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Teintures capillaires : un risque caché pour votre santé

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L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a publié un bulletin en avril alertant sur les risques liés à l’utilisation des teintures capillaires. Selon elle, ces produits peuvent entraîner des effets indésirables parfois graves.

Une pratique courante mais risquée

Plus de 60 % des femmes européennes et jusqu’à 10 % des hommes se teignent les cheveux, notamment pour changer de look ou masquer des cheveux blancs, d’après la Commission européenne. Cependant, l’Anses souligne que cette pratique n’est pas sans danger. Elle rapporte que des allergies et des irritations cutanées, parfois graves, ont été observées suite à l’utilisation de ces produits.

Les chiffres de la cosmétovigilance

Entre 2019 et 2025, le dispositif de cosmétovigilance a recensé 124 déclarations d’effets indésirables liés aux produits de coloration capillaire et décolorants, représentant 6 % de l’ensemble des signalements. La majorité de ces cas concernent des colorations permanentes, appelées « oxydantes ».

Parmi ces signalements, 63 % ont été jugés graves, c’est-à-dire qu’ils ont entraîné une incapacité temporaire ou permanente ou une hospitalisation. Les colorations temporaires ou « non oxydantes » représentaient 9 % des cas, dont un tiers étaient aussi considérés comme graves.

Les substances incriminées

Les colorants oxydants et agents décolorants contenus dans ces teintures sont souvent en cause. Ces substances chimiques visent à modifier ou éclaircir la couleur des cheveux, mais elles peuvent provoquer des réactions allergiques ou des irritations. Les victimes ont souvent rapporté des sensations de brûlure, démangeaisons, rougeurs, œdèmes ou perte de cheveux. Certains ont également signalé des atteintes au visage, comme des gonflements ou des plaques rouges.

Dans les cas les plus graves, des personnes ont ressenti un gonflement de la gorge ou des difficultés respiratoires, signes d’une réaction allergique sévère pouvant mettre leur vie en danger.

Les recommandations de l’Anses

La réglementation européenne encadre strictement la composition des teintures capillaires. Les fabricants doivent s’assurer que tous les ingrédients ont été évalués pour leur sécurité avant la mise sur le marché. Certaines substances doivent également être clairement mentionnées sur l’emballage.

Pour limiter les risques, l’Anses recommande de suivre scrupuleusement les instructions d’utilisation, de ne pas coloration en cas d’irritation ou de réaction antérieure, et de conserver l’emballage pendant un mois après usage. En cas de réaction, il est conseillé de consulter un professionnel de santé ou de contacter un centre antipoison. En cas de symptômes graves, il faut appeler le 15.

Une vigilance accrue

Enfin, l’Anses invite les victimes à déclarer tout incident sur le portail dédié du ministère de la Santé. Ces signalements permettront de suivre l’évolution des risques liés à ces produits et d’éventuellement réévaluer la réglementation européenne.

Nuits chez les seniors : pourquoi leur sommeil change avec l’âge

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Les nuits chez les seniors : un changement naturel du sommeil

Avec l’âge, les nuits tendent à devenir plus courtes et plus fragmentées. Ce phénomène s’explique par une modification du rythme circadien, cette horloge interne qui régule le cycle veille-sommeil. Moins exposé à la lumière naturelle et moins sensible à celle-ci, l’organisme des personnes âgées a plus de difficulté à maintenir un cycle de sommeil régulier. Cela peut entraîner des réveils précoces ou des difficultés à s’endormir.

Les besoins en sommeil restent importants après 60 ans

Contrairement à certaines idées reçues, les besoins en sommeil ne diminuent pas drastiquement après 60 ans. Les experts recommandent généralement entre 7 et 9 heures de sommeil par nuit, une fourchette proche de celle des adultes plus jeunes. La National Sleep Foundation conseille même 7 à 8 heures pour les personnes de plus de 65 ans.

Les risques liés à un sommeil insuffisant

Une étude américaine publiée par l’American Heart Association en 2016 a montré que dormir moins de 5 heures par nuit augmenterait le risque de mortalité de 65 %. Un sommeil de mauvaise qualité augmenterait également ce risque de 25 %. À l’inverse, un repos suffisant aide à préserver les fonctions cognitives, à renforcer le système immunitaire et à favoriser la longévité.

