Témoignage d’Hélène, retraitée
Hélène est retraitée et partage son parcours, ainsi que sa colère face aux clichés sur les seniors, la perception des jeunes et les choix politiques actuels.
Hélène, retraitée, partage son témoignage et sa colère.
« C’est facile de prendre l’argent chez les retraités. Nous, on a su économiser. Les jeunes sont jaloux de notre retraite ! Nous, quand on était jeunes, on travaillait le week-end pour gagner notre argent de poche, sans avoir rien à demander à nos parents. Et la liste est longue ! Ça m’hérisse les poils quand on parle des retraités comme des vieux. Et ces jeunes qui disent tout connaître… On verra, quand il faudra payer la maison de retraite de leurs aînés, etc. »
« J’ai beaucoup travaillé et je suis contente de l’avoir fait »
J’aimerais aller sur un plateau télé. Mais une journée ne serait pas suffisante pour dire tout ce que j’ai sur le cœur. Je sais que ça n’arrivera pas. Les vieux, on n’en veut plus. Mais un jour, les jeunes seront vieux ! En tout cas, moi, j’ai respecté tous mes anciens et si je suis ici, c’est grâce à eux. Quant aux politiques, ce sont des hauts perchés. Oui, j’ai beaucoup travaillé et je suis contente de l’avoir fait. J’ai appris à mes enfants le travail, le respect, toujours dans la bonne humeur.
« Les jeunes ne savent pas être heureux »
J’ai travaillé un an chez mes parents à la ferme, après j’ai fait une année en boulangerie comme vendeuse. Ensuite, encore un an en restauration, en tant que serveuse puis 20 ans en confection. J’ai été licenciée et j’ai fait 12 ans d’intérim sans vacances et 10 ans dans le monde du handicap, plus le week-end et des extras. Les jeunes n’ont pas de valeurs pour le travail. Ils ne savent pas être heureux, ils ont tout. Nous, on avait rien et on était heureux. De toute façon, est heureux qui veut ! Oui, la vie est dure, j’en suis consciente. Ce que je veux dire c’est arrêtez de prendre les retraités pour cible ! Je ne le supporte pas.
Enfin, concernant l’actualité, les mouvements dans les rues, ce n’est ni aux riches, ni aux travailleurs, ni aux retraités qu’il faut s’en prendre, mais bien aux politiques. Ils n’ont pas su gérer et là, je suis d’accord : venez dans nos campagnes, vous allez voir ce que l’on dit ! »








