Andrée, retraitée depuis peu après une longue carrière chez Minelli, partage ses inquiétudes concernant sa situation financière. Avec une pension mensuelle de 1 380 euros, elle et son mari doivent réduire leur budget, craignant de finir à la rue.
Une retraite plus faible que prévu
Andrée habite dans le Var. Elle a pris sa retraite le 1er janvier 2026 après 42 années en tant que vendeuse puis responsable d’un corner dans le groupe de maroquinerie et chaussures Minelli. Elle explique : « J’ai commencé à travailler à 16 ans, puis j’ai été promue responsable. Je suis partie en retraite à 60 ans, après une carrière longue, mais j’ai été licenciée économique ».
Elle souhaite alerter sur la précarité que vivent beaucoup de seniors en France. Malgré une vie de travail, elle doit faire face à une pension insuffisante pour couvrir ses besoins essentiels, ce qui la met dans une situation très difficile.
Une pension bien en-dessous des attentes
En fin de carrière, le salaire net d’Andrée était de 1 680 euros. Aujourd’hui, elle perçoit 1 009 euros de la CARSAT et 371 euros d’Agirc-Arrco, ce qui fait un total net de 1 380 euros. Elle précise qu’elle n’a pas droit à des aides complémentaires.
Elle ajoute : « Je n’ai connu ni chômage, ni interruption de carrière ou temps partiel. J’ai travaillé 40 ans, puis j’ai été licenciée en 2024. J’ai ensuite effectué un CSP en 2025, puis pris ma retraite à taux plein en 2026. Je ne m’attendais pas à toucher si peu ».
Les principales dépenses et leur impact
Andrée explique que ses principales charges sont le loyer, la mutuelle, le téléphone, l’assurance habitation et auto, Internet, EDF, ainsi que les courses et l’essence. Elle dépense environ 888 euros par mois pour le loyer, une somme qui ne cesse d’augmenter. Lorsqu’ils ont emménagé il y a dix ans, le loyer était de 710 euros.
Après avoir payé toutes ces dépenses, il lui reste environ 500 euros par mois. Elle raconte : « Le mois dernier, j’ai dû dépenser 400 euros pour une réparation auto, et le mois d’avant, 350 euros pour changer les pneus ».
Avec la hausse des prix, leur budget est de plus en plus tendu. Ils ont dû revoir leurs habitudes à la baisse : plus de vacances, moins de sorties, et une attention accrue sur les dépenses quotidiennes. Elle confie : « Je pioche dans nos économies. Je ne veux pas être en retard pour une facture ».
Une vie sous stress et des inquiétudes quotidiennes
Andrée avoue vivre dans le stress permanent. « Je crains de finir dans ma voiture, comme beaucoup de retraités invisibles. Mon mari a 70 ans et des soucis de santé, je dois prendre sur moi pour le protéger. »
Elle confie aussi que son plus grand souci est de ne pas pouvoir payer son loyer et de se retrouver à la rue. Elle cherche des logements plus petits et moins chers, mais le marché immobilier devient difficile. « On a travaillé toute notre vie pour finir à la rue, c’est une pensée qui me hante ».
Une situation difficile qui limite leur avenir
Prise à la gorge financièrement, Andrée et son mari ont dû renoncer à acheter une nouvelle voiture. Elle explique : « Nous ne pouvons plus aider nos proches, notre situation est préoccupante. Les charges augmentent chaque année, alors que notre pouvoir d’achat baisse. »
Elle ajoute qu’elle ne peut plus envisager l’avenir sereinement. « J’essaie de préserver mon mari, mais c’est très dur. »
Les messages qu’elle souhaite faire passer
Andrée souhaite alerter les responsables politiques. Selon elle, il faut « construire des logements sociaux pour les seniors des classes moyennes », augmenter les retraites à au moins 2 000 euros net par mois, et obliger les salariés à épargner dès le début de leur carrière pour préparer leur retraite.