Les troubles du sommeil tels que l’insomnie ou l’apnée du sommeil sont fréquents chez les seniors. Ils peuvent avoir des effets négatifs sur la pression artérielle, le poids ou le risque de maladies cardiovasculaires.

Les effets du sommeil sur le cœur et le métabolisme

Selon Joseph Dzierzewski, vice-président de la recherche à la National Sleep Foundation, il n’existe pas d’horaire idéal pour tous les seniors. La régularité est cependant essentielle. Se coucher et se réveiller à heures fixes permet de stabiliser l’horloge interne.

Avec l’âge, il est courant d’avancer ses horaires de coucher et de réveil. La docteure Brienne Miner, spécialiste en gériatrie et médecine du sommeil à Yale, souligne que personne n’aime se réveiller à 3 ou 4 heures du matin. Toutefois, ces réveils précoces ne posent pas forcément problème si la durée totale de sommeil est suffisante.

Pour améliorer la qualité du sommeil, il est conseillé de s’exposer à la lumière naturelle, de pratiquer une activité physique régulière, de maintenir des horaires constants et d’aménager un environnement calme et propice au repos. Il est également recommandé de limiter la consommation de caféine et d’alcool en soirée.

Insomnie après 50 ans : découvrez pourquoi votre sommeil se détériore

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Pourquoi l’insomnie apparaît-elle après 50 ans ?

Passé l’âge de 50 ans, les troubles du sommeil deviennent plus fréquents. Ce n’est pas seulement dû au stress ou à des soucis passagers, mais aussi à une désynchronisation de l’horloge interne du corps. Selon le chronobiologiste Damien Davenne, notre cerveau a plus de mal à s’éteindre comme avant, ce qui rend les nuits moins réparatrices.

Les causes physiologiques du changement

À cet âge, le vieillissement de notre horloge biologique joue un rôle clé. Le mécanisme qui capte les signaux pour réguler le rythme circadien fonctionne moins bien. Parmi les causes, il y a une moindre exposition à la lumière naturelle, souvent liée à nos modes de vie modernes, et une baisse de la production de mélatonine, l’hormone qui signale à notre corps qu’il est temps de dormir.

Les facteurs hormonaux et psychologiques

Au-delà du facteur lumineux, d’autres éléments hormonaux et psychologiques interviennent. La ménopause chez les femmes, par exemple, provoque des bouffées de chaleur nocturnes et des fluctuations de température qui perturbent le sommeil. Lorsqu’on se réveille à cause de ces désagréments, le cerveau a tendance à ruminer, ce qui entretient une vigilance inutile et complique le retour au sommeil.

Une résilience qui diminue avec l’âge

Alors que les jeunes peuvent souvent supporter des nuits courtes ou du stress sans trop de conséquences, cette capacité de résilience diminue après 50 ans. Ce qui passait inaperçu auparavant devient un signal d’alerte pour le corps, qui montre qu’il ne peut plus fonctionner sans ajustements. Les réveils nocturnes deviennent alors un indicateur que notre organisme a besoin d’attention.

Comment améliorer la qualité du sommeil après 50 ans ?

Pour calmer ce « petit vélo » mental, la clé est de resynchroniser l’horloge interne. L’exposition à la lumière du jour le matin stimule la production de mélatonine le soir, facilitant ainsi l’endormissement. Il est également conseillé d’éviter de faire la grasse matinée le week-end, car cela crée un décalage horaire difficile à gérer pour le corps à cet âge.

La régularité des horaires de lever est essentielle pour un sommeil réparateur. Par ailleurs, pour réduire l’anxiété et favoriser la détente, il est recommandé d’adopter des rituels de déconnexion avant le coucher : arrêter les écrans, lire ou pratiquer des exercices de respiration. Une activité physique régulière en extérieur a aussi un impact positif sur l’horloge biologique, contrairement à une pratique en salle sous néons.

