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Gagnez une heure de sommeil en combatant le jetlag social

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Lorsqu’on court après le temps, il est courant de sacrifier ses nuits de sommeil. Pourtant, il existe une solution simple pour améliorer la qualité de notre repos et gagner une heure de sommeil par nuit.

Le problème du « jetlag social »

Beaucoup de personnes ressentent une fatigue chronique due à une dette de sommeil, un phénomène appelé le « jetlag social ». Ce décalage invisible prive notre corps d’énergie au quotidien. En conséquence, la fatigue s’accumule et les nuits ne suffisent plus à réparer le corps.

Les causes de cette dette de sommeil

Selon le Pr Pierre Philip, chef du service de médecine du sommeil au CHU de Bordeaux, cette situation est principalement due aux contraintes sociales, notamment professionnelles. Après une journée de travail, beaucoup choisissent de se coucher tard pour avoir du temps pour eux. Ces heures de sommeil volées créent une dette que l’on tente de compenser le week-end, mais cela ne suffit pas à rétablir un rythme sain.

Une règle simple pour retrouver un rythme sain

La clé pour sortir de cette spirale est de fixer une heure de réveil régulière chaque jour. « L’horaire de lever doit être constant », insiste l’expert. En effet, même si l’on peut se réveiller à une heure précise avec un réveil, il est impossible d’imposer à son cerveau de s’endormir à une heure précise. La décision de quand la journée commence est donc essentielle.

Les bénéfices d’une routine régulière

En respectant une heure de réveil fixe, le corps s’ajuste naturellement. Cette régularité influence l’heure à laquelle la fatigue apparaîtra le soir suivant. Si vous avez une carence de sommeil, votre corps vous enverra un signal de besoin de repos plus tôt. Par exemple, si vous devez vous lever à 7 heures, il sera physiologique de s’endormir avant minuit pour respecter un besoin de 7 à 9 heures de sommeil pour la majorité des adultes.

Attention au week-end

Il est également important de maintenir cette régularité le week-end. Décaler son réveil de plus d’une heure peut être nuisible. « On sait qu’on double son risque de dépression, d’infection et qu’on augmente le risque métabolique », avertit le Pr Philip. Il est donc conseillé de garder un rythme stable tous les jours, car « un bon sommeil, c’est tous les jours ».

Ce conseil est donné par le Pr Pierre Philip, spécialiste du sommeil et auteur du livre « Antidéprime ».

Décembre : pourquoi vos allergies s’aggravent malgré la fin du pollen

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Vous avez peut-être remarqué que vous éternuez plus souvent en décembre. Bien que cette période soit souvent considérée comme la plus festive de l’année, l’hiver peut aussi aggraver les allergies. En effet, même si le pollen a disparu, le froid et les températures plus basses nous obligent à rester davantage à l’intérieur. Cela signifie souvent plus de temps dans des environnements où les allergènes sont plus présents, comme les acariens ou les animaux domestiques.

Parmi ces allergènes, il y en a un que l’on oublie souvent : le sapin de Noël. Traditionnel à cette saison, il peut libérer des moisissures dormantes une fois installé dans la maison. De plus, les décorations poussiéreuses peuvent aussi aggraver la situation. Le Dr Victoria Nguyen, allergologue à l’Université d’État de l’Ohio, explique comment éviter ces désagréments.

Les sapins fraîchement coupés plus susceptibles aux moisissures

Selon le Dr Nguyen, si vous choisissez un vrai sapin cette année, il est probable que vous éternuiez plus que d’habitude. Lorsqu’ils sont coupés, les sapins peuvent contenir des spores de moisissures dormantes. Une fois dans un intérieur chaud, ces spores s’activent, provoquant ce qu’on appelle parfois le « syndrome du sapin de Noël ».

Les symptômes peuvent varier : démangeaisons oculaires, éternuements, nez bouché, ou même difficultés respiratoires. Ces signes ressemblent à un rhume ou à la grippe, mais ils peuvent en réalité être liés à une rhinite allergique due aux moisissures présentes sur le sapin.

Une étude américaine a révélé la présence de 53 types différents de moisissures dans 26 sapins analysés. Plus le sapin reste longtemps dans la maison, plus la concentration de spores augmente, accroissant ainsi le risque de réaction allergique.

Comment réduire les risques ?

Il peut être difficile de renoncer à un vrai sapin, mais il existe des solutions pour limiter les risques. Selon Bryan Cummings, chercheur à l’Université de Drexel, les sapins artificiels ne sont pas totalement dépourvus de dangers. Ils peuvent libérer des composés chimiques, notamment des phtalates, qui rendent le plastique plus souple. Ces substances peuvent s’échapper dans l’air intérieur et provoquer des problèmes respiratoires ou allergiques.

