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Une première en France : une crèche dans un Ehpad pour rapprocher générations

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Une initiative innovante dans le secteur public

Pour la première fois en France, un établissement public d’hébergement pour personnes âgées, l’Ehpad Lumières d’automne à Saint-Ouen-sur-Seine, accueille une crèche associative et parentale. L’objectif est de favoriser les rencontres entre générations et de donner un sens nouveau à ces espaces.

Un projet porté par des familles et soutenu par la collectivité

Mélanie Barey, mère d’une petite fille de 1 an et demi, explique que sa mère, résidente de l’Ehpad depuis trois ans, a intégré cette structure non lucrative située à proximité de leur domicile. Pour elle, c’était un choix fort, visant à garantir une prise en charge humaine et une équipe soudée.

Ce projet n’aurait pas été possible sans l’engagement d’un collectif de familles, ainsi que le soutien de la Caisse d’Allocations Familiales de Seine-Saint-Denis et de la ville de Saint-Ouen-sur-Seine. La crèche, baptisée Petits Bourgeons, a ouvert ses portes en septembre et accueille 24 enfants. Elle se trouve dans le parc de l’Ehpad, séparée du bâtiment par une barrière pour des raisons de sécurité, mais des échanges réguliers ont lieu par le biais des espaces extérieurs.

Des rencontres entre résidents et enfants

Les résidents et les enfants se croisent souvent lors de promenades ou de pauses café. Mélanie Barey souligne que ces interactions, même brèves, créent des liens précieux. L’objectif est d’établir des connexions en douceur, en respectant les rythmes très différents des personnes âgées et des bébés. Les professionnels encadrent ces échanges pour assurer le bien-être de chacun.

Au départ, certains résidents étaient réticents, notamment à cause des travaux, mais ces inquiétudes ont disparu une fois le lieu ouvert. Mélanie constate que les enfants créent une magie instantanée et facilitent les rencontres.

Des activités communes pour renforcer les liens

Plusieurs événements sont prévus dans les mois à venir, comme des séances de lecture, de chant, des activités artistiques ou des moments de jardinage dans le potager partagé. La fête de la musique, organisée en juin dernier, a rassemblé résidents, enfants et familles. Une brocante est également programmée début décembre.

Le projet vise à organiser des fêtes, des repas communs et des événements qui sortent du cadre habituel. L’idée est d’apporter de la vie dans ces espaces et de leur donner un vrai sens.

Un lieu qui favorise la continuité et la ville inclusive

Pour Mélanie Barey, cette initiative permet aussi de rendre le lieu plus familier pour les enfants. Elle souhaite leur transmettre la continuité des différentes étapes de la vie et leur montrer que ces espaces sont ouverts à la ville et à ses habitants. En tant qu’architecte, elle souligne que la place des enfants dans la ville reste encore trop souvent marginalisée, tout comme celle des personnes âgées, souvent peu visibles en dehors des établissements.

Ce projet constitue une réponse à ces enjeux, en créant des liens entre les générations et en rendant la ville plus inclusive. Mélanie insiste sur le fait que cette démarche permet de lutter contre l’isolement et d’apporter de la vie dans ces lieux de proximité.

Rachida Dati rassure sur la sécurité du Louvre malgré le cambriolage

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Rachida Dati défend la sécurité du Louvre après le cambriolage

La ministre de la Culture, Rachida Dati, a réaffirmé ce mercredi 22 octobre que le système de sécurité du Louvre n’a pas été défaillant lors du cambriolage survenu dimanche. Elle précise que tous les dispositifs d’alarme ont été déclenchés à chaque étape de l’intrusion, de la fenêtre aux vitrines. Selon elle, aucun système n’a connu de panne.

Après avoir rapidement salué le travail des agents du musée, la ministre a tenu à dénoncer les fausses informations qui circulent depuis dimanche, mettant en cause la sécurité interne du Louvre. Elle estime que ces attaques ciblées sont injustes et instrumentalisent un événement grave.

Je regrette les fausses informations qui circulent depuis dimanche mettant en cause les dispositifs de sécurité internes du musée et donc les agents qui en ont la responsabilité

Rachida Dati insiste : « Les systèmes d’alarme ont été déclenchés à chaque effraction, et dès l’intrusion dans la salle, de la fenêtre aux vitrines. Aucun système n’a été défaillant. » Cependant, elle admet que des améliorations sont nécessaires et attend une liste de mesures urgentes de la part de l’Élysée.