À 78 ans, son secret pour rester en forme va vous surprendre

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À 78 ans, un professeur de taï-chi partage ses astuces pour rester en forme

Artie Lynnworth, âgé de 78 ans, continue d’enseigner le taï-chi en Floride. Son énergie impressionne, même auprès de jeunes adultes. Professeur, médaillé dans d’autres disciplines et auteur de livres sur la santé, il intrigue par sa vitalité. La question se pose : comment cet homme parvient-il à rester en forme si longtemps après 65 ans ?

Cette question concerne de nombreux Français souhaitant conserver leur autonomie le plus longtemps possible. Alors que moins de 30 % des personnes de plus de 65 ans atteignent les recommandations minimales d’activité physique, l’exemple d’Artie Lynnworth inspire. Son secret réside dans des habitudes simples mais régulières.

Une vie active depuis l’enfance

Artie Lynnworth pratique du sport depuis ses jeunes années. Il était capitaine de l’équipe de gymnastique de son lycée à New York, et il se souvient avoir été « invaincu aux barres parallèles » lors de sa dernière année. Il a poursuivi sa pratique à l’université, avant de devenir entraîneur adjoint en gymnastique dans un lycée.

Au fil des décennies, il n’a jamais arrêté. Il a intégré le vélo, le tennis, le racquetball, l’aïkido puis le taï-chi dans sa routine quotidienne. Aujourd’hui, en tant que professeur de taï-chi, il incarne un exemple vivant des bienfaits d’une vie active : un corps entretenu, des réflexes préservés et une excellente condition physique malgré ses 78 ans.

Une routine simple mais régulière

Le secret d’Artie Lynnworth réside dans une routine quotidienne. Il marche environ un kilomètre avec sa femme et court régulièrement. Il pratique aussi le pickleball depuis 15 ans, six matins par semaine. Cinq de ces séances sont consacrées au jeu, la sixième à un cours. Avant chaque séance, il effectue cinq minutes d’étirements pour rester souple.

Selon lui, ces habitudes le maintiennent « en forme, agile et en bonne santé ». Son rythme dépasse largement les recommandations officielles, qui conseillent au moins 30 minutes d’activité modérée par jour, avec deux à trois séances hebdomadaires de renforcement musculaire, d’équilibre et d’étirement. Ces activités permettent de prévenir des maladies comme l’hypertension, le diabète, ou l’ostéoporose, tout en améliorant la qualité du sommeil.

Pour ceux qui n’aiment pas courir ou jouer au raquette, des alternatives existent : marche, natation ou marche à reculons, une pratique douce qui travaille cardio, posture et équilibre sans trop solliciter les articulations.

Adapter le taï-chi pour durer

Le taï-chi, discipline douce aux mouvements fluides, est un pilier clé de cette routine. Il sollicite les muscles profonds, améliore l’équilibre et contribue à prévenir les chutes, un enjeu majeur après 65 ans. En France, de nombreux clubs proposent des cours accessibles, souvent via les mairies. Une à deux séances par semaine, complétées par quelques minutes de pratique à domicile, peuvent faire une grande différence.

Pour un senior qui débute tard, l’objectif n’est pas de copier Artie Lynnworth mais de s’en inspirer. Commencer par 10 à 15 minutes de marche quotidienne, puis atteindre 30 minutes, ajouter deux ou trois exercices simples de renforcement et d’étirements, puis intégrer une activité d’équilibre comme le yoga doux ou la marche à reculons. Ces petits pas, combinés à une alimentation riche en protéines, calcium, fibres, une bonne hydratation et une vie sociale active, constituent une base solide pour un vieillissement en forme.

Votre cerveau atteint son apogée à 60 ans et plus !

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Une nouvelle perspective sur l’âge de notre apogée mentale

À l’approche de la soixantaine, nombreux sont ceux qui envisagent la retraite, la vieillesse et la perte d’agilité mentale. On entend souvent que le pic de performance cérébrale se situe vers 30 ou 40 ans, laissant penser qu’après cet âge, le déclin devient inévitable.

Une étude récente menée par des psychologues remet en question cette vision. En analysant le fonctionnement psychologique de milliers d’adultes, elle suggère que notre sommet mental pourrait en réalité intervenir bien plus tard, vers 60 ans. Et si cet âge représentait notre véritable apogée mentale ?