Pour tous types de sapins, le Dr Nguyen recommande de bien les nettoyer avant de les installer. Il est conseillé de laver l’arbre et de le laisser sécher à l’extérieur. Par ailleurs, il faut également rincer les décorations poussiéreuses accumulées au fil des années et utiliser des purificateurs d’air pour améliorer la qualité de l’air intérieur.

En cas de premiers symptômes allergiques, il est important de consulter un médecin. Des traitements comme les antihistaminiques ou les sprays nasaux peuvent soulager. Si les allergies persistent chaque année, des options comme l’immunothérapie, sous forme de comprimés, d’injections ou d’autres formes, peuvent être envisagées. Toutefois, elles nécessitent un engagement sur plusieurs années pour être pleinement efficaces.

Grippe : l’épidémie frappe déjà la France, êtes-vous prêt ?

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Début anticipé de l’épidémie de grippe

Alors que l’hiver n’est pas encore arrivé, plusieurs régions françaises connaissent déjà le début de l’épidémie de grippe saisonnière. Selon Santé publique France, l’Île-de-France, la Normandie et la Nouvelle-Aquitaine ont déjà franchi le seuil épidémique. La majorité des autres régions sont pour leur part en phase pré-épidémique, à l’exception de la Corse.

Pour les territoires d’outre-mer, Mayotte est la première à être touchée, depuis la semaine précédente. La semaine du 30 novembre a été marquée par une augmentation significative des indicateurs de grippe dans toutes les classes d’âge.

Une progression précoce et rapide

Le bilan hebdomadaire de Santé publique France indique une « nette augmentation » des infections respiratoires. La situation semble évoluer plus tôt que lors des saisons précédentes, ce qui inquiète les experts. Marie-Anne Rameix-Welti, spécialiste à l’Institut Pasteur, précise que l’on commence à voir une montée des courbes épidémiques plus tôt que d’habitude.

Les voisins européens, comme l’Angleterre et l’Espagne, ont également enregistré des épidémies de grippe précoces cette année. La saison dernière a été particulièrement sévère, avec plus de 17 000 décès, contre une moyenne d’environ 10 000. Elle a aussi été marquée par une forte transmission chez les jeunes, notamment chez les bébés hospitalisés.

Les virus en circulation cette saison

Trois souches du virus de la grippe circulent habituellement : le A(H1N1), le A(H3N2) et la B. Cette année, Santé publique France observe une dominance des virus de type A, en particulier une augmentation du sous-type AH3N2 depuis la mi-novembre.

Contrairement à l’année dernière où ces trois virus co-circulaient, cette saison semble voir une prédominance du H3N2. La virologue Marie-Anne Rameix-Welti souligne que le virus H3N2 en circulation est du sous-clade K, un variant qui pourrait ne pas être bien reconnu par l’immunité de la population et serait moins efficacement couvert par le vaccin.

Le vaccin, une arme toujours essentielle

Bien que l’efficacité du vaccin contre la grippe ne soit jamais totale, il reste un outil clé pour limiter la gravité de la maladie. La vitesse à laquelle les virus mutent complique la précision du vaccin, fabriqué plusieurs mois à l’avance.

Cette année, les premières données montrent une efficacité plutôt rassurante. La mise en place de doses surdosées pour les personnes âgées, qui ont parfois du mal à produire une réponse immunitaire, contribue également à renforcer la protection.

Le vaccin permet de réduire le nombre de cas graves. Il est recommandé et pris en charge pour les populations à risque, comme les personnes âgées, celles souffrant de maladies chroniques ou encore les femmes enceintes. Il est également gratuit pour certains professionnels de santé ou l’entourage des nourrissons de moins de 6 mois.

Pour les autres, comme les enfants et les adultes, la vaccination reste conseillée même si elle n’est pas entièrement remboursée. Marie-Anne Rameix-Welti insiste sur le fait que le bénéfice individuel et collectif est important : le vaccin évite une majorité de cas symptomatiques et limite la circulation du virus.

Une campagne de vaccination en hausse

Les efforts de vaccination semblent porter leurs fruits. À ce jour, près de 9,9 millions de doses ont été distribuées, soit une augmentation de 16 % par rapport à 2024. La part administrée par les pharmaciens a augmenté de 31 %. Le ministère de la Santé prévoit d’atteindre entre 12,5 et 13 millions de doses d’ici la fin de la campagne.