Ce mercredi, Emmanuel Macron a demandé lors du Conseil des ministres que des mesures de sécurisation du Louvre soient accélérées. Il attend une proposition concrète pour la semaine prochaine.

Une sécurisation renforcée et des critiques envers la mairie de Paris

La ministre souligne que la galerie Apollon, située à proximité du Louvre, est déjà équipée de dispositifs de sécurité, de vidéosurveillance et d’alarmes adaptés. Elle insiste cependant sur le fait que l’urgence concerne surtout la sécurisation des abords du musée.

La faiblesse est extérieure à la galerie, et non intérieure, à ce stade

Pour renforcer la sécurité, Rachida Dati a demandé l’installation d’une antenne de police au sein du musée, une initiative qu’elle estime essentielle. Elle a aussi critiqué l’absence de contact avec la mairie de Paris, alors que le Louvre se trouve en plein cœur de la capitale.

Elle déplore que la maire de Paris, Anne Hidalgo, ne se soit pas encore mobilisée sur cette question. « Je n’ai pas eu de contact avec la mairie, ce qui est assez incompréhensible. Il s’agit du plus grand musée du monde, situé dans la ville dont elle est l’élue », a-t-elle déclaré.

Rachida Dati réitère aussi son appel à renforcer la vidéoprotection dans l’espace public, une responsabilité qui incombe selon elle à la maire de Paris, mais qui semble, selon ses propos, ne pas être une priorité actuellement.

Vapotage classé comme tabac, une interdiction en vue en 2026

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Une interdiction de la vente en ligne des produits de vapotage envisagée

Le projet de budget pour 2026 prévoit de nouvelles mesures concernant les produits de vapotage. Parmi celles-ci, une taxe supplémentaire sur les e-liquides et une assimilation légale aux produits du tabac.

Concrètement, l’article 23 du projet de loi de finances (PLF) 2026 déclare que les produits de vapotage seront considérés comme des produits du tabac. Cette classification pourrait entraîner l’interdiction de leur vente en ligne. Actuellement, la vente par Internet représente environ 25 à 30 % du chiffre d’affaires des entreprises du secteur, selon la Fivape, le syndicat de l’industrie du vapotage.

Conséquences pour les consommateurs et les entreprises

Si cette mesure est adoptée, il ne sera plus possible d’acheter des e-liquides ou des cigarettes électroniques en ligne, comme c’est déjà le cas pour les cigarettes classiques. La vente en boutique physique resterait autorisée, mais la fermeture du canal en ligne serait un coup dur pour le secteur.

Les vapoteurs pourraient également payer plus cher leurs produits, avec une augmentation de 30 à 50 centimes d’euro par flacon d’e-liquide, selon la Fivape.

Une pétition pour faire retirer la mesure

Face à cette menace, une pétition a été lancée pour demander le retrait de l’article 23 du PLF. Les signataires dénoncent une interdiction qui couperait l’accès au vapotage à des centaines de milliers de Français. Elle mettra également en péril de nombreuses entreprises de e-commerce innovantes et des boutiques physiques qui dépendent de ces ventes en ligne.

Selon la Fivape, la vente en ligne ne se limite pas à la transaction : elle sert aussi à fournir des informations, des tutoriels, des avis clients, ainsi qu’un service après-vente. L’interdire reviendrait à compliquer la vie des consommateurs et à augmenter le coût des produits.

Risques liés à une régulation stricte

Les entreprises du vapotage seraient également contrôlées par les douanes. La vente pourrait alors se faire uniquement dans des établissements agréés ou chez les buralistes. La Fivape estime que cela entraînerait la disparition de la filière indépendante, composée de 3 500 boutiques et de 20 000 emplois. Elle pourrait également favoriser le développement du marché noir.

Impact sur la santé publique

Le syndicat affirme que ces mesures pénaliseraient la santé publique. Même si la cigarette électronique comporte certains risques à long terme, vapoter reste beaucoup moins nocif que fumer. La vape est souvent considérée comme un outil efficace pour aider à arrêter de fumer.