Une étude qui redéfinit l’âge de la performance mentale

Les chercheurs Gilles E. Gignac et Marcin Zajenkowski ont publié en 2025 une étude dans la revue Intelligence. Leur travail s’appuie sur de vastes cohortes internationales, regroupant des adultes âgés de 18 à 85 ans. Leur objectif : créer un indice unique, le Cognitive–Personality Functioning Index (CPFI), combinant 16 dimensions cognitives, émotionnelles, de personnalité et de prise de décision.

Ce CPFI inclut la mémoire, le vocabulaire, l’intelligence cristallisée, mais aussi des traits de personnalité comme la conscienciosité, ainsi que des compétences telles que la littératie financière et la résistance à certains biais cognitifs, notamment le biais des coûts irrécupérables. En traçant cet indice tout au long de la vie adulte, les chercheurs ont constaté que la performance mentale augmente régulièrement, atteignant un sommet entre 55 et 60 ans, avant de diminuer doucement par la suite.

Pourquoi notre mental atteint son apogée vers 60 ans

Les différentes composantes de l’indice offrent une vision nuancée. L’intelligence fluide, qui concerne le raisonnement rapide, atteint son maximum vers 20 ans puis décroît. En revanche, les connaissances accumulées, le jugement moral, la gestion des émotions et certaines compétences sociales continuent de progresser jusqu’à la soixantaine. La conscienciosité, par exemple, atteindrait son pic autour de 65 ans, tandis que la stabilité émotionnelle continuerait à s’améliorer jusqu’à environ 75 ans.

Ce constat contraste avec la dégradation du corps, qui commence bien plus tôt. Des études citées par Science et Vie montrent notamment une baisse d’environ 40 % de la capacité cardiorespiratoire entre 20 et 76 ans. En résumé, on peut courir moins vite, mais on prend de meilleures décisions. Selon l’étude, les individus les mieux préparés pour des choix importants se trouvent en moyenne entre 40 et 65 ans.

Implications pour le travail et la retraite

Dans le monde professionnel, la période 55–60 ans correspond souvent à la phase où l’on atteint le maximum de salaire, de responsabilités ou de prestige. L’étude suggère que négliger cette tranche d’âge, en pensant que la performance diminue dès 40 ans, reviendrait à passer à côté d’une période où le fonctionnement psychologique global est le plus robuste.

Il reste toutefois important de noter que chaque parcours est unique. La santé, le niveau d’études ou les conditions de vie influencent ces trajectoires. Pour des personnes de 30 ou 40 ans, ces résultats invitent à investir dès maintenant dans la curiosité, le développement des compétences sociales, la gestion des émotions ou la culture financière, pour préparer ce sommet futur. Enfin, pour celles et ceux qui ont dépassé 60 ans, rester actif mentalement, socialement et physiquement peut contribuer à prolonger cette période optimale bien au-delà de la moyenne.

Pourquoi le bruit devient-il insupportable avec l’âge Découvrez la vérité

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Pourquoi notre perception du bruit devient-elle plus difficile avec l’âge ?

Au fil du temps, notre rapport au bruit change souvent sans que nous en ayons conscience. Ce qui semblait supportable auparavant peut devenir insupportable aujourd’hui. Les sons du quotidien occupent une place plus importante et perturbent notre calme. Cette évolution n’est pas le fruit du hasard. Elle s’explique par des mécanismes liés à l’âge, mais aussi par notre environnement. Comprendre cette sensibilité permet de mieux l’accepter et d’adopter des solutions pour préserver notre bien-être face aux nuisances sonores.

Une sensibilité accrue au bruit avec l’âge

Une oreille plus fragile

En vieillissant, notre système auditif devient plus vulnérable face aux bruits quotidiens et aux nuisances sonores. L’oreille interne perd peu à peu en efficacité, ce qui rend certains sons plus agressifs. Cette évolution naturelle rend plus difficile la filtration des bruits. Le cerveau reçoit alors davantage de signaux sonores, ce qui augmente la sensation d’inconfort. Ainsi, des sons autrefois tolérables peuvent devenir gênants. Il est important de prendre conscience de cette fragilité pour mieux adapter son environnement et préserver son confort auditif.