Face à certains stocks limités, le ministère a annoncé qu’il débloquera des réserves pour répondre à la demande croissante. La campagne semble ainsi mieux démarrer que l’année précédente, où la couverture vaccinale était moins importante.

GLP-1 pour maigrir : la solution miracle ou un danger caché ?

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Alors que l’Organisation mondiale de la santé a récemment recommandé l’utilisation d’injections pour perdre du poids afin de lutter contre l’obésité, une nouvelle série d’études et d’alertes soulève des préoccupations. Ces médicaments, appelés analogues du peptide-1 de type glucagon (GLP-1), sont considérés comme un outil puissant dans la prise en charge de l’obésité, mais ils présentent aussi des risques potentiels.

Les risques déjà identifiés

Les autorités sanitaires ont déjà averti sur plusieurs dangers liés à ces traitements. Parmi eux, des modifications du muscle cardiaque, des maladies oculaires graves ou encore des complications lors de la grossesse chez les femmes sous contraceptifs oraux. Récemment, c’est le volet psychiatrique qui a été mis en avant. La question est notamment posée en Australie : ces médicaments peuvent-ils provoquer ou accentuer des idées suicidaires chez certains patients ?

Les médicaments concernés

Les traitements à base de GLP-1 sont principalement utilisés pour traiter le diabète de type 2 et, plus récemment, pour aider à la perte de poids. Ils fonctionnent en réduisant à la fois la glycémie et l’appétit. Ces médicaments, comme le sémaglutide (connu sous les noms d’Ozempic, Wegovy ou Mounjaro), ont connu un grand succès, notamment auprès des célébrités. Cependant, ils peuvent entraîner des effets secondaires, tels que nausées, vomissements ou douleurs abdominales.

Une étude menée en 2024 avait déjà révélé un lien entre ces injections et une augmentation de 106 % des idées suicidaires. Face à la recrudescence de cas rapportés en 2025, l’administration australienne a publié un avertissement. Elle recommande aux patients prenant ces médicaments d’être attentifs à tout changement d’humeur ou de comportement.

Que faire si vous utilisez ces injections ?

Si vous êtes sous traitement avec un analogue du GLP-1 :

  • Informez immédiatement votre médecin en cas de dépression, d’aggravation d’un état dépressif, de pensées suicidaires ou de tout changement inhabituel d’humeur ou de comportement.
  • Ne pas arrêter le traitement sans l’avis d’un professionnel de santé. Un arrêt brutal peut avoir des conséquences sur votre santé physique et mentale. Toute décision doit être prise en concertation avec un médecin.

Les bienfaits insoupçonnés du sport pour votre mental et votre bonheur

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Les bénéfices du sport qui ne se mesurent pas en performance

Lorsqu’on évoque les bienfaits du sport, on pense souvent à la vitesse, la force ou les records personnels. Pourtant, la pratique sportive apporte bien plus que des chiffres ou des performances. Elle offre aussi de nombreux bénéfices immatériels qui influent profondément sur notre santé mentale, notre bien-être quotidien et notre qualité de vie. Cet article met en lumière ces avantages souvent méconnus, qui vont au-delà de l’aspect physique.

Les bénéfices psychologiques et émotionnels du sport

Amélioration de l’estime de soi et de la confiance en soi

Pratiquer régulièrement une activité physique permet de mieux se percevoir. Réaliser un petit objectif, comme faire une promenade ou suivre un cours de yoga, renforce la confiance en ses capacités. Ces succès, même modestes, contribuent à une image positive de soi, indépendamment des résultats mesurables ou des performances sportives.

Réduction du stress et gestion des émotions

Le sport agit comme un véritable exutoire pour évacuer le stress du quotidien. Lors d’une séance, le corps libère des hormones comme la dopamine, la sérotonine et les endorphines, qui ont un effet naturel antidépresseur. Une marche rapide ou une séance de natation peut ainsi réduire l’anxiété et améliorer l’humeur, même sans objectif de performance.

Renforcement de la résilience psychologique

Se fixer des objectifs personnels, comme reprendre une activité après une pause ou continuer malgré les obstacles, aide à développer la résilience mentale. La pratique régulière apprend à faire face à l’échec, à persévérer et à gérer la frustration, des compétences précieuses dans la vie quotidienne.

Les bénéfices pour la santé physique au-delà de la performance

Amélioration de la santé cardiovasculaire et métabolique

Une activité physique modérée et régulière contribue à réduire le risque de maladies cardiovasculaires, de diabète de type 2 ou d’obésité. Ces bénéfices ne se limitent pas à la performance, mais se traduisent par une meilleure vitalité, une sensation de légèreté et une augmentation de l’énergie au quotidien.