Congélation d’ovocytes : une avancée mais des délais qui freinent

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Une prise de conscience tardive pour Laeticia

En France, toutes les femmes ont le droit de congeler leurs ovocytes, sans motif médical, et cette procédure est entièrement prise en charge par l’Assurance maladie depuis la loi de bioéthique de 2021. Si c’est une avancée importante pour la liberté reproductive des femmes, elle comporte aussi un revers : les délais pour obtenir un rendez-vous sont souvent très longs, parfois plusieurs mois voire plusieurs années. Cela crée une course contre la montre, surtout lorsque l’on approche de l’âge limite pour cette procédure.

C’est le cas de Laeticia, qui à 35 ans, découvre qu’il pourrait déjà être trop tard pour elle. Elle raconte comment tout a commencé lors d’une discussion avec ses amies dans un café. Elles évoquaient la nécessité de partir en Espagne pour faire congeler leurs ovocytes, car en France, il serait déjà trop tard pour elles. Laeticia apprend alors que l’âge limite pour la congélation en France est de 37 ans, avec un délai d’attente d’au moins un an. Elle se rend compte qu’à 35 ans, elle est déjà presque à la limite.

Les démarches et les délais d’attente

Le jour de son rendez-vous chez la gynécologue, Laeticia ressent une certaine appréhension. Elle craignait d’être jugée pour sa situation, étant encore célibataire à 35 ans. Mais la gynécologue l’a rassurée, lui expliquant que cette démarche est une forme de sécurité et qu’elle n’est pas jugée. Laeticia souligne que ce qui l’a aidée, c’est l’attitude bienveillante du corps médical.

Sa gynécologue lui a cependant été claire : « Elle m’a dit qu’au regard de mon âge et des délais, c’était « maintenant ou jamais ». » Laeticia insiste sur l’importance pour les femmes de ne pas attendre la dernière minute. Elle veut alerter : « Il ne faut pas attendre 37 ans pour congeler ses ovocytes, même si c’est l’âge légal en France. Le parcours est long, et à 35 ans, c’est déjà presque limite. »

La procédure n’est pas simple. La gynécologue lui fournit la liste des hôpitaux habilités à pratiquer la préservation de la fertilité. Mais les délais d’attente sont très longs : entre 10 et 12 mois pour obtenir un premier rendez-vous, puis jusqu’à 4 ans pour la ponction elle-même. Laeticia a finalement réussi à obtenir un rendez-vous dans un centre, où elle a été bien accueillie, sans avoir à justifier sa démarche.

Le protocole de la congélation

Le médecin lui explique que le protocole commence par une série d’examens. Ensuite, il y a une phase de stimulation ovarienne, qui consiste à s’injecter des piqûres pendant 10 jours. Laeticia devra ensuite se rendre disponible pour la ponction, qui nécessite une organisation rigoureuse. Elle ne pourra pas prévoir de vacances ou d’autres engagements pendant cette période.

Elle s’interroge aussi sur son avenir : le test de fertilité sera déterminant. Si ses ovocytes montrent qu’elle a la fertilité d’une femme de 25 ans, c’est une bonne nouvelle. Mais si le résultat indique une fertilité de femme de 45 ans, l’hôpital pourrait refuser de prélever ses ovocytes. C’est pourquoi, pour Laeticia, il est crucial de s’y prendre tôt.

Elle prévoit que la congélation aura lieu avant la fin de l’année 2025. Elle explique qu’elle sera fière d’avoir franchi cette étape, qui lui permettra d’avoir plus de liberté. Elle ne se sent plus sous pression pour rencontrer quelqu’un, car elle aura déjà sécurisé sa fertilité.

Un futur choix personnel

Plusieurs médecins lui ont confié que certaines patientes ont trouvé « le bon » peu de temps après leur protocole. Laeticia espère faire de même. Sinon, elle indique qu’elle pourrait envisager de devenir maman seule, laissant la porte ouverte à cette possibilité.