Une capacité de filtrage réduite

Le vieillissement affecte aussi la gestion des informations auditives par le cerveau. Il devient moins efficace pour traiter le bruit ambiant et les sons parasites. Résultat : il est plus difficile de se concentrer dans un environnement bruyant. Les conversations, la circulation ou les cris d’enfants se mélangent, créant une sensation de saturation. Cette difficulté à trier les sons peut entraîner de la fatigue mentale et de l’irritation. Comprendre ce processus aide à mieux accepter cette gêne et à ne pas se sentir dépassé dans ces situations.

La fatigue amplifie la perception des nuisances

La fatigue joue un rôle majeur dans la perception du bruit constant. Lorsqu’on est fatigué, on devient plus sensible aux agressions extérieures. Le moindre bruit peut alors sembler insupportable. Cette réaction est normale, car le corps cherche à se protéger. Il est donc essentiel de créer des moments de calme pour se reposer. Aménager des périodes de silence permet de réduire la pression sonore et d’affronter plus sereinement le quotidien.

Comment mieux vivre avec le bruit au quotidien ?

Un environnement de plus en plus bruyant

Notre cadre de vie expose davantage au bruit urbain et aux nuisances extérieures. La circulation, les travaux ou le voisinage bruyant sont omniprésents. Selon Ouest France, cette exposition continue accentue la gêne ressentie. Même les personnes qui toléraient auparavant bien le bruit deviennent plus sensibles. Cette accumulation de sons crée une fatigue invisible. Il est donc important de repenser son environnement pour limiter cette pression sonore et retrouver un certain apaisement.

Une réaction émotionnelle accrue

Le bruit influence également notre état émotionnel. Les sons répétitifs ou agressifs peuvent générer du stress. En vieillissant, notre tolérance au stress diminue. Certains bruits sont interprétés comme des agressions, ce qui peut déclencher une réaction émotionnelle forte. Il est utile de reconnaître ces mécanismes pour mieux gérer ses émotions et éviter que le bruit ne prenne une place trop importante dans la vie quotidienne.

Des solutions pour retrouver le calme

Il existe plusieurs moyens pour atténuer le bruit environnant et limiter les nuisances sonores. Par exemple, l’utilisation de matériaux absorbants dans la maison peut réduire la réverbération des sons. Créer des moments de silence permet aussi de reposer l’esprit. Adopter des routines apaisantes, comme la relaxation ou la musique douce, peut compenser les bruits extérieurs. En intégrant ces habitudes, il est possible d’améliorer sa qualité de vie et de retrouver un environnement plus serein, mieux adapté à sa sensibilité.

Pourquoi le stress devient-il plus dur à gérer avec l’âge ? Découvrez la vérité

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Pourquoi le stress devient-il plus difficile à gérer avec l’âge ?

De nombreuses personnes constatent qu’avec l’âge, il devient plus difficile de faire face aux imprévus. Pourtant, ce n’est pas une fatalité biologique selon le Pr Bertrand Fougère, spécialiste du vieillissement. Il explique que cette sensation de surcharge n’est pas liée à une faiblesse physique, mais plutôt à des changements dans notre organisation et notre perception.

Une perception erronée du déclin

Il est courant de penser que, en vieillissant, on devient plus fragile et plus anxieux. Par exemple, ce qui semblait simple à 40 ans, comme organiser un repas de famille ou gérer les activités des enfants, peut sembler insurmontable aujourd’hui. Pourtant, cette impression ne reflète pas une diminution de nos capacités. Selon le Pr Fougère, personne ne devient nécessairement plus stressée avec l’âge. Si tel était le cas, les personnes âgées seraient toutes déprimées ou anxieuses, ce qui n’est pas le cas.