Renforcement du système immunitaire

Pratiquer une activité physique régulière stimule le système immunitaire, ce qui aide à mieux résister aux infections courantes comme le rhume ou la grippe. Il ne s’agit pas de devenir un athlète d’élite, mais simplement d’adopter une routine adaptée pour renforcer naturellement ses défenses.

Prévention des douleurs chroniques et amélioration de la posture

Le sport contribue à renforcer les muscles, à améliorer la posture et à prévenir ou soulager les douleurs chroniques, notamment celles liées au dos ou aux articulations. Des activités comme le yoga ou le pilates permettent d’assouplir et de renforcer les muscles stabilisateurs, ce qui peut considérablement améliorer la qualité de vie.

Les bénéfices sociaux et communautaires

Création de liens sociaux et lutte contre l’isolement

Pratiquer un sport en groupe ou en club favorise les rencontres et l’échange. Que ce soit lors d’un cours collectif, d’une sortie en randonnée ou dans un club de course, ces interactions renforcent le bien-être mental et aident à lutter contre la solitude.

Sens de la discipline et de la persévérance

Adopter des routines sportives régulières, même sans objectif de performance, aide à instaurer des habitudes saines. La discipline acquise dans le sport se transpose souvent dans d’autres domaines, comme le travail ou la gestion du temps, apportant stabilité et organisation.

Les bénéfices pour la vie quotidienne

Amélioration de la qualité du sommeil

Une activité physique régulière aide à réguler le cycle du sommeil et à réduire l’insomnie. Un bon sommeil influence directement la concentration, l’humeur et la productivité, sans lien avec la performance sportive.

Augmentation de l’énergie et de la vitalité

Pratiquer une activité physique régulièrement donne un coup de pouce à l’énergie quotidienne. Même une courte marche ou un stretching matinal peuvent aider à démarrer la journée avec plus de dynamisme, améliorant la qualité de vie globale.

Favoriser un mode de vie équilibré

Au-delà de l’exercice lui-même, cette habitude encourage une alimentation saine, la gestion du stress et des comportements positifs. La pratique régulière devient ainsi un vecteur d’harmonie et d’équilibre dans la vie.

Grippe : la menace s’intensifie dans toute la France !

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La grippe déjà présente dans plusieurs régions françaises

Chaque hiver, avec le froid et le retour des activités en intérieur, les virus respiratoires refont surface en France. La grippe, la bronchiolite et certains rhinovirus se propagent rapidement en période de basses températures. Ces maladies touchent aussi bien les enfants que les adultes, soulignant l’importance de la vigilance sanitaire et de la vaccination.

Selon le dernier point de Santé publique France, daté du mercredi 3 décembre 2025, la grippe est déjà présente dans plusieurs régions du pays. L’organisme alerte sur une progression notable du virus dans certaines zones et invite la population à rester vigilante, notamment les personnes vulnérables.

Une expansion de l’épidémie dans plusieurs régions

La saison de grippe a déjà commencé dans certaines parties de la métropole, notamment en Ile-de-France, Normandie et Nouvelle-Aquitaine. Selon l’agence de santé publique, la majorité des autres régions françaises est en phase de préépidémie, à l’exception de la Corse, qui semble épargnée pour l’instant.

Dans les territoires d’outre-mer, l’épidémie a déjà touché Mayotte depuis la semaine précédente. La Guadeloupe et la Martinique entrent également en phase de préépidémie. La semaine du 30 novembre a montré une forte augmentation des indicateurs de grippe dans toutes les classes d’âge, souligne Santé publique France. La vigilance est de mise, surtout après une saison dernière particulièrement sévère, qui a causé plus de 17 000 décès, notamment chez les jeunes.

Vaccination et mesures contre la bronchiolite

Cette année, la campagne de vaccination semble mieux lancée. Le ministère de la Santé a déployé des stocks supplémentaires pour répondre à la demande, certains étant déjà en rupture dans certains pharmaciens. La vaccination reste gratuite pour les publics à risque, notamment les personnes âgées de plus de 65 ans, les femmes enceintes, les personnes obèses, celles souffrant de maladies chroniques, ainsi que le personnel soignant.

En parallèle, l’épidémie de bronchiolite, qui concerne principalement les nourrissons, s’étend à presque tout le pays. La Corse est pour le moment la seule région épargnée. Selon Santé publique France, les indicateurs de cette maladie sont proches de ceux observés à la même période l’an passé. Concernant le Covid-19, la circulation du virus reste limitée, mais une légère tendance à la hausse est observée dans les eaux usées.

