly Sibille, indique qu’ « il y a des preuves d’un bénéfice neurologique pour chaque comportement protecteur supplémentaire ».
Selon elle, le mode de vie agit comme une véritable médecine préventive pour le cerveau.







