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Vous vous endormez facilement, puis vous vous réveillez en pleine nuit sans pouvoir vous rendormir. Ce phénomène est fréquent, surtout avec l’âge ou lors de la transition vers la ménopause.

Selon l’Assurance maladie, entre 43 % et 69 % des femmes ménopausées déclarent avoir des troubles du sommeil. Jusqu’à 40 % souffrent d’insomnie chronique. La période de périménopause, qui peut durer plusieurs années avant la ménopause, est également marquée par des difficultés d’endormissement, des réveils nocturnes ou précoces.

Le docteur Myriam Sacchetti, médecin spécialisée dans la santé des femmes, explique que le sommeil est souvent ponctué de micro-réveils. Avec l’âge, notamment pendant la périménopause et la ménopause, certains de ces réveils deviennent plus conscients, ce qui rend le retour au sommeil plus difficile. Elle précise que ce n’est pas « dans votre tête ».

Les hormones ne sont pas les seules responsables

La baisse des hormones sexuelles peut perturber le sommeil. Les bouffées de chaleur et les sueurs nocturnes entraînent des réveils répétés. L’anxiété et les troubles de l’humeur, plus courants à cette période, compliquent aussi le retour au sommeil. Des gênes telles qu’une gêne intime ou des envies fréquentes d’uriner peuvent également fragmenter la nuit.

Par ailleurs, le risque de syndrome d’apnées du sommeil augmente après la ménopause. La diminution des hormones féminines réduit leur effet protecteur sur les voies respiratoires. L’Assurance maladie rappelle que cette apnée ne se manifeste pas toujours par de forts ronflements. La fatigue persistante, les maux de tête au réveil, les troubles de l’humeur, ou encore la somnolence diurne peuvent être des signaux d’alerte.

Comment éviter que le réveil nocturne ne devienne une insomnie

Le docteur Sacchetti conseille de ne pas regarder l’heure lorsqu’on se réveille la nuit. Cette habitude peut augmenter l’anxiété liée au temps restant à dormir. Elle recommande de placer le réveil hors de vue et de garder le téléphone éloigné du lit.

L’objectif est de ne pas alimenter les ruminations ou comportements qui prolongent l’insomnie. Il faut laisser le sommeil revenir naturellement. L’Assurance maladie suggère aussi de ne pas rester au lit plus longtemps pour « récupérer », de limiter les siestes longues, et de consulter un professionnel si ces troubles persistent.

Prendre au sérieux les nuits perturbées

Le fonds de dotation Agir pour le Cœur des Femmes rappelle qu’un sommeil insuffisant ou de mauvaise qualité augmente le risque cardiovasculaire, notamment l’hypertension. Il est donc essentiel de prendre en compte ces troubles du sommeil lors de la ménopause et d’en parler à un médecin.

Une insomnie chronique est définie par la répétition de réveils au moins trois nuits par semaine pendant plus de trois mois. Si ces réveils s’accompagnent de fatigue, d’irritabilité ou de difficultés à se concentrer, une consultation permet d’identifier la cause et de mettre en place une solution adaptée.

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