Réduisez la dépression grâce à l’écriture : la méthode simple et efficace

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Une méthode simple pour réduire les symptômes dépressifs : l’écriture

Chaque jour, nous utilisons les mots pour exprimer nos pensées et nos sentiments. Que ce soit par un SMS, une liste de courses ou une rédaction plus élaborée, l’écriture permet de laisser une trace de ce que l’on ressent ou pense. Au-delà d’un simple geste, l’écriture devient un véritable outil thérapeutique, appelé « écriture expressive » et utilisé par de nombreux professionnels de la santé mentale.

Cette approche a été principalement développée par James W. Pennebaker à la fin des années 1980. Elle consiste à écrire sur ses émotions face à un événement, qu’il soit positif, négatif ou traumatisant. L’objectif est de faire état des sentiments associés à cet événement, ce qui pourrait aider à réduire les troubles dépressifs.

L’écrit, un remodelage du cerveau

Emily Ronay Johnston, professeure à l’Université de Californie à Merced, spécialisée en écriture, explique comment cette pratique influence le cerveau. Selon elle, l’écriture expressive peut favoriser un mieux-être psychologique en modifiant certains mécanismes cérébraux.

Se libérer des traumatismes par l’écriture

« L’écriture est un moyen de traduire les émotions en mots », résume l’écrivain John Green, connu pour ses romans comme « Nos étoiles contraires ». Chez les jeunes, écrire dans un journal intime est une façon de canaliser leur colère, leur tristesse ou leurs doutes. La trace laissée sur le papier donne une voix à ce qui est invisible. Elle permet aussi de prendre du recul en relisant ses notes, une étape utile pour mieux gérer ses décisions.

Selon l’experte, écrire permet de remémorer des souvenirs et de planifier leur traitement. Ce processus sollicite les zones du cerveau liées à la mémoire et à la prise de décision. En reformulant ses expériences douloureuses, on apprend à mieux gérer ses émotions. L’écriture allège ainsi le poids de l’angoisse, en permettant d’observer ses sentiments sans se laisser submerger, tout en favorisant la connaissance de soi-même.

Une thérapie qui incite à l’action

Une fois ses émotions mises par écrit, il est conseillé de passer à l’action. Emily Ronay Johnston précise que nommer ses sentiments sur le papier « apaise l’amygdale », un groupe de neurones qui détecte les menaces et déclenche la peur. Cela active aussi le cortex préfrontal, impliqué dans la résolution de problèmes et la fixation d’objectifs.

En écrivant, on donne à son cerveau les moyens de réagir. Même de petites tâches, comme faire une liste de choses à faire, stimulent des régions du cerveau responsables du raisonnement et de la décision. C’est pourquoi cette méthode est souvent recommandée aux personnes sujettes aux crises d’angoisse ou incapables de surmonter leurs peurs.

Comment intégrer cette pratique dans la vie quotidienne ?

Pour optimiser cette thérapie, la professeure conseille plusieurs astuces :

  • Privilégier l’écriture à la main : écrire manuellement demande plus de coordination cognitive. Cela ralentit la pensée, ce qui permet de mieux traiter l’information et de donner du sens à ses écrits.
  • Écrire tous les jours : instaurer une habitude régulière, même avec de courtes notes, aide à clarifier ses idées et à réduire les ruminations mentales.
  • Noter avant de réagir : face à une émotion forte, il est utile de la noter d’abord. Garder un carnet à portée de main facilite la réflexion et évite de réagir impulsivement.
  • Rédiger une lettre invisible : écrire une lettre à la personne ou à la situation qui nous préoccupe, sans forcément l’envoyer, permet d’exprimer ses sentiments en toute liberté.
  • Relire ses textes sous un autre regard : adopter une nouvelle perspective lors de la relecture aide à mieux comprendre sa propre pensée et à renforcer la confiance en soi.

Cheveux blancs : signe de vieillesse ou défense contre le cancer ?

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Les cheveux blancs, un signe de vieillissement ou un mécanisme de défense contre le cancer ?

Traditionnellement, les cheveux blancs sont considérés comme un signe de vieillesse. Pourtant, selon une étude récente publiée dans Nature Cell Biology, ils pourraient en réalité représenter un processus biologique visant à protéger l’organisme contre le cancer.

Les chercheurs expliquent que l’apparition de cheveux gris ou blancs ne serait pas simplement liée au vieillissement, mais résulterait d’un mécanisme de défense cellulaire. En d’autres termes, ces mèches argentées seraient une trace d’un sacrifice effectué par les cellules pour éviter la formation de tumeurs.