Les femmes peuvent utiliser leurs ovocytes jusqu’à leur 45e anniversaire. Elles ont aussi la possibilité de les conserver, de les utiliser pour une procréation médicalement assistée (PMA), de les donner à des personnes en attente d’un don ou à la recherche scientifique, ou encore de mettre fin à leur conservation. Laeticia a déjà réfléchi à son avenir : « Je donnerai mes œufs à la science quand j’aurai dépassé l’âge légal. Je redonnerai ce qu’on m’a donné. »

Rendez-vous chez l’ophtalmologue : des délais en baisse

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Rendez-vous chez l’ophtalmologue : une baisse des délais d’attente

Prendre un rendez-vous chez l’ophtalmologue devient plus facile, selon une enquête publiée ce jeudi 16 octobre par le Syndicat National des Ophtalmologistes de France (SNOF). Les délais d’attente pour obtenir un rendez-vous continuent de diminuer.

Les délais de rendez-vous chez un ophtalmologue ont fortement diminué ces dernières années. En 2017, le délai médian pour une consultation, que ce soit par téléphone ou en ligne, était de 66 jours. En 2025, il est passé à 18 jours, soit une réduction de 70 %.

« Plus marquant encore, les rendez-vous pris en ligne affichent un délai médian de seulement 16 jours », indique le SNOF. Le rapport souligne que la prise de rendez-vous en ligne permet de réduire les délais de plusieurs jours en moyenne et offre une meilleure visibilité sur les disponibilités. Par ailleurs, le nombre de sites internet permettant de réserver en ligne a augmenté de 51 % en cinq ans.

Doctolib représente 90% des sites Internet pour la prise de rendez-vous en ophtalmologie

Les régions et villes où les délais ont le plus diminué

La Normandie, l’Occitanie et la Bretagne ont enregistré les plus fortes diminutions de délais d’attente depuis 2019. À l’inverse, la Bourgogne-Franche-Comté et la Corse ont vu ces délais augmenter de plusieurs jours.

Parmi les grandes villes françaises, Toulouse, Montpellier et Lyon ont connu la plus forte réduction des délais en six ans. La baisse s’observe également dans plusieurs régions où la demande était forte, notamment à cause du vieillissement de la population, de l’augmentation des maladies chroniques ou encore suite à la crise sanitaire.

Avant 2017, la forte demande combinée à de nombreux départs à la retraite entraînait des délais très longs. Depuis 2023, la suspension d’une centaine de cabinets ophtalmologiques frauduleux par l’État a aussi modifié la répartition de la patientèle, renforçant la pression sur certains territoires.

Les efforts pour faire face aux déserts médicaux

Pour pallier le manque de médecins, certains ophtalmologues ont accepté de retarder leur départ à la retraite. Vincent Dedes, président du SNOF, explique que le développement du travail aidé a aussi permis de réduire la charge des praticiens. Des orthoptistes, opticiens ou assistants médicaux peuvent réaliser des dépistages ou assurer le renouvellement des lunettes, sans avoir de compétences médicales complètes.

Actuellement, 85 % des ophtalmologues pratiquent cette délégation. Ces mesures ont permis de diviser par deux les délais d’attente en huit ans. En outre, 78 % des rendez-vous téléphoniques sont désormais obtenus.

Le président du SNOF souhaite continuer à améliorer l’accès aux soins. Il propose notamment de renforcer la place des orthoptistes et des assistants médicaux, de valoriser le rôle des opticiens dans le suivi visuel, ou encore de généraliser l’utilisation des plateformes de prise de rendez-vous.

Une augmentation prévue du nombre d’ophtalmologues

La profession compte aujourd’hui environ 6 000 ophtalmologues en France. Vincent Dedes prévoit que ce nombre va continuer à augmenter. La profession devrait enregistrer un solde positif d’environ 50 spécialistes d’ici 2030, avec une arrivée plus importante que les départs à la retraite.

Ce qui pourrait faire évoluer ce nombre entre 6 700 et 6 800 professionnels d’ici cette date.

Ménopause : un défi invisible pour 17 millions de femmes en France

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Chaque année, environ 500 000 femmes françaises entrent dans la période de la ménopause. Cette étape naturelle dans la vie d’une femme peut être difficile à vivre. Les symptômes sont nombreux et peuvent avoir des conséquences pénibles au quotidien.

Une réalité souvent ignorée

En France, la ménopause concerne 17,2 millions de femmes de 45 ans et plus. Selon un rapport gouvernemental d’avril, cela représente la moitié des femmes du pays et un quart de la population. Pourtant, « cet aspect de la santé féminine est encore trop souvent ignoré », soulignent des chercheurs de l’hôpital Foch qui travaillent sur le projet de recherche « Climatere ». Ils publient des résultats partiels ce vendredi 17 octobre.