Une réaction aux changements de contexte

Le sentiment d’être dépassé ne provient pas d’une fragilité biologique, mais d’une modification dans notre gestion du quotidien. Notre cerveau s’adapte généralement à une charge mentale constante. Lorsqu’on mène une vie plus calme, un événement imprévu peut alors prendre une place disproportionnée. Ce n’est plus une tâche parmi d’autres, mais l’événement principal de la journée. Le stress n’est donc pas dû à une faiblesse, mais à une organisation plus rigide, qui devient plus sensible aux perturbations.

Transformer les pertes en opportunités

Pour bien vieillir, il est essentiel d’apprendre à voir les changements comme des opportunités. La fin de la carrière ou le départ des enfants ne sont pas uniquement des pertes, mais aussi des espaces à remplir autrement. Le Pr Fougère souligne que vieillir, c’est réussir. S’adapter à ces nouvelles situations en créant de nouvelles activités permet de continuer à évoluer. Rester en mouvement, physiquement et socialement, est clé pour préserver sa flexibilité mentale.

Préparer et anticiper les transitions

Se préparer à des étapes importantes comme la retraite ou la fin de la parentalité facilite cette adaptation. Il est conseillé de se projeter dans de nouveaux projets, comme le bénévolat, le sport ou l’écriture, avant que le vide ne se fasse sentir. Cela permet de ne pas subir ces changements, mais de les investir pleinement. Il faut aussi apprendre à écouter son corps et à respecter son nouveau rythme. Si la récupération est plus longue, il faut simplement ajuster son mode de vie, car, comme le rappelle le Pr Fougère, nous devons adapter notre vie à nos capacités tout au long de notre existence.

Crèmes solaires essentielles pour peau mature au printemps : nos conseils

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Deux types de crèmes solaires à privilégier au printemps pour la peau mature

Au printemps, la peau des femmes avec une peau mature réagit rapidement à l’exposition au soleil. Les taches brunes, les rougeurs et les ridules peuvent réapparaître plus vite. Bien que le soleil semble encore doux et que l’on porte parfois un manteau, les rayons UVA et la lumière visible commencent à marquer le visage.

Après l’hiver, la peau est souvent plus fine et déshydratée, ce qui la rend plus vulnérable aux dommages. Les médecins recommandent donc deux types de crèmes solaires spécifiques pour protéger la peau mature au printemps. Ces produits aident à limiter le vieillissement prématuré et à préserver l’éclat du teint.

Le printemps, une saison à risques pour la peau mature

En début de saison, les UVA augmentent alors que la température n’est pas encore très élevée. Ces rayons pénètrent profondément dans la peau, détruisent le collagène, creusent les rides et favorisent l’apparition des taches brunes. Pour une protection efficace, il est conseillé d’utiliser un écran solaire avec un SPF d’au moins 30, offrant une protection large spectre UVA/UVB. Lors d’expositions prolongées, il est préférable d’opter pour un SPF 50, qui bloque environ 98 % des UVB contre 97 % pour un SPF 30.

La peau mature, étant plus fragile, se dégrade davantage à chaque exposition : elle devient sèche, perd en fermeté et voit apparaître des hyperpigmentations. Une simple crème de jour avec un faible SPF ne suffit pas, car elle est souvent appliquée en quantité insuffisante ou non renouvelée. Il est donc judicieux d’utiliser un véritable solaire visage, couvrant aussi le cou, le décolleté et le dessus des mains.

La crème solaire minérale teintée, un bouclier contre les taches brunes

Selon la dermatologue Dr Joanne Simpson, les meilleures protections contre les taches brunes et l’hyperpigmentation sont les crèmes solaires à large spectre avec un SPF de 30 ou plus. Plus précisément, elle recommande les crèmes solaires minérales teintées. Ces produits contiennent des filtres physiques comme l’oxyde de zinc ou le dioxyde de titane. Ils forment une barrière en bloquant ou réfléchissant les rayons nocifs et la lumière visible responsable des taches pigmentaires.

Au quotidien, cette crème solaire minérale teintée s’applique en dernière étape de la routine, après la crème hydratante, en remplacement du fond de teint. Il faut choisir un SPF 30 à 50, avec la mention « large spectre », et une formule non comédogène. Ces produits sont souvent enrichis en acide hyaluronique ou en antioxydants. Parmi les exemples, on trouve La Roche-Posay Anthelios Age Correct SPF50+ ou les solaires teintés Eucerin Hydro Protect, conçus pour les peaux matures sujettes aux taches.