Pourquoi nos cheveux blanchissent-ils vraiment ?

Jusqu’à présent, il était connu que l’âge, le stress ou la génétique favorisaient la perte de pigment. Cependant, les scientifiques ont découvert une explication plus profonde. Nos cheveux tirent leur couleur des cellules souches appelées mélanocytaires, situées dans le follicule pileux. Ces cellules produisent des mélanocytes, responsables de la pigmentation de la peau et des cheveux.

Avec le temps, ces cellules souches subissent des dommages à cause de la pollution, des rayons UV ou du stress oxydatif. Leur ADN peut être altéré, souvent gravement.

Un mécanisme de sacrifice cellulaire

Lorsque l’ADN des cellules souches est trop endommagé, celles-ci déclenchent un processus appelé séno-différenciation. Cela signifie qu’elles arrêtent d’être des cellules souches, se différencient, puis disparaissent. Sans ces cellules pour produire des pigments, les cheveux deviennent blancs.

Le Dr Yasuaki Mohri, de l’Université de Tokyo, résume cette théorie en disant que le cheveu gris n’est pas en soi une protection contre le cancer. Il témoigne plutôt d’un mécanisme qui élimine des cellules potentiellement dangereuses.

Quand ce mécanisme échoue, le risque de cancer augmente

Dans certains cas, les cellules endommagées ne se sacrifient pas. Une molécule produite dans la peau, le KIT ligand, empêche la séno-différenciation. Elle pousse les cellules à se renouveler malgré leur ADN cassé, ce qui peut favoriser le développement de tumeurs.

Un phénomène peut-être présent dans tout le corps

Les scientifiques pensent que ce mécanisme d’auto-élimination pourrait exister dans d’autres tissus de l’organisme. Yasuaki Mohri indique que cette réaction serait probablement universelle dans de nombreux organes. Le blanchiment des cheveux pourrait donc être la partie visible d’un système de sécurité interne, visant à protéger l’organisme des cellules devenues risquées.

Que signifient réellement les cheveux blancs ?

Les chercheurs suggèrent que les cheveux blancs pourraient être :

  • Un indicateur de vigilance biologique
  • Un mécanisme naturel anticancer
  • Le résultat d’un processus de sécurité cellulaire

En somme, un cheveu gris pourrait indiquer que le corps a choisi d’éliminer une cellule endommagée plutôt que de prendre le risque d’un cancer. Cette nouvelle vision donne alors un tout autre sens à ces reflets argentés.

Démence : Pourquoi la phrase « Je veux rentrer chez moi » révèle une profonde anxiété

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Les proches de patients atteints de démence savent que ces malades peuvent parfois exprimer des propos difficiles à comprendre. Parmi eux, la phrase répétée « Je veux rentrer chez moi » est fréquente. Bien que chaque situation soit différente, cette demande traduit souvent un sentiment d’anxiété chez le patient.

Selon le Dr Kellyn Lee, psychologue et PDG du Dementia Care Hub, une telle demande peut signifier que la personne ne se sent pas en sécurité. Elle explique qu’un patient peut exprimer cette envie parce qu’il ne se sent pas en confiance dans son environnement actuel.

Un niveau élevé d’anxiété

La spécialiste précise également que certains patients, notamment ceux vivant en maison de retraite, peuvent demander à rentrer chez eux simplement parce qu’ils ne reconnaissent pas leur lieu de vie comme étant leur foyer. Leur perception étant altérée, ils ne considèrent pas toujours l’endroit où ils vivent comme leur véritable maison. Leur demande peut donc être une tentative de retrouver leur environnement familier.

Quoi qu’il en soit, la démence provoque souvent un niveau élevé d’anxiété. La perte de repères et la difficulté à communiquer perturbent la perception du monde, ce qui peut intensifier cette anxiété chez les malades.

Cette analyse a suscité de nombreuses réactions sur TikTok. Des proches expliquent que, avec le temps, ils ont appris à comprendre ces demandes. Par exemple, une internaute raconte qu’après trois ans, ils ont compris que leur mère voulait simplement aller se coucher, ce qui leur semblait alors complexe à décrypter.

Un autre témoigne que beaucoup de résidents veulent simplement rentrer chez eux. Ils sont souvent effrayés, anxieux ou désorientés. Cependant, la plupart vont mieux le lendemain. La démence étant une maladie qui évolue chaque jour, il faut apprendre à s’adapter en permanence à la situation.

Qu’est-ce que la démence ?