La ménopause marque la fin de l’activité ovarienne et l’arrêt des cycles menstruels. Elle peut survenir autour de 50 ans. La phase est considérée comme installée lorsque les règles ont disparu depuis plus d’un an. La plupart des femmes ressentent plusieurs symptômes qui bouleversent leur vie.

Les symptômes et leur impact

Pour mieux comprendre ce que vivent les femmes ménopausées, le projet de l’hôpital Foch a été lancé en mars 2025. « Notre objectif est de fournir des données solides pour améliorer la prévention et la prise en charge », explique Alexandre Vallée, directeur du projet.

Leur étude rassemble environ 6 000 femmes. Elles remplissent des questionnaires sur leur qualité de vie, leurs symptômes et les difficultés qu’elles rencontrent. Selon ces réponses, 49 % déclarent que la ménopause nuit fortement à leur quotidien, dont 13 % de façon extrême.

Les données révèlent que :

  • 49 % des femmes se sentent plus fatiguées qu’avant
  • 40 % ont pris du poids significativement
  • 27 % souffrent de bouffées de chaleur problématiques
  • 27 % ressentent un brouillard cérébral, une fatigue mentale qui complique la concentration et la mémoire

Les troubles du sommeil, les sueurs nocturnes et les douleurs articulaires font aussi partie des symptômes courants. La ménopause reste encore stigmatisée, notamment par une croyance erronée qui la lie à une perte de féminité. « Certains sujets restent tabous, mais leurs effets sont bien réels dans la vie quotidienne », indique le rapport de l’hôpital Foch. La baisse de libido, la sécheresse vaginale ou encore les troubles urinaires en font partie.

Un projet pour mieux comprendre et agir

Pour mieux connaître les ressentis des femmes ménopausées, l’hôpital Foch a lancé ce projet en mars 2025. « Notre ambition est de collecter des données fiables pour transformer la prévention et la prise en charge », précise Alexandre Vallée.

Environ 6 000 femmes participent à l’étude. Elles répondent à des questionnaires sur leur qualité de vie, leurs symptômes et leurs principales difficultés. Parmi elles, 49 % déclarent que la ménopause altère leur bien-être, avec 13 % en situation extrême.

Les troubles spécifiques

Les résultats montrent que :

  • Près de la moitié des femmes se sent plus fatiguées qu’avant
  • 40 % ont connu une prise de poids importante
  • 27 % souffrent de bouffées de chaleur difficiles à supporter
  • 27 % ressentent un brouillard mental, ce qui complique l’attention et la mémoire

Les troubles du sommeil, les sueurs nocturnes et les douleurs articulaires sont aussi très courants. La ménopause reste encore entourée de stéréotypes, comme celui selon lequel elle entraînerait une perte de féminité. « Certains sujets restent tabous, mais leurs effets sur la vie quotidienne sont bien réels », souligne le rapport. La baisse de la libido, la sécheresse vaginale et les troubles urinaires en font partie.

La ménopause n’affecte pas uniquement la vie personnelle. Elle peut aussi impacter la carrière professionnelle. Selon un rapport, 50 % des femmes en France estiment que la ménopause a des conséquences sur leur travail. Au Royaume-Uni, 10 % ont même démissionné à cause des symptômes.

Contamination Choc : Des Tétines pour Bébés Pleines de Produits Nocifs

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Une contamination préoccupante de tétines par un produit chimique nocif

L’association de consommateurs tchèque dTest a révélé que plusieurs marques de tétines pour bébés sont contaminées par un produit chimique dangereux pour la santé des enfants. Parmi les marques concernées figurent Philips, Curaprox, et Sophie La Girafe.

Après des analyses en laboratoire, l’association affirme avoir retrouvé des traces de bisphénol A (BPA) sur plusieurs tétines, en contradiction avec les informations communiquées lors de leur vente. Le BPA est un produit chimique synthétique utilisé dans la fabrication de plastiques, considéré comme potentiellement nocif.

Les risques liés au bisphénol A

Selon l’association Chem Trust, le BPA peut avoir des effets graves sur la santé. Il est lié à un risque accru de cancers du sein et de la prostate, d’endométriose, de maladies cardiaques, d’obésité, de diabète, et d’altérations du système immunitaire. Il peut également perturber la reproduction, le développement cérébral et le comportement.

Ce composé chimique a une structure similaire à celle de l’œstrogène, une hormone féminine. Chez les jeunes enfants, une exposition précoce peut entraîner une diminution du nombre de spermatozoïdes chez les garçons ou une puberté précoce. Les enfants, en pleine croissance, sont particulièrement vulnérables à ces perturbations, car leurs organes sont encore en développement. Les perturbateurs endocriniens peuvent agir même à de très faibles concentrations.

Une étude révélatrice

Les chercheurs ont testé 19 tétines provenant de plusieurs pays européens, ainsi que deux achetées en ligne. Après immersion dans une solution de salive artificielle à 37°C pendant 30 minutes, ils ont analysé les extraits pour détecter la présence de BPA.

Les résultats ont montré que quatre tétines contenaient du BPA. La sucette Curaprox « Baby Grow with Love » présentait une concentration de 19 microgrammes par kilogramme. La marque a confirmé ces résultats et a indiqué avoir été surprise. Elle a décidé de retirer ces produits du marché et de proposer un remboursement.

Quant à la tétine Sophie La Girafe, commercialisée comme étant en « caoutchouc naturel », elle contenait 3 microgrammes de BPA par kilogramme. D’autres tétines, notamment celles de Philips et Temu, présentaient des teneurs plus faibles, de 2 microgrammes par kilogramme.

Les réponses des marques

Philips a indiqué avoir réalisé des analyses ultérieures et n’avoir retrouvé aucune trace de BPA. La société Sophie La Girafe a justifié la présence de BPA par une quantité « insignifiante ».

Une réglementation européenne ambivalente

La législation européenne fixe des limites pour la migration du BPA depuis les tétines. La norme EN1400 limite cette migration à 10 microgrammes par kilogramme, tandis que la directive sur la sécurité des jouets autorise jusqu’à 40 microgrammes.

Le porte-parole de Vulli, la marque derrière Sophie La Girafe, a rappelé que la société ne commercialise plus de tétines et affirme que ses produits respectent la réglementation en vigueur. Il a également souligné que le seuil de détection en laboratoire est de 0,01 mg/kg, soit 10 microgrammes, ce qui est supérieur aux quantités détectées lors des analyses.

Une problématique de protection des enfants

Malgré l’interdiction totale du BPA dans les biberons depuis 2011, la présence dans les sucettes soulève des questions. Les associations dénoncent une incohérence, d’autant que les bébés utilisent ces produits de manière plus longue et plus intensive.

Future maman : des ateliers pour préparer au mieux l’arrivée de bébé

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Vous êtes une future maman ? Vous habitez le Var ? C’est l’occasion de participer aux ateliers du pôle Femme-Mère-Enfant de la Dracénie. Ces journées spéciales sont organisées sur mesure pour les jeunes parents ou ceux étant sur le point de le devenir. On y discute accouchement, échographie, allaitement, portage, alimentation… Tout un panel de conseils à même d’aider les personnes anxieuses à l’idée d’affronter seul l’arrivé de bébé. Si vous n’êtes pas de la région, cela vaut la peine de réserver sans tarder un billet de TGV.

Surdose de caféine

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Un ado de 16 ans est décédé d’une crise cardiaque aux Etats-Unis après avoir consommé trois boissons caféinées en deux heures. Le jeune homme avait bu un café latte, un Mountain Dew XL et une boisson énergisante, ces deux dernières étant enrichies en caféine. Une étude parue dans l’International Journal of Cardiology en février dernier avait alerté sur les risques des boissons énergisantes au niveau cardiaque chez de jeunes sujets.

Ostéoporose, un médicament sur la sellette

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Ce sont les autorités sanitaires suisses qui tirent la sonnette d’alarme : le Dénosumab, médicament prescrit contre l’ostéoporose pourrait provoquer des « fractures vertébrales multiples spontanées » à l’arrêt du traitement. « Quatorze cas au moins ont été signalés en Suisse romande », relate La Tribune de Genève. Si ce médicament est bien commercialisé en France, la Suisse est le seul pays, pour l’instant, à signaler ces effets indésirables.

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