La crème solaire anti-lumière bleue, un second réflexe recommandé

Le médecin généraliste Dr Simran Sethi souligne aussi l’importance de la lumière bleue, émise non seulement par le soleil, mais aussi par les écrans. Selon lui, cette lumière provoque un vieillissement cutané plus profond et constitue un facteur de formation des taches brunes.

Pour se protéger efficacement, il est conseillé d’utiliser une crème solaire visage qui combine une protection UVA/UVB et une action « anti-lumière bleue ». Ces produits contiennent souvent des filtres minéraux et des antioxydants puissants. Idéales pour une vie urbaine et connectée, ces crèmes s’appliquent chaque matin, en dessous ou à la place du maquillage. En cas d’exposition prolongée, il est recommandé de réappliquer toutes les deux heures, en alternant ou en combinant avec la crème minérale teintée selon la journée.

Ralentissez le vieillissement : comment l’exercice sauve votre vie après 60 ans

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Le vieillissement s’accompagne de la sarcopénie, une perte progressive de la masse musculaire, ainsi que de l’ostéoporose. Cependant, ces phénomènes peuvent être ralentis grâce à une activité physique adaptée. Des études montrent que pratiquer régulièrement une activité physique peut réduire de 29 à 41 % le risque de mortalité prématurée chez les personnes de plus de 60 ans. Mais il faut faire attention à certains pièges courants.

Selon Lucy Macdonald, physiothérapeute basée à Londres et interviewée par le journal The Independent, de nombreuses blessures chez les seniors pourraient être évitées en changeant quelques habitudes. Elle explique que beaucoup de personnes arrivent chez le kinésithérapeute avec une épaule bloquée ou un lumbago après avoir voulu « reprendre le sport » sans préparation.

1. Éviter les efforts brutaux

Le premier conseil de la physiothérapeute : cesser les « coups de folie » après une longue période d’inactivité. Elle constate que c’est souvent la cause principale de blessures et de douleurs. Par exemple, se lancer dans des travaux de jardinage intensif ou repeindre toute une pièce en un week-end, alors que le corps n’est plus habitué, peut être risqué. Elle recommande de fractionner les efforts en petites étapes. Par exemple, décomposer des tâches comme creuser des parterres ou peindre une maison, et s’entraîner progressivement avant de s’attaquer à des activités plus exigeantes, comme jouer au football avec ses petits-enfants.

2. Ne pas négliger la musculation

Beaucoup de seniors pensent encore que la musculation est réservée aux jeunes. Pourtant, avec l’âge, il devient essentiel de renforcer ses muscles pour lutter contre la sarcopénie et éviter les blessures. Deux séances hebdomadaires d’environ 30 minutes, avec des charges légères ciblant les principaux groupes musculaires, suffisent à protéger les articulations. Il est conseillé de commencer doucement et d’augmenter progressivement la charge pour ne pas se blesser.

3. Garder confiance en soi

Un autre mauvais réflexe est de penser que le meilleur est derrière soi. Lucy Macdonald souligne que de nombreuses personnes de plus de 70 ans en forme prennent soin de leur corps et de leur esprit, ce qui leur permet de rester actives et en bonne santé. Le temps libéré par la retraite peut également être mis à profit pour mieux dormir, faire du sport régulièrement et améliorer son alimentation.

4. Oser de nouvelles activités

Beaucoup hésitent à essayer de nouvelles activités par peur du ridicule ou de se blesser. La physiothérapeute insiste : il n’est jamais trop tard pour commencer. Il existe de nombreuses activités adaptées aux plus de 60 ans, comme la marche nordique, l’aquagym ou le Pilates doux. L’important est de choisir une activité qui plaît et un groupe dans lequel on se sent bien, pour maintenir la motivation.