La démence est un terme général qui désigne une détérioration importante des capacités mentales, au point d’interférer avec la vie quotidienne. Actuellement, plus de 55 millions de personnes dans le monde en sont atteintes. En France, près de 2 % de la population, soit environ 1,3 million de personnes, souffrent d’une maladie neurodégénérative, dont 80 % seraient atteintes d’Alzheimer.

Les symptômes principaux incluent la perte de mémoire, la désorientation et les difficultés à réaliser des tâches quotidiennes. Bien qu’il n’existe pas encore de traitement curatif, de nombreux chercheurs cherchent à diagnostiquer la maladie plus tôt, à ralentir sa progression, et à soulager ses symptômes. Certains explorent notamment l’intérêt de la musique pour aider les malades à maintenir leur lien social et leur estime d’eux-mêmes.

Comment préserver son cerveau contre le déclin cognitif ?

Une étude publiée en janvier 2024 dans l’International Journal of Geriatric Psychiatry montre que jouer d’un instrument de musique pourrait contribuer à préserver la santé cérébrale. En particulier, le piano serait particulièrement efficace pour renforcer la mémoire. Les chercheurs assurent que plus on joue de cet instrument à un âge avancé, plus le cerveau est protégé contre les risques de démence.

De manière générale, pour limiter le déclin cognitif, il est conseillé de rester actif mentalement tout au long de la vie. Maintenir des liens sociaux solides, pratiquer une activité physique régulière, réduire le stress, éviter le tabac et l’alcool, ainsi que suivre un régime méditerranéen, sont autant de recommandations régulièrement faites par les neurologues et chercheurs.

Médecine esthétique : la tendance qui séduit 1,2 million de Français

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La médecine esthétique, une pratique très répandue

La médecine esthétique s’est largement démocratisée. Selon les chiffres 2025 de l’Imcas, 1,2 million de Français ont déjà eu recours à des injections. Cette popularité laisse penser que ces soins sont très accessibles. Cependant, leur coût reste parfois élevé, malgré l’apparition de franchises comme la Clinique des Champs Elysées ou Lazeo. Par ailleurs, certains freins sociaux existent : les effets secondaires tels que gonflements, ecchymoses ou irritations peuvent être difficiles à assumer selon le métier exercé, explique le Dr Gautier Doat, médecin généraliste et directeur médical du Laboratoire Eau Thermale Avène.

Les enjeux médicaux et les contre-indications

La médecine esthétique est avant tout une pratique médicale. Elle nécessite une évaluation complète de la personne, prenant en compte son phototype, sa santé et ses antécédents. Certaines contre-indications, comme une maladie chronique non stabilisée, la prise d’anticoagulants ou une peau fragilisée par une blessure ou un traitement, peuvent rendre ces actes risqués, rappelle le médecin.

Une dermocosmétique de plus en plus technique

Au-delà des aspects psychologiques, comme la peur de la douleur ou des complications, la demande en produits cosmétiques performants augmente. Les Français souhaitent simplement être eux-mêmes, mais en mieux. Les abus des célébrités dans les années 90, qui ont parfois défiguré leur visage, ont laissé des traumatismes. La difficulté d’accès à certains soins en raison des déserts médicaux en France contribue aussi à cette tendance.

Cela explique en partie l’essor d’une dermocosmétique plus sophistiquée, qui promet des résultats visibles sans risque social ni coût excessif. La demande pour des soins capables de rivaliser avec la médecine esthétique est en forte croissance. Par exemple, la recherche montre une hausse de 84 % en un an des recherches sur les « crèmes lifting visage » (données Semrush, juin 2024 vs juin 2025).

Les innovations inspirées de la médecine esthétique

De plus en plus de soins cosmétiques sont présentés comme des alternatives aux injections, peelings ou appareils utilisant la lumière ou la radiofréquence. La recherche en la matière progresse rapidement. Aujourd’hui, il est possible de déterminer précisément les concentrations d’actifs pour agir en deux phases : corriger les signes visibles du vieillissement et ralentir leur apparition. Ces produits respectent la santé de la peau, même sensible, en évitant la toxicité.

Les cellules en fin de vie, proches de l’apoptose, sécrètent des molécules pro-inflammatoires appelées SASP. Ces molécules modifient la morphologie cellulaire et la qualité de leur ADN. La compréhension de ces mécanismes permet d’élaborer des soins plus ciblés pour retarder le vieillissement cutané.

Les chercheurs ont également montré que l’âge de la peau ne correspond pas forcément à l’âge chronologique. Il existe un décalage entre l’âge biologique et l’âge réel, influencé par la génétique, l’exposition à l’environnement et les routines beauté. En identifiant les biomarqueurs du vieillissement, ils ont découvert des protéines clés qui peuvent ralentir ou accélérer ce processus, explique le Dr Doat.

Les ingrédients anti-âge incontournables

Les formulations les plus avancées ciblent les besoins précis de la peau. Elles stimulent la régénération, combattent la sénescence cellulaire et renforcent les mécanismes de réparation. Une étude d’Avène montre qu’évaluer cinq signes de vieillissement (rides, teint, volume, fermeté, éclat) peut faire paraître la peau 7 ans plus jeune.

Parmi les ingrédients phares, on trouve :

  • L’acide hyaluronique, de différents poids moléculaires, pour retenir l’eau et rendre la peau souple.
  • L’acide polyglutamique, qui hydrate quatre fois plus que l’acide hyaluronique.
  • Le rétinal (vitamine A dérivée) pour stimuler le renouvellement cellulaire et la production de collagène. Associé à l’acide hyaluronique microscopique, il double la synthèse de collagène.
  • Le bakuchiol, une alternative végétale au rétinol, qui agit sans irritation.
  • Le niacinamide (vitamine B3), pour renforcer la barrière cutanée, unifier le teint et calmer l’inflammation.
  • La vitamine C, pour protéger contre le stress oxydatif et raviver l’éclat.
  • Les hexapeptides, comme l’argireline, qui stimulent la production de protéines essentielles comme le collagène, la kératine et l’élastine.

Cosmétique ou médecine esthétique : comment choisir ?

La cosmétique agit principalement en surface. Elle hydrate, élimine les cellules mortes rapidement, et protège la peau du stress oxydatif. Elle contribue aussi à réguler le microbiote cutané, favorisant une barrière saine.

La médecine esthétique intervient en profondeur. Elle agit sur les mécanismes internes de la peau, comme la régénération cellulaire ou la production de collagène, pour préserver un aspect frais et unifié sur le long terme. Elle peut aussi corriger des volumes ou des asymétries.

Les deux approches sont complémentaires. La meilleure stratégie combine soins esthétiques ponctuels et routine quotidienne adaptée à la maison.

Les soins préventifs et post-acte esthétique

Avant un acte esthétique, les soins cosmétiques renforcent la barrière cutanée et améliorent la tolérance, réduisant les risques de marques ou de rougeurs. Jusqu’à une semaine après, les soins réparateurs et apaisants accélèrent la cicatrisation et le confort de la peau.

De nouveaux produits peuvent également être utilisés plusieurs mois après un traitement (injections, laser, peeling, fils tenseurs). Ces soins, proches de l’effet des injectables, stimulent la production naturelle d’acide hyaluronique et de collagène, améliorant la tonicité cutanée. Une étude interne d’Avène, menée avec la dermatologue Valeria Barreto Campos, a montré que l’utilisation d’un soin spécifique 15 jours avant un protocole améliore la récupération et le confort. La protection solaire reste essentielle, car le soleil est le principal facteur de vieillissement extrinsèque.

Notre sélection de soins pour une peau dynamique

  • Soin post-ménopause au bakuchiol de Bernard Cassière : il lifte, redensifie et défroisse le visage. Disponible en 1 ou 3 séances, avec ou sans massage intra-buccal. Prix : 90 € pour 70 minutes.
  • Soin Nutrilessence de Yon-Ka : il utilise des huiles essentielles pour apaiser et nourrir la peau, combinant harmonie physique et psychique. Prix : 90 € pour 60 minutes.
  • Crème lifting 0,1 % Rétinal, Avène : 59,90 € les 30 ml.
  • Huile végétale Immortelle, Pranarom : 13,50 € les 10 ml.
  • Ampoules glycolic + E + F, Mesoestetic : 42 € pour 10 x 2 ml.
  • Crème à l’acide hyaluronique et polyglutamique, Aroma-Zone : 8,95 € les 50 ml.
  • Crème de nuit anti-taches, Laboratoires de Biarritz : 29,90 € les 50 ml.
  • Crème Micro-Lift Yeux & Lèvres, Avène : 44,90 € les 15 ml.
  • Capture Totale Hyalushot, Dior : 95 € les 15 ml.
  • Juvens 250, pour lutter contre le stress oxydatif, Telostim : 43,95 € pour 56 gélules.
  • Masque LED CryoGlow, Shark : 349,99 €.
  • Sérum Tenseur, Avène : 54,90 € les 20 ml.

Notre expert : Dr Gautier Doat, médecin généraliste et directeur médical du Laboratoire Eau Thermale Avène

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