5. Pratiquer des exercices d’équilibre

Enfin, il ne faut pas accepter l’idée que l’on a « moins d’équilibre » avec l’âge. Lucy Macdonald affirme qu’en travaillant régulièrement son équilibre, on peut observer des progrès. Quelques minutes par jour suffisent, par exemple en se tenant sur un pied en brossant ses dents ou en marchant sur la pointe des pieds. Il est conseillé de pratiquer près d’un appui stable, parfois pieds nus, pour éviter tout risque. Ces exercices simples peuvent réduire considérablement le risque de chute, qui concerne une personne âgée sur trois en France chaque année. Ces chutes entraînent plus de 10 000 décès et près de 150 000 hospitalisations annuelles.

Fatigue, chute de cheveux : vos signes pour savoir si les multivitamines sont indispensables

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Faut-il prendre des multivitamines ? Voici les signaux que votre corps peut vous envoyer

Vous vous sentez constamment fatigué, vos cheveux tombent plus qu’avant, votre peau tiraille… Ces symptômes peuvent vous amener à penser à prendre des multivitamines pour améliorer votre état. Entre journées chargées, repas pris sur le pouce et budget limité, il n’est pas toujours évident d’avoir une alimentation parfaitement équilibrée pour couvrir tous les besoins du corps.

Lorsque certains nutriments manquent, le corps envoie souvent des signaux discrets. Vous pouvez ressentir une fatigue persistante, voir vos ongles devenir fragiles, ou constater que votre moral fluctue. Une étude internationale a montré qu’environ la moitié de la population mondiale ne consomme pas suffisamment de micronutriments essentiels comme le fer ou la vitamine C. La question se pose alors : faut-il pour autant recourir aux multivitamines ?

Ce que les multivitamines peuvent faire… et ce qu’elles ne feront pas

Un complément multivitaminé regroupe plusieurs vitamines et minéraux en un seul comprimé, souvent à des doses proches de 100 % des apports recommandés. Leur but est de combler des carences, mais ils ne doivent pas remplacer une alimentation riche en fruits, légumes, céréales complètes ou légumineuses. Les études n’ont pas montré de bénéfice clair pour la prévention de maladies graves chez les personnes en bonne santé sans déficit avéré.

Il est aussi important de noter que certaines vitamines peuvent devenir toxiques si elles sont prises en excès, comme la vitamine A ou la vitamine B6 sur le long terme. Le risque de surdosage augmente avec la consommation de compléments, de boissons enrichies ou d’aliments fortifiés. Sans avis médical, un comprimé quotidien, présenté comme inoffensif, peut finir par poser problème.

Les signaux d’une carence en vitamines : à quoi faire attention

Lorsqu’il manque certains micronutriments, le corps peut manifester des signes physiques. Parmi eux : une perte de cheveux importante, une peau très sèche ou pâle, des ongles cassants, des aphtes fréquents, une fatigue persistante, ou encore des douleurs osseuses. Ces symptômes peuvent indiquer des carences en fer, vitamine D ou vitamines du groupe B.

Le mental peut aussi réagir : irritabilité, difficultés de concentration, humeur changeante ou baisse de motivation. Cependant, ces signes peuvent aussi être liés au stress, à un mauvais sommeil ou à une dépression. Ils ne permettent pas à eux seuls de poser un diagnostic précis. Il est donc important de consulter un professionnel de santé pour faire le point.

Comment distinguer une carence d’une simple fatigue ?

Face à ces symptômes, le premier réflexe consiste à évaluer votre alimentation. Consommez-vous chaque jour des fruits et légumes variés, des légumineuses, des céréales complètes et des sources de protéines de qualité ? Même avec un budget limité, des produits surgelés nature, des conserves de légumes ou de poisson, ou encore des lentilles, peuvent apporter de nombreux micronutriments.

Si, malgré une alimentation équilibrée, vous continuez à ressentir ces symptômes ou s’ils s’aggravent, il est conseillé de consulter un médecin. Celui-ci pourra prescrire des analyses sanguines pour identifier d’éventuelles carences. Selon les résultats, il pourra recommander un traitement ciblé, comme un complément en fer, vitamine D ou B12, ou éventuellement un multivitamine si vous êtes à risque. Il est important de ne pas s’autodiagnostiquer ni de prendre des compléments sans avis médical, même ceux en vente libre